LE REBELLE ET LES MOUTONS

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LE REBELLE ET LES MOUTONS
(analyse du talon d’Achille des despotes : le casting pour les nuls)

Les politicards boursouflés d’orgueil et avides de pouvoir, même intelligents et habiles, ont un talon d’Achille : c’est leur gestion du casting et l’entourage qu’il se choisissent.

En effet, par nature, leur orgueil et leur ambition les inclinent à repousser les éléments de qualité et les personnalités riches et originales qui pourraient faire de l’ombre voire menacer leur autorité et leur despotisme, et à ne s’entourer que d’esprits médiocres, de pâtes à modeler et d’une clientèle de moutons redevables et donc corvéables à merci, merci qui ? Merci Don Corleone…

Les gens intelligents, cultivés et libres d’esprit, non. Les personnes sincères et habitées par des convictions, non. Les citoyens désintéressés et sans besoin ni appétit de prébendes et d’avantages particuliers, non. Ou alors 2 ou 3, pas plus, et pas dans le premier cercle !

Les buses, les nuls, les gros bœufs et les potiches, oui. Les opportunistes sans foi ni loi et sans idées ni idéologie, oui. Les affamés sans scrupules et les épaves ressorties de l’abîme, oui.

L’idéal, dans l’esprit d’un politicard boursouflé d’orgueil et avide de pouvoir c’est des militants, des collaborateurs et des élus, à la fois buses, opportunistes et affamés, et y’en a pas mal sur le marché.

On maquille fortement bien sûr ce casting de ringards avec du jeune, de la femme, de l’expert, du riche, du pauvre, du multiculturel, du natif, du local… Ça peut faire illusion, on peut y croire, un temps… Sauf qu’assez vite le maquillage craque et qu’on voit rapidement la misère sous le fard. Et l’armée des croupions du despote, si elle satisfait toujours par sa nullité l’orgueil et la méfiance du leader maximo, apparaît bientôt pour ce qu’elle est au yeux du pays et des quelques adhérents sincères, trompés et déçus : une bande de moutons et de bovins sous la carotte et le bâton d’un mauvais berger.

Un dictateur bien entouré peut durer. Mais une telle troupe de toquards, à l’épreuve du temps et des réalités, ne fait plus l’affaire et part en quenouille, ou en couille, pour ceux qui préfèrent la vulgarisation de l’expression originale. Alors le temps du despote est passé.