PLUS KANAKY AVANCE, MOINS ILS RECULENT, POUR MIEUX QU’ON LES ENC…

acadiens-deportation-image1985, DES RÉACTIONS VIRILES, 2015, DES LAMENTATIONS INFANTILES

On croit voir sur cette image les réactions débiles des condamnés à mort civique face à leur bourreaux parisiens, aux magistrats exécuteurs et aux indépendantistes éradicateurs : pleurs et glapissements.

1985 en Nouvelle-Calédonie : une année forte, des Calédoniens forts, des réactions fortes face à l’assassinat d’Yves Tual, face au plan de liquidation du haineux Pisani. Des dizaines de milliers de résistants anti-indépendantistes (on n’avait pas peur d’utiliser ce terme en ces temps pas si lointains d’agression unilatérale et de terrorisme indépendantiste). Sans ces manifestations massives tout au long de 1985, puissantes et violentes, regroupant par exemple 35 000 personnes lors du Défilé de la liberté le 26 février, l’indépendance-association de Pisani aurait été imposée par Paris, l’état d’urgence et le couvre-feu n’auraient jamais été levés, la messe kanaky aurait été dite. En ce temps-là, on savait, on voulait, on résistait, on bougeait, on gueulait, on cognait, et on se faisait entendre et respecter.

2015, trente ans plus tard : kanaky et Paris rejouent le même scénario et remontent à l’assaut de la Calédonie française avec des coups de force en guise de choix démocratique. Quelles réactions ? Un président de congrès dans son coin qui envoie une lettre pleurnicharde à Paris, quelques jérémiades sur internet, des pétitions pour voir, des protestions mollassonnes de parlementaires, des « Retenez-moi où j’fais un malheur ! », l’indifférence générale en fait, le silence des agneaux. Plus apathique tu meurs. Que sont-ils devenus les résistants de 85 ? Morts, partis, trop vieux ? Et les élus anti-indépendantistes de 85 ? Morts, barrés, gâteux, rangés, vendus, achetés ?

Les indépendantistes peuvent dormir tranquille, aucunes réactions. Plus l’état Kanaky avance moins les autres reculent pour mieux qu’on les enc… Le fruit est mûr, et même bien pourri, il va tomber, il est déjà tombé.