VIOLENCE

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Quand on se repasse les différents et récurrents épisodes de violence allumés en Nouvelle-Calédonie par la communauté indigène, les crimes, les massacres, les saccages, les insurrections sanglantes, d’une part on est forcément stupéfait par le niveau de cette fureur et son côté aveugle et illimité, d’autre part on se demande nécessairement ce qui a pu causer de telles brutalités meurtrières, dont les résurgences périodiques, encore visibles aujourd’hui, attestent que les causes doivent être bien profondes puisque le temps ne semble pas avoir pu les apaiser.

Deux hypothèses, un mixte des deux étant possible : ou bien cette violence est intrinsèquement inscrite au génome culturel de la communauté et elle serait donc innée, ou bien elle n’est que la réaction à des agressions et à des mauvais traitements issus de l’extérieur, venus des éléments extérieurs arrivés après elle en Nouvelle-Calédonie, donc des aventuriers, de l’administration française, des pionniers, des colons, et elle serait donc acquise. Dans ce cas, il faut que la violence de ces agressions et de ces mauvais traitements ait été également extrême et prolongée pour engendrer une telle haine extrême et durable.