ROCH WAMYTAN, UN PUR PRODUIT DU COMMUNAUTARISME, PARMI D’AUTRES…

brial

 
Inutile de s’énerver contre les propos insultants de Rock Wamytan à l’égard de Gil Brial en assemblée publique au Congrès. Il n’a fait que dire tout haut ce que la communauté indépendantiste pense réellement mais dit et répète en général plus discrètement depuis bientôt quarante ans en Nouvelle-Calédonie. En imposant à priori la protection communautariste aux délinquants et en décrétant l’invalidation de l’élu Brial, récusé en raison de son extériorité à la communauté en question, le signataire Wamytan ne fait qu’exprimer la philosophie du FLNKS et de tous ses électeurs, et on peut le remercier à ce titre de cet éclairage, que certains appellent tant de leurs vœux…
 
La question est donc communautaire. Inutile de chipoter et de s’agacer sur des cas et des points particuliers. Prendre un peu de hauteur et embrasser les choses dans leur ensemble. Le problème actuel de la France c’est le communautarisme, un communautarisme culturel, social, économique et politique, qui est une obsession de la communauté, qui place cette communauté hiérarchiquement au dessus des autres et au-dessus de l’individu, qui exige cohésion et soumission chez les membres dans tous les aspects de leur vie, et qui légitime même les violences au nom de la communauté.
 
Le problème en France métropolitaine réside dans le communautarisme musulman, le problème dans la Calédonie française se trouve dans le communautarisme indépendantiste. En effet, à la différence des pays anglo-saxons où le communautarisme est cloisonné et où les communautés coexistent sans cohabiter et sans exiger de prééminence ni de traitement particulier, grâce à ce cloisonnement étanche, le communautarisme français est exclusif et invasif du fait du brassage républicain et de la cohabitation nationale, qui ont pu brasser et homogénéiser nombre de régionalismes et d’immigrations étrangères mais qui n’arrivent plus à le faire avec des communautés qui ne sont plus solubles dans le bain français car elles se posent à priori dans une altérité irréductible : religieusement et culturellement supérieures, historiquement légitimes et créancières, légalement non justiciables, économiquement prioritaires, socialement dérogataires.
 
Peu importe ce monsieur Wamytan, qu’il est bien vain de mater par le petit bout de la lorgnette. Demandons-nous plutôt jusqu’où iront l’invasion et l’intolérance de ces communautés à qui le creuset républicain permet d’imposer à tous leurs quatre volontés, dans la ville, dans les médias, dans les institutions, tout en nous interdisant de leur dire nos quatre vérités, sous peine d’être diabolisés, accusés, jugés, condamnés… faute d’immunité communautaire.