SÉMINAIRE, UNIVERSITAIRES ET INDÉPENDANCE KANAK

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L’ancienne trilogie Leenardt-Guiart-Métais des ethnologues-antropologues-sociologues asséna quelques coups de boutoir contre la Calédonie française sans trop la déstabiliser. Le sainte trinité suivante Déteix-Declercq-Bensa, plus Kohler, mêlant la théologie à l’anthropologie et surtout au carriérisme politico-universitaire, fut la bonne.

En effet, dans une Nouvelle-Calédonie plus ouverte au monde par le boom économique et par les répliques post soixante-huitardes sur l’ensemble français, le travail acharné et l’influence de quelques universitaires médiocres, et en particulier d’un Bensa, sur l’embryon intellectuel kanako-caldoche (Naisseline, Goromido, Chivot, Caillard, foulards rouges, Palika…), à Paris et en NC, et l’impact de la curaille des séminaristes défroqués et des profs catho égarés (Declercq, Déteix…) sur les séminaristes kanak de Saint-Léon (Tjibaou, Machoro…) furent ultra déterminants dans la cristallisation d’une revendication identitaire et culturelle (Mélanésia 2000, Centre JMT, Ânûû-rû âboro…) et dans celle d’une idéologie politique indépendantiste structurée (Palika et UC post Declercq, FLNKS).

On peut dire qu’un Bensa et ses thèses auront secrété l’indépendance kanak bien plus que le monde kanak lui-même, et qu’en retour les progrès du séparatisme ethnique auront conforté ses théories et son parcours universitaire.

L’indépendance calédonienne ? Surtout un truc de CNRS, d’ORSTOM, de Langues Orientales en fait… et d’ambition universitaire aux dents longues. Mais si le trio Leenardt-Guiart-Métais avait peu chamboulé la Calédonie, les mousquetaires Déteix-Declercq-Bensa-Kohler auront cette fois réussi à ruiner l’édifice calédonien pour essayer de combler de ses gravats leur vide personnel.