L’INDIFFÉRENCE DES GNOUS

troupeau-gnous

Radiés du Nord et du Sud, en particulier Tristan Derycke-Andréani, dans cette situation ubuesque et kafkaïenne d’élu de la capitale et de paria de la Province qui est douloureusement la sienne, nous vous témoignons toute notre sympathie et nous souhaitons un vaste soutien politique et populaire en votre faveur vous les 200 de Koné et vous les 20 ou 30 personnes de Nouméa, radiées « pour l’exemple » ou, pire, juste par vengeance pour cette guerre ratée, de la part de ces soldats perdus qu’on a vu, sur le chemin de la retraite et de la déroute, commettre des exactions sadiques comme celles d’Oradour, juste pour un plaisir pervers.

L’absence de ce soutien politique et populaire et l’indifférence des partis qui s’étaient impliqués contre ces radiations signifieraient un lâche soulagement égoïste et une préoccupation exclusive du chiffre. S’occuper de 6000 cas ok, mais inch’allah pour les 20 ou 30 gusses ? Poids électoral ? Ce serait ça ? Juste ça ?… C’est comme au service militaire, y’avait un quota de perte admis.

Cette indifférence pragmatique et rationnelle évoquerait tristement ces troupeaux d’animaux qui recommencent à brouter tranquillement, après un petit temps d’arrêt, après avoir vu un de leurs congénères s’écrouler près d’eux, touché par une balle à longue portée.

Du moment que c’est pas eux… Indifférence des gnous.