JARDIN BONHEUR CAP ORNE :

Quel douceur, quel bonheur ! Un jardin simple et humain. Pas un Jardin d’Eden, parfait, éternel, pour toujours, ou tout serait bien, où l’on n’aurait jamais mal, où l’on ne se donnerait jamais de mal, où rien ne naîtrait, rien ne vieillirait, rien ne mourrait, rien ne laisserait de souvenirs, de sourires, de regrets, de feuilles froissées, de fleurs fanées, de bois cassés, d’attente d’un retour, d’attente des beaux jours. Je n’en veux pas de ce Jardin d’Eden ! Les dieux nous envient parce que nous sommes mortels et que ces rayons dans l’allée ne reviendront jamais deux fois avec une lumière aussi belle. Je veux mon jardin humain, fait de patience, fait de confiance, parfois de souffrance, parfois de chance. Je veux mon morceau de vie, pas plus, avec ses haies et ses chemins, avec son matin, et puis sa fin, aujourd’hui plein, demain plus rien, juste mes cendres avec l’humus dans le jardin, et c’est bien…