MENSONGE ET ARTIFICES, petites vérités bonnes à dire tout naturellement

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PG m’a dit une fois « Tu sais, si la sincérité en politique ça payait ça se saurait. » Ça sentait grave le vécu…

Ce lointain souvenir sur la sincérité et le duplicité en politique m’inspire quelques réflexions sur le mensonge en général.

Pourquoi rejeter le mensonge si effectivement « il paye », il rapporte, il est efficace, il est pragmatique, il accélère et fait avancer les choses, il évite des « histoires », des tensions, des conflits ? À voir, faudrait voir…

Mais d’un point de vue esthétique c’est tout vu, sans contestation possible, le mensonge et l’insincérité c’est moche, pourri, daube, bidon, ringard.
Moche comme des fleurs artificielles, moche comme le skaï, moche comme du bois compressé, moche comme du faux mimosa, moche comme des copies plastifiées de tableaux de supermarché, moche comme une reprise de Ma Bohème par Kendji, moche comme les professions de foi de Régnier et du clan Bétoé, moche comme des mètres linéaires de faux livres sur une fausse cheminée, moche comme une moumoute bleu-noir ou une teinture marron-rouge sur un crâne de vieux beau, moche comme des muscles protéinés, moche comme des tétés en silicone, moche comme la simulation du plaisir, moche comme un faux cul, moche comme un faux-cul bavant la canne sur Internet.

Et vivre là-dedans tout le temps c’est aussi moche que de vivre jour et nuit au milieu d’un magasin pas-cher de camelote chinoise puant le plastique et le chimique, et c’est devenir soi-même quelque chose comme un vieux beau maquillé ou une vieille belle liftée…

Le mensonge c’est la vie falsifiée, c’est la vie empaillée, c’est la vie tuée. Le mensonge c’est déjà la mort, la mort avant l’heure de la mort. Les menteurs sont des morts vivants.

Ouais PG, si l’hypocrisie c’était beau ça se saurait…