DÉLIRES ET MYSTIQUES KANAKY : Y’EN A POUR TOUS LES GOÛTS

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C’qui est bien avec la cuisine kanaky et les délires kanaky c’est qu’on en a à toutes les sauces, pour tous les goûts.

Y’a le kanaky-délirant sauce nickel, très porté au Palika et à Koné.
Y’a le kanaky-délirant sauce électorale avec obsession des fraudes, des envahisseurs et de l’ONU, très apprécié dans le Sud du côté des Wamytan.
Y’a le kanaky-délirant sauce fondamentaliste de la coutume, soutenu par les vieux du sénat, par Tonton Ataï et par son Berger.
Y’a le kanaky-délirant sauce orgie de fonctionnaires protégés et de personnel pléthorique peu occupé, très prisé aux Îles et surtout à Lifou.
Y’a le kanaky-délirant sauce lingusitique, très apprécié en ville où les enseignants en langues dépassent en nombre les locuteurs.
Y’a le kanaky-délirant sauce bigote, genre « … la justice que vous le vouliez ou non se lèvera. Nous sommes un peuple croyant c’est pourquoi Dieu sera notre juste juge », où Dieu lui-même a écrit la charte kanak et où le Père Tjibaou en a descendu les tables de la loi au peuple élu et rien qu’à lui, du haut du Mont Panié bien sûr, un remake du délirant Gott mit Uns allemand (« Dieu avec nous ») …

On s’ennuie jamais avec les délires kanaky ! Quel pays formidable !

TERRE PLURIELLE, TERRE PLUS BELLE

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Terre de parole, terre de partage, bof, faut voir, faudra voir dans pas mal de temps.
Les gros pleins de soupe et de thune gavés de marges sont loin de vouloir partager.
Les autres, du peuple premier, du peuple élu, sont pas davantage prêts à partager leur statut, leur foncier, leurs secrets, leur première place.
Quant à la parole, on en reparlera !…
 
Par contre ce qui est vrai c’est que la Calédonie est une terre de brassage et de métissage, d’histoires croisées et de cuisines mélangées, d’amours mixtes et de sangs mêlés, un pays pluriel, ça c’est vrai, l’Histoire a voulu ça, c’est comme ça, c’est là.
 
Y’a pas de cuisine calédonienne, pas de culture calédonienne, pas de peuple calédonien, y’a des cuisines, des cultures et des peuples qui se croisent et parfois se mélangent, librement, au gré du vent, avec bonheur souvent, terre plurielle, terre plus belle.
 
Ne se croiser, ne travailler, ne s’amuser, ne s’aimer qu’entre pareils, qu’entre blancs, qu’entre noirs, qu’entre jaunes, qu’entre pionniers, qu’entre expats, qu’entre riches, qu’entre pauvres, qu’entre membres de mêmes corporations, qu’entre mecs des bateaux, mecs de la chasse, mecs des écoles, c’est l’anti Calédonie, l’hérésie, la bêtise, la faute, l’endogamie crétine.
 
Imposer le partage exclusif d’une même et seule culture, dire « la » culture, c’est l’anti Calédonie, l’hérésie, la bêtise, la faute, l’endogamie crétine, et puis aussi… le piège. Terre d’une culture, terre totalitaire.
 
Terre plurielle, terre plus belle.

QUAND LES PLUS PATRIOTES GÊNENT LES SOCIALO-RÉPUBLICAINS-KANAKY-ENSEMBLE

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« Manuel Valls appelle au consensus et à trouver des convergences. L’UCF toujours exclue de toutes les discussions, et aucun échange proposé avec le PM. Décidément, il est bien curieux le consensus socialo-océanien. » Philippe Blaise
 
Philippe, c’est peut-être pas plus mal d’être à l’écart de tout ce cirque, de tout ce cinéma arrangé, de toutes ces postures et paroles convenues, ces ballets, cette chorégraphie, ces pantomimes.
 
Alors que c’est la chienlit à Paris et en métropole, toujours en état d’urgence tout de même, ce chef de gouvernement sans autre autorité que des coups de menton et de mâchoires serrées vient ici juste pour déposer un chèque et faire le beau à débiter la litanie habituelle des « L’État sera avec vous, nous vous soutiendrons, nous devons avancer ensemble, la parole reviendra aux Calédoniens, nous devons trouver une méthode et bla et bla… ».
 
Et tous les élus toutous à faire les beaux aussi et à donner la patte assis sur leur petit derrière, jappant de loin, mais réclamant ici un sucre, un sourire, un mot doux et une caresse et y allant tous de leurs « Nous avons entendu les paroles que nous attendions. Le ministre à tenu un discours de vérité qui nous convient. Nous resterons vigilants mais nous sommes satisfaits de son engagement et bla et bla… » Tous ! De Frogier à Gomès en passant par tous les indépendantistes.
 
Alors que tout ça se résume à des déclarations d’intentions, de bonnes intentions bien sûr, et à du bla bla mille fois entendu et surtout déjà entendu, hélas, à Alger dans la bouche de De Gaulle lors de ce « Je vous ai compris » adressé aux Français d’Algérie en 1958, quatre ans avant le grand largage…
 
Non Philippe Blaise, décidément tu n’as rien manqué, tu ne manques rien en ne te compromettant pas avec ces outres vides et sales.