LE PETIT PONT DE BOIS ET LE GROS PONT DÉBILE : ARGENT JETÉ EN L’AIR (1)

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ARGENT JETÉ EN L’AIR (1)

Il était une fois au bout du Mont-Dore, à Plum, sur la Route du Sud, un petit pont de bois.. non ! un petit pont de béton, solide comême, mais un peu petit, ne laissant passer qu’un voiture à la fois, comme beaucoup, obligeant les automobilistes à ralentir ceci dit… Une Province Sud, très riche… vint à passer et décréta la fin du petit pont pour le remplacer par un truc à deux ou trois voies, ou plus si affinités, pour quelques dizaines, voire centaines de millions, comême… Bah… Bon… Soit…

Mais là ou l’histoire rebondit c’est quand la Province Sud, toujours aussi riche… d’idées sinon de thune, revient à passer dans le quartier, et décrète la démolition de la route, des parkings et des trottoirs en parfait état, quasiment neufs, à quelques mètres du petit pont debout, pour pas longtemps, devant une plage fréquentée par des dizaines et des dizaines de voitures le week-end, pour remplacer tout ça par un gymkhana de chicanes où deux voitures peuvent à peine se croiser, et qui ne laissera la possibilité que d’une seul passage à la fois aux camions et aux bus, pas plus, même si affinités… Le tout pour quelques dizaines voire quelques centaines de millions, encore.

Fluidifier la circulation sur le petit pont pour la bloquer cent mètres plus loin, faut nous expliquer, et surtout expliquer à nos impôts ! Parking y’en n’a plus, ou presque, c’est con, parking Kong. King des Kongs en tout cas le roi de cette débilopération.

Pour ralentir les chauffeurs abrutis de Goro qui se tirent des bourres ou font la course des fois à cet endroit c’était pas plus simple d’y mettre quelques dos d’âne et d’y poster des gendarmes avec ordre de confisquer les permis et les voitures des dits abrutis, ce qui les aurait calmés très vite, pour beaucoup moins que deux fois plusieurs centaines de millions.

Vous avez déjà aimé le délire des chicanes et des routes ni faites ni à faire à Saint-Louis sous le premier règne gomésien à la Province, vous adorerez le labyrinthe et le parcours d’obstacles de la plage Carcassonne sous le deuxième pontificat philippien.

LE NOUVEAU MAIRE DE BOURAIL-CITY, KALÉDONIE ?

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LE NOUVEAU MAIRE DE BOURAIL ?
 
Il n’y a plus personne à la Mairie de Bourail. Personne. Le village s’est fait tout p’tit devant un préfet / Qui fait « Nan nan ! » quand on le touche. Il saisit le tribunal administratif. Il fait casser les délibérations du conseil municipal. Il demande à la mère maire de faire marche arrière. Il est le grand sourcier de la ville, qui détecte et décrète ce qui est « une source supplémentaire de tensions au niveau local ». Plus personne dans l’hôtel de ville, le désert, les vents y soufflent dans une maison vide, y faisant rouler ces boules d’herbe sèche qui expriment la désolation dans les westerns de série B, qui pourront  désormais être tournés à Téné. Le gringo Bouvier n’a eu qu’à s’installer dans un fauteuil vide. On a connu le pays moins complaisant avec le zore et l’étranger…
 
Bourail, symbole de résistance pendant la guerre de sécession de Calédonie, Cowboycity, héraut du « Drapeau FLN no pasaran ! », s’est couché, s’est rendu, de la maire actuelle à l’ancien édile, en passant par toute la population des fiers texans locaux et par ce candidat malheureux, pourtant tellement hostile au drapeau FLN pendant 5 ans avec son parti d’alors, qui a cette fois poussé le calcul électoraliste jusqu’à marcher derrière Boanémoi le jour de la grande réddition, pour accrocher l’étendard séparatiste au mât d’une mairie où il est encore conseiller loyaliste et où il fut un adjoint gomésiste radical.
 
Est-ce ainsi que les hommes vivent ?