LE DRAPEAU KANAKY AU CONSEIL MUNICIPAL DE BOURAIL CE JEUDI

bourail

Jeudi après-midi 8 octobre le Conseil Municipal de Bourail examinera la question du drapeau Kanaky qui flotte sur la mairie de la ville. On se demande ce qu’il y a encore à examiner puisque l’emblème du FLNKS ondule sous les alizés et le ciel bleu de la capitale agricole du pays depuis déjà des mois avec la bénédiction de l’exécutif municipal qui a ouvert tout grand les portes de l’hôtel de ville pour que les indépendantistes puissent hisser tranquillement leur drapeau sans rien demander à personne.

Boanémoi tant fais pas, même pas la peine de te déplacer, c’est fait ça roule. Et oui Julien, Kanaky ça rentre comme dans du beurre à Bourail, t’aurais eu tort de te gêner ! 😀

VIDANGE ET CHOCOLAT (Aux armes consommateurs !)

lindt

D’abord le chocolat. Vous aimez le chocolat, le vrai, le Lindt, oui, pas l’autre là… Vous achetez une tablette bleue de Lindor noir 150 gr. 950 francs comême… dans n’importe quel magasin en Nouvelle-Calédonie. Hummmm quand même ! C’est bon ! Mais beaucoup moins hum quand vous voyez le prix de la même tablette dans n’importe quel magasin en métropole : 2,16 euros = 257 francs CFP, soit 3,6 fois moins cher que chez nos chers voleurs.
Tout ça à la fois à cause de nos goinfres de commerçants mais surtout à cause de nos goinfres surprotégés de la FINC, suivez mon regard. L’industrie « au grand cœur » est surtout l’industrie au grand appétit insatiable de thune facile.

Un autre truc, un peu moins ragoûtant que le chocolat local, mais à peine en fait. Vous avez un appartement dans un petit immeuble de 6 logements de Nouméa. La fosse septique est pleine. Votre syndic, comme d’habitude, comme tous les syndics, est allé vous chercher un devis avec l’artisan le plus « de confiance » et aussi le plus cher (ben ouais la confiance et l’amitié ça se paye…) : Près de 700 000 balles. Vous vous étonnez un peu, et comme il n’y a pas encore de monopole de la vidange comme il y en a du biscocrotte, vous demandez d’autres devis. Deux cent cinquante mille balles par ci, quatre cent par là , et on sait pas pourquoi. Le volume de la fosse étant évalué de façon totalement fantaisiste (30 m3 et 6 voyages de camion au lieu d’environ 15 m3, une annonce laconique du montant des taxes sans aucune explication du mode de calcul).

Vous téléphonez à l’UFC QUE CHOISIR de Nouvelle-Calédonie, on vous demande de rappeler 3 fois, avant de vous annoncer qu’on n’est qu’une petite secrétaire et qu’il faudrait contacter un juriste, un spécialiste… Un spécialiste de la merde ? Y’en a plein… Avec une vice-présidente de l’UFC si proche du pouvoir on aurait pu avoir une info dans ce domaine pourtant, à moins que la production locale de caca soit également protégée par la FINC et que cette UFC new school bien noyautée ne soit pas prête désormais à déranger les amis…

Vous téléphonez ou laissez un mail à un machin du gouvernement nommé observatoire des prix qui s’en fout grave de la vie chère apparemment et qui ne vous répond jamais. Ah si ! quatre semaines après, un type vous appelle pour vous demander ce que c’est que cette histoire de vidangeurs et vous sommer de raconter à nouveau votre aventure nauséabonde. Le dossier puant étant depuis longtemps vidé vous envoyez ballader ce branleur.

Faut pas trop nous faire chier comême ! au prix de la vidange !…

SALON DU LIVRE KANAKY, LES SILO SE SUIVENT ET SE RESSEMBLENT

SILO affiche complète

Une Chantal Spitz cachait un Witi Ihimaera. Les SILO se suivent et se ressemblent, avec leurs éternelles plaintes contre les civilisations européennes et leurs apports dans le Pacifique (« nous apprenions l’histoire de rois et de reines d’Angleterre et celle du capitaine Cook, découvreur de la Nouvelle-Zélande. Notre histoire ne semblait commencer qu’avec cette découverte en 1769 »), avec cette rage de détourner et réduire la dimension artistique, libre et gratuite de la littérature (« Le troisième tournant a été de réaliser qu’écrire n’était pas juste une activité littéraire, mais aussi une activité politique »), avec la mise en accusation maniaques des états et la sempiternelle exigence de repentance et de compensations adressée ces états (« Mon travail, c’est de constamment critiquer la société néo-zélandaise »), avec les arrogantes habitudes des donneurs de leçons et de conseilleurs qui ne sont pas payeurs mais plutôt payés, nourris, logés et baladés, juste pour venir polluer et pourrir le pays (« vous êtes en train de construire une nouvelle société basée sur le meilleur de toutes les cultures. Cependant, il y a besoin de vigilance et de concentration »). Haine de la colonisation, haine des colonisateurs, haine du présent, glorification d’un passé mythique et d’un futur fantasmatique. Avec la bénédiction bien sûr de sainte Déwé Gorodé du Palika.

Et tout ça aux frais de qui au Tiéti ? Devinez… Ben ouais, à nos frais et aux frais de ceux de ceux qui ne la voient pas politique la littérature, qui ne le voient pas si mythique et magnifique le passé, qui le ne voient pas si fantastique « leur » avenir.

Le littérature c’est tout sauf de la politique, la littérature de propagande sauce soviétique ou fasciste et l’art sauce maoïste c’est de la daube. Les lamentations et les jérémiades sur des ombres exclusivement et mensongèrement ciblées vieilles de plus de cent ans et sur des neiges sales d’antan depuis longtemps fondues c’est juste le fonds de commerce et la rente de quelques ringards sans talent ni imagination. Les rares vrais écrivains ont bien tort de se compromettre là-bas et de cautionner cette imposture. Plus saoulant tu meurs. Pas étonnant qu’aucun lecteur ne mette jamais les pieds dans ce machin où ces Trissotin se congratulent et se goinfrent exclusivement entre eux chaque année. Soirée privée, Tiéti t’y es ?…