LE PATRIOTISME EST MORT, GOMÈS ET FROGIER L’ONT TUÉ

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Je me souviens d’un temps que les moins de vingt ans, et même plus, ne peuvent pas connaître, celui où l’ont pouvait lire ces mots sur les murs du Café de Paris « Le crédit est mort, Donnadieu l’a tué. » quelque temps avant, ledit Donnadieu, patron du bar et de pas mal de business dans Noumea s’était barré un beau matin pour le Mexique avec un max de thune et en laissant à Tontouta sa Porsche avec les clés sur le contact ainsi que quelques montagnes de dettes dans le pays.

Ce temps béni et ces époques héroïques sont révolus mais on peut encore tuer des idées et des idéaux comme le crédit et la confiance, comme la fidélité et le patriotisme, pour évoquer une actualité plus proche. Et pourtant le patriotisme c’est dur à tuer, c’est coriace, c’est vivace, c’est plein de chair et de sang, y compris au sein de la population calédonienne, qui a souvent manifesté ardemment son appétit de patrie et sa grande faim de patriotisme.

J’en donnerai deux preuves. Après les affronts faits au drapeau français et aux valeurs républicaines faits par le RUMP de Frogier en 2010 et 2011, les Calédoniens ont eu un sursaut patriotique puissant et comparable aux vagues loyalistes dans les rues de Nouméa pendant les événements. C’est sur cette vague que Gomès et son pari ont surfé en 2012 pour obtenir l’éclatant et inespéré double succès aux législatives. Sans ce patriotisme, le capital sympathie de Gomès étant épuisé et son programme étant démonétisé, l’échec était garanti.

Le court passage du préfet Brot et ses prises de positions gaulliennes et musclées sur tout ce qui menaçait la patrie en Nouvelle-Calédonie, les corrompus sans foi ni loi, les fourberies des séparatistes, le largage programmé du pays par les socialistes, ont enthousiasmé les foules et réveillé un patriotisme toujours fort. Le courage intrépide de cet homme et son refus sans concession d’aller rendre hommage au terrorisme de Machoro ont vraiment rendu les armes morales aux citoyens, le sens de l’honneur et de la fierté nationale, l’envie de ne plus se coucher, de former des bataillons et de résister à la tyrannie.

Mais la Marseillaise de Brot n’est pas la fade comptine de la chorale Mélodia et son citoyen marcheur universel n’a rien à voir avec la pauvre citoyenneté étriquée et exclusive de l’idéologie kanaky. Mais le préfet résistant a été limogé et s’en est allé. Mais le député patriote a livré la patrie et s’est renié. Les marchands devaient être au service de la patrie, mais Gomès comme Fogier ont mis la patrie au service des marchands. La minorité devait se soumettre à la majorité patriote mais Frogier comme Gomès ont soumis la majorité à la minorité séparatiste.

Le patriotisme est mort, les mauvais patriotes l’ont tué. Le patriotisme est mort, Gomès et Frogier l’ont tué.