« VA VIVRE ENSEMBLE AILLEURS, SINON ON BRÛLE TA PELLE ! »

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Admettons que la Nouvelle-Calédonie ait fait quelques progrès en termes d’économie, d’équipements, d’infrastructures et de justice sociale depuis les événements et les deux accords.

Mais en terme de mixité culturelle et de vivre ensemble, on cherche encore la trace d’une évolution, à fortiori celle d’un destin commun. Au contraire, il n’y a pas de population plus cloisonnée dans l’ensemble français et peut-être même au monde.

Et ça c’est même aggravé. Les épurations ethniques de la Côte Est et les exclusions anti-wallisiennes de Saint-Louis, c’est du vivre ensemble ? Les quartiers, loisirs, spectacles, plages et établissements scolaires et hospitaliers communautarisés, c’est du vivre ensemble ? Ces valeurs, approches sociétales et traitements du genre divergents et même opposés, c’est du vivre ensemble ? Ces brutales expropriations coutumières de terrains privés, c’est du vivre ensemble ? Brûler la pelle d’un propriétaire légitime s’il continue à vouloir vivre ensemble sur son terrain près d’une tribu à Monéo, c’est du vivre ensemble ?

Plus on invoque une chose, plus on lui décerne des louanges incantatoires, plus c’est la preuve que cette chose est absente et n’existe pas, et plus c’est la preuve que certains ont intérêt à faire croire que cette chose existe.

C’est le cas du vivre ensemble dans tous les discours locaux actuels, en complet déni de réalité, ceux des politiques, des intellectuels, des artistes, des médias…