LA DÉFENSE DU MONDE LIBRE ET LES CUCUL-LA-PRALINE

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« Le monde libre » est une expression bien datée, née au début de la guerre froide et périmée à la chute du mur de Berlin. Elle désignait le monde occidental et démocratique d’Europe et d’Amérique du Nord, accompagnées de leurs alliés, par opposition au monde communiste stalinien et maoïste de l’URSS et de la Chine et de leurs satellites. Il ne régnait dans ces empires ni liberté économique, ni libertés sociales, ni liberté civiques, ni liberté de circuler, ni liberté de réunion et d’association, ni liberté de pensée, ni liberté d’expression, ni liberté scientifique, ni liberté artistique, ni liberté de culte, ni liberté de la femme.

Notre XXIème siècle, n’a non seulement pas vu la Russie ni la Chine, bien que saisies par la débauche d’un capitalisme des plus débridé et sauvage, accéder à la sphère du monde libre et échapper à la dictature, mais il a hélas laissé s’installer et prospérer derrière ce rideau de fer, dans ce monde asservi et servile d’autres tyrannies dont la plus visible et la plus massive est le bloc planétaire musulman, étendu depuis l’extrême orient jusqu’au Maghreb et à l’Afrique sub saharienne, avec de multiples ramifications et métastases généralisées. Dans ce gigantesque empire pétro-islamique, il ne règne pas davantage de liberté économique, de libertés sociales, de liberté civiques, de liberté de circuler, de liberté de réunion et d’association, de liberté de pensée, de liberté d’expression, de liberté scientifique, de liberté artistique, de liberté de culte, de liberté de la femme.

Et de trois ! Et le monde libre rétrécit encore. Et cette troisième tyrannie, extrémiste et fanatisée, a pris puissamment le relai des deux premières pour déclarer à nouveau la guerre à notre civilisation. Cependant notre occident, en marge des barbelés de Moscou, Pékin, Bagdad et autres Kaboul, aurait les valeurs, les ressources et les forces pour tenir tête aisément à l’invasion s’il n’était pas miné par un ennemi de l’intérieur. Mais quelle est donc cette nouvelle cinquième colonne ? Des espions, des collabos, des traitres, des infiltrés sino-soviétiques ? Terminé, la page est tournée. Ces imams des cités, cette génération de djihadistes du Net en Nike et Ray-ban, ces barbus prêcheurs des prisons ? Même pas. Non, les traitres ne sont plus ce qu’ils étaient. Les vendus qui ouvrent grand les portes de monde libre à leurs propres ennemis c’est les enfants du monde libre eux-mêmes. Même pas les plus méchants, même pas les plus tordus, même pas les plus vénaux et vendus, même pas les plus abrutis. Juste les plus naïfs et niais, les plus gentiment bébêtes, les plus imbéciles heureux. Un un mot les plus cucul-la-praline.

Alors qu’est-ce donc qu’un individu « cucul-la-praline » ? Homme ou femme, cette configuration étant parfaitement partagée entre les sexes et la parité n’étant nullement bafouée dans ce domaine. Quelles sont donc les composantes d’un tempérament cucul-la-praline ?

A) Le (ou la) cucul-la-praline a peu de personnalité, de confiance en lui, d’ambition et d’orgueil et son humilité déteste s’opposer à autrui et il prend même la défense de « l’autre » qui menace son domaine et son intégrité, qu’il lance des pierres sur sa voiture ou des grenades dans sa rue.

B) Le (ou la) cucul-la-praline ne déborde pas de courage et de pugnacité, il n’aime rien tant que son petit confort plat et sa tranquillité tiède, et il fuit toute tension, toute affirmation, tout conflit, préférant la reddition sans combat au moindre risque (Chamberlain et Daladier face à Hitler ; accords premiers, seconds, troisièmes etc…)

C) La culture et le potentiel réflexif du (ou de la) cucul-la-praline sont assez limités et à défaut d’arguments, de faits et de contre exemples, le (ou la) cucul-la-praline s’en prend rapidement à l’interlocuteur ad personam en cherchant à le discréditer  avec les récurrents « t’es haineux / raciste / fasciste / TF1 (sic !), atteignant vite le point Godwin comme tous les cucul-la-praline.

D) Face à l’ennemi, le (ou la) cucul-la-praline se masque à lui-même sa veulerie et son défaitisme fonciers par différentes stratégies psychologiques et diverses contorsions intellectuelles :

– 1) il se cache sa couardise sous de bons sentiments bisounours et relativistes, genre « tout le monde est gentil », « ils se valent tous », « y’a les terroristes mais les américains aussi sont méchants »…

– 2) il exonère l’ennemi présent qui le menace et lui fait peur en arguant de péchés anciens commis dans son propre camp, genre « le coran comporte des messages durs mais la bible aussi », « les terroristes de janvier ont pas été sympas mais les croisés d’il y a  1000 ans non plus »…

– 3) il pratique systématiquement le déni de réalité et la politique de l’autruche et se cache continuellement la tête dans le trou du crime d’amalgame dès qu’on lui met sous les yeux les faits probants, crus et répétitifs attestant qu’il y a bien un ennemi et des agressions virulentes contre son monde libre, genre « faut pas généraliser, une hirondelle fait pas le printemps, des milliers de manifestations contre Charlie dans les capitales arabes ne font pas une fatwa, ils sont pas tous méchants dans la tribu… »

À la faveur, ou plutôt à la défaveur, d’une acculturation occidentale, d’un abandon des lectures littéraires, d’un djeunisme niaiseux, d’une expression personnelle limité aux selfies et aux messages d’anniversaire, d’un formatage cucul-la-praline de tous les médias, les cucul-la-praline sont une espèce en croissance exponentielle, et leur propension démultipliée à nier l’existence de l’ennemi, à ignorer les agressions et les menaces, à baisser les armes et toute forme de défense, à même à condamner et dénoncer les patriotes résistants défenseurs du monde libre, au niveau de la Calédonie, de la République et de la planète toute entière, est un danger bien plus grand que quelques caillasseurs, quelques racailles, quelques infiltrés, quelques insurgés, quelques terroristes.

Cucul-la-praline, si vous m’entendez !…

LES JOIES DE LA PÊCHE LA PLUS CONNE DU MONDE

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Je ne connais pas d’activité plus conne et plus perverse que la pêche à la mouche « no-kill » ou « catch-and-release » ou le pêcheur pousse le sadisme à son paroxysme en arrachant la gueule du poisson une fois pour le sortir de l’eau et en lui défonçant la mâchoire et la gorge une deuxième fois pour le libérer et le remettre à l’eau, probablement persuadé que son geste de « graciation » le place dans les sommets éthiques de la bonté et de la générosité et que le poisson, sanguinolent et destiné à crever pour rien, devrait le remercier de cette magnanimité de l’homme à le hausser au rang de partenaire de jeu. En général, il ne remercie pas, cet ingrat, et s’en va bouder et flotter le ventre en l’air, ou couler et crever, vexé de s’être fait prendre. Mauvais joueur va !

Et tout ça pour rien ! Surtout pas pour grossièrement bouffer le poisson, cet alibi si vulgaire de la pêche alimentaire ! Non ! juste pour l’art et le fun, œuvre désintéressée, bénévolat absolu pour distraire l’animal, si éloignés de cet activité débile pour bobos-qui-s’emmerdent décrites par certains mauvais esprits…

Le jeu est tellement passionnant qu’on pourrait inverser les rôles, et Chantal Goya pourrait chanter « Ce matin, un poisson a pêché un pêcheur, c’était un poisson qui, c’était un poisson qui, pêchait à la mouche ! »

Les chasseurs devraient faire pareil. Ils devraient tirer les animaux et les oiseaux dans les pattes ou les ailes, choper la bête, lui dire « Ah ah ! j’t’ai bien eu ! », et puis lui retirer les plombs, et puis lui mettre un sparadrap, et puis la remettre sur pied et la relâcher avec un petit coup un cul. Les chasseurs sont pas joueurs, c’est là leur moindre défaut…

JE SUIS DUTAILLY

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Je découvre le magnifique numéro de février du Le Chien Bleu Nc . Et l’excellent édito de Etienne Dutailly ! Rien à ajouter. Achetez-le ! Et lisez sans modération ! On a la chance d’avoir un Charlie en NC, même talent, même liberté, même impertinence, même haine et passage à tabac par les enculés de censeurs. Et oui, se souvenir du tabassage de Dutailly par la sale bande du dictateur et de ses enfleurs, euh enflures. Et oui, Dutailly pointe l’hypocrisie de tous ces politicards qui sont venus pleurnicher des larmes de crocodiles sur les Charlie qu’ils détestaient ou au mieux ignoraient, haïssant en tout cas tout ce qui peut s’apparenter à de l’insolence, à de la critique, à de la caricature, à de la dénonciation de leurs conneries, de leurs mochetés, de leurs turpitudes, qu’ils soient du vieux parti facho-affairiste ou du parti néo-facho-kanakyste, ou encore des loges et de la LDH, autres nids et nurseries de connards et de tartuffes.

Ne pas manquer aussi de lire en page 4 les portraits des politicards lâches qui se sont pliés comme des serpillères aux dictats de Lafleur, pleureuses de circonstance, et de ceux qui sont venus braire sur la liberté d’expression tout en n’ayant jamais cessé de balancer des coups et des procès sur tous les propos qui les dérangeaient.

Bravo Blue Dog, you’re the only one, ça console un peu de la misère déprimante des palabres, des radios, des télés, des journaux, des pubs, des affiches « d’ici »…