« PEUPLE ÉLU » OU LE NOMBRILISME CULTUREL

nombrilisme

Derrière les salades plutôt amusantes de pas mal d’intervenants défendant des pratiques aussi cocasses que l’enterrement coutumier de poissons crevés, on perçoit pourtant une notion plus gênante : celle de « peuple élu ». Un de ces intervenants nous dit par exemple en substance que tout ce qui est « Occident », « Europe », « France », « Jésus », « culture française judéo chrétienne » est radicalement ennemi de la nature, de l’environnement. Ces entités sont discréditées et invalidées car, nous citons, elles ne peuvent pas « voir ce qui n’est pas visible », et que leur « aptitude à comprendre est limitée ainsi que (leur) angle de vue sur les choses ». Il est donc implicitement exprimé qu’en face, « diamétralement opposé », un peuple, autre, distinct, « distingué », élu, lui, est en symbiose avec la nature, au diapason avec le minéral, le végétal et l’animal. En un mot, ce peuple est exclusivement l’élu des forces naturelles et des esprits.

Deux exemples illustrent les dangers de ce fantasme collectif d’une appartenance à un peuple élu : le pangermanisme allemenand né au XIXème siècle qui a abouti au nationalisme raciste nazi et l’ethnocentrisme juif qui s’est cristallisé en bonne conscience autiste capable de perpétrer entre autres les massacres des réfugiés palestiniens de Sabra et Chatila, toujours avec la confiance en soi, en sa légitimité exclusive et en son bon droit issus de ce récurrent « Gott mit Uns ».

« Peuple élu », attention danger…