LE COMITÉ DES 24 DE L’ONU : UN COMITÉ DE RECOLONISATEURS

les24

AVEC LA CHINE, LA RUSSIE, L’INDONÉSIE, LE COMITÉ DES 24 N’EST QU’UN COMITÉ DE RECOLONISATION

Document 1

Les états composant le comité des 24 : Antigua-et-Barbuda ; Bolivie ; Chili ; Chine ; Congo ; Côte d’Ivoire ; Cuba ; Dominique ; Équateur ; Éthiopie ; Fédération de Russie ; Fidji ; Grenade ; Inde ; Indonésie ; Iraq ; Mali ; Nicaragua ; Papouasie-Nouvelle-Guinée ; République arabe syrienne ; République islamique d’Iran ; République-Unie de Tanzanie ; Sainte-Lucie ; Saint-Kitts-et-Nevis ; Saint-Vincent-et-les Grenadines ; Sierra Leone ; Timor-Leste ; Tunisie ; Venezuela (République bolivarienne du)

Document 2

Les 16 territoires non autonomes sont les suivants: Îles Falkland (Malvinas), Gibraltar, Sahara occidental, Nouvelle-Calédonie, Tokélaou, Samoa américaines, Anguilla, Bermudes, Îles Vierges britanniques, Îles Caïmanes, Guam, Montserrat, Pitcairn, Sainte-Hélène, Îles Turques et Caïques et Îles Vierges américaines.

Document 3 (Ban Ki-moon)

Statement by UN Secretary-General Ban Ki-moon at the opening of the Special Committee ; 21 Feb 2013

« As we know, the world is in a great transition. Many old structures are breaking down. New arrangements are taking shape. In the area of decolonization, 16 Non-Self-Governing Territories require our attention. As we look ahead, the narrative cannot again be portrayed as “decolonization deferred”. We no longer have the luxury of indulging in rhetoric and rituals. Concrete action and tangible results are essential. It is time for a new kind of fully inclusive dialogue about decolonization. The risk of movement, while sometimes frightening, is far more preferable to the stagnation of the status quo. As you begin your work, I assure you that the Secretariat will continue to provide the necessary assistance to the Special Committee. I wish you every possible success in your efforts. »

« Comme nous le savons, le monde se trouve dans une grande transition. Beaucoup de structures anciennes se délitent. De nouvelles dispositions prennent forme. Dans le domaine de la décolonisation, 16 territoires non autonomes exigent notre attention. Comme nous regardons vers l’avenir, le récit ne peut pas encore être décrit comme la «décolonisation différé ». Nous n’avons plus le luxe de nous livrer à la rhétorique et aux rituels. Des mesures concrètes et des résultats tangibles sont indispensables. Il est temps pour un nouveau type de dialogue pleinement intégral sur la décolonisation. Le risque de mouvement, même parfois effrayant, est de loin préférable à la stagnation du statu quo. Alors que vous commencez votre travail, je vous assure que le Secrétariat continuera à fournir l’assistance nécessaire au Comité spécial. Je vous souhaite tout le succès possible dans vos efforts. »

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Plusieurs constats sont à faire à partir de ces documents :

– Les 24 états composants ce comité sont loin d’être des modèles de démocratie, de paix et de prospérité économique. Guerre civile et violences au Congo, en Côte d’Ivoire, en Iraq, au Mali, en Papouasie-Nouvelle-Guinée, en République arabe syrienne… Misère en Éthiopie, au Sierra Leone… Dictature ou quasi dictature à Cuba, en Fédération de Russie, à Fidji, en République arabe syrienne, en République islamique d’Iran… Colonialisme et démarche de recolonisation de la Chine au Tibet, de la Russie en Géorgie et en Crimée, de l’Indonésie au Timor Ouest et en Irian Jaya…

– Les 16 territoires non autonomes « à décoloniser » ne sont pas, à la différence des 24, des zones de misère, de guerre civile et de dictature. Les Falkland, Gibraltar, les Samoa américaines, les Bermudes, la Nouvelle-Calédonie… n’ont rien à envier à des états indépendants comme l’Éthiopie et la Sierra Leone.

– Le SG de l’ONU Ban Ki-moon déclare le plus tranquillement du monde que « Le risque de mouvement, même parfois effrayant, est de loin préférable à la stagnation du statu quo. » Autrement dit que des soulèvements et des violences de la part des mouvements séparatistes sont « de loin préférables » à la paix prospère de ces territoires, dont la présence au sein de grands ensembles démocratiques n’est qu’un méprisable « statu quo » !

– Ban Ki-moon, ses 24 et son bazar qu’on appelle l’ONU feraient mieux de s’occuper de la Crimée que la Russie a recolonisée avec un référendum scélérat ce dimanche.