OBJECTIF PROVINCIALES

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Faire le décompte des mairies remportées par les différents partis n’est pas très probant pour en dégager des prospectives pour les élections prochaines en Province Sud.

L’échec et la disparition politique programmée de Yanno, l’hypertrophie pathologique de son parti dans l’extrême sud, le discrédit de Frogier qui s’est volontairement absenté de ces élections, le constat de désamour des électeurs par rapport aux politiques de la génération Briault, la nécessité de renouveler les cadres… font que l’UCF a absolument besoin du FPU pour figurer honorablement dans ces provinciales dans le Sud, et inversement, et que la réunion des deux groupements est impérative. Paradoxalement la scission, suivie du remembrement, devrait permettre une mise à jour et une régénération du grand corps malade du RUMP dans un R-UCF, saigné puis  revigoré par ce qui peut s’apparenter à la technique de l’autotransfusion des sportifs dopés.

Regardons les communes où les résultats ont un sens politique : Nouméa, Dumbéa, Païta, Mont-Dore. Les candidats CE totalisent au second tour 28 112 voix, les candidats R-FPU rassemblent 31966 voix. Ces chiffres sont à rapprocher de ceux du premier tour dans la Province Sud, donnés par L’Éveil calédonien :

– CE : 23 629 voix, 31,4 %

– Rass-FPU : 19 682 voix, 26,2 %

– UCF : 15 405 voix, 24,9 %

Avec une certaine avance de CE dans les communes du Centre, avant la déperdition probablement plus forte pour CE des électeurs privés de vote aux Provinciales, on peut raisonnablement prévoir que les deux partis, CE et le R-UCF-rassemblé vont faire jeu égal quand on comptera leurs voix aux Provinciales dans le Sud.

Sachant cela, les sarcasmes et les fanfaronnades à l’égard d’un Rassemblement moribond et d’un MPC-UCF mort-né ne sont pas de mise et sont de l’ordre de la méthode Coué, du déni, de l’auto-érotisme et de la politique de l’autruche. Bien plus mature, responsable et utile en vue des graves échéances institutionnelles de cette dernière mandature serait l’ouverture des uns aux autres, dans un esprit gagnant-gagnant, et la proposition d’une personnalité suffisamment forte, reconnue, consensuelle, intègre et sans tache pour construire un œcuménisme loyaliste renouvelé et bien différent du parti unique stalino-lafleuriste. Une personnalité maire d’une grande ville par exemple ?