DÉRIVES DES PARTIS OU LA TECTONIQUE DES CENT PLAQUES…

Effondrement-des-plaques-tectoniques

La formation des partis politiques, en Nouvelle-Calédonie comme ailleurs, leurs séparations, leurs frictions, leurs réunions, c’est un peu la dérive des continents et la techtoniques des plaques. Les partis c’est la partie visible, émergée, comme les continents. Comme les continents, ces partis reposent aussi sur des plaques profondes, souterraines, secrètes, massives, puissantes, en mouvement perpétuel, qui s’écartent, qui se heurtent. Ce sont les quelques gigantesques plaques financières et industrielles qui portent cette « surface politique », et qui lui impriment ses déplacements.

Que les plaques financières, en profondeur, s’unissent, s’écartent, se séparent, plongent l’une sous l’autre, s’écrasent, provoquent des rifts, des séismes ou des éruptions, les continents politiques suivent et « répliquent », en surface, et s’unissent, s’écartent, se séparent, plongent l’une sous l’autre, s’écrasent, provoquent des rifts ou des éruptions.

Aucune indépendance des mouvements dans le cas de la physique du globe terrestre. Pas beaucoup plus de marge de liberté dans celui des acteurs politiques…

Les successives rivalités, complicités, concurrences, ruptures et scissions des grands réseaux affairo-financiers de NC ont généré et conditionnés les successives rivalités, complicités, concurrences, ruptures et scissions du monde politique (cf. Un exemple parmi d’autres : la titanesque naissance aux forceps du premier hypermarché « Euromarché » en NC, qui gênait bien du monde, et qui influa sur le positionnement politique d’un Pentecost et du maire de Dumbéa).