PITIÉ POUR LES LEADERS KANAKY, IL NE FAUT DÉSESPÉRER NI BILLANCOURT NI LES TRIBUS

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PITIÉ POUR LES LEADERS INDÉPENDANTISTES, LAISSEZ-LEUR LE RÉFÉRENDUM BINAIRE, NE LES FORCEZ PAS À NÉGOCIER, C’EST TROP DANGEREUX POUR EUX !

 
Les leaders indépendantistes ne sont pas idiots, ils savent bien que cette vieille histoire d’indépendance n’est bonne ni pour la Calédonie, ni pour leur communauté, ni pour eux-mêmes.
 
Alors comment faire ? Reculer, négocier, signer des concessions avec les loyalistes ? Cette démarche n’a pas réussi à Yeiwéné et à Tjibaou. Ils le savent, ils s’en souviennent, ils le craignent tous les jours. Comme la négociation des deux leaders a armé la déception, le dépit, l’impatience et la haine de Djubelly Wéa et d’autres, une négociation, ou socle, ou troisième solution contournant le référendum déconsidéreraient les leaders indépendantistes qui les accepteraient et les signeraient et chaufferaient à blanc les troupes indépendantistes à qui on a promis le grand et les lendemains kanaky qui chantent depuis 30 ans, et qui veulent l’indépendance, toute l’indépendance, rien que l’indépendance.
 
« Il ne faut pas désespérer Billancourt » , usine Renault fief du parti communiste, disait le parti pour justifier les mensonges sur l’URSS et ne pas décourager les militants rouges. Et bien en Calédonie, les cadres indépendantistes savent aussi qu’il ne faut pas désespérer les tribus.
 
Le référendum, les référendums, dans leur simplicité binaire, vont permettre aux élus indépendantistes de dire à leur base « Et bien vous voyez, nous on veut Kanaky, mais la majorité du pays veut pas, faut attendre, c’est comme ça, mais ça viendra, on continue le combat, vous démobilisez pas, continuez à voter pour nous, on y arrivera ! ».
 
Un Néaoutyine, un Goa, un Wamytan, un Tutugoro qui signent maintenant des accords avec Gomès ou Frogier, ou les deux, bonjour les dégâts ! Pitié pour eux, laissez-leur le référendum.