LES JEUX DU PACIFIQUE OU COMMENT JETER L’ARGENT PAR LES FENÊTRES

Falling money

Une foutaise de plus avec ces jeux du Pacifique en Papouasie, la quinzième foutaise…

Dans une région dévastée par les cyclones, menacée par la montée des eaux, dans une zone d’archipels du tiers-monde et même de misère noire pour la Papouasie où l’on tue juste pour bouffer, dans une Calédonie en récession et en grosses difficultés budgétaires, 500 « cagous » chanceux et 4 à 5000 dieux du stade vont aller se goberger à Port Moresby aux frais de la princesse.

Foutaise que cette absence totale d’enjeu, de concurrence et de suspense où les archipels gâtés par la France, Tahiti et la NC, l’emportent régulièrement et outrageusement sur la misère des malheureux micro-états démunis de tout, des fois même de godasses de sport, accentuant encore ces obscènes avantages en rapatriant des champions opérant en métropole ou à l’étranger pour encore mieux écrabouiller les petits de la cour de récré.

Foutaise que cet étalage indécent d’argent et de muscles gras dans le bronx de Port-Moresby où les sportifs et leurs papa-maman serrent déjà les fesses à l’idée que tous ces loqueteux pourraient agresser leurs éphèbes et leurs naiades de luxe comme un troupeau de zombies.

Foutaises que ces gros bras de la bande des petits de l’Océanie angoissés et même rageurs dans la perspective de voir entrer dans la danse l’Australie et la NZ et s’envoler leur trop facile leadership sur les nains de la compétition. Les éternels cadres ventripotents, les vieilles huitres collées aux juteux rochers des fédérations, les coaches en vadrouille perpétuelle et les notables bien arrosés du sport, qui sont toujours les plus gagnants dans ces foutaises, ont tranché : juste une ou deux discipline pour ces vrais pays, la pétanque et les billes.