LE VISAGE DE L’ECHEC

PDunoyer1-364x245

NC1ère le débat jeudi soir. Un dialogue de sourds, comme c’était prévu, et impossible à écouter jusqu’au bout sans s’endormir. Aucun intérêt. Gomès ne peut ni avancer dans son autisme et continuer à révulser les Calédoniens ni reculer et se renier : il est pris dans la nasse (expression qu’il affectionne pourtant) qu’il s’est lui-même fabriquée. Le pauvre Dunoyer ne pouvait que tenter de masquer cette misère en répétant ce qu’il récite sur tous les médias depuis la rentrée. Ce qui fut un peu nouveau cependant c’est que ce docile Dunoyer, fort en tchatche, et lisse en personnalité, s’est révélé fragilisé, un peu perdu, et même médiocre, voire mauvais, ne croyant plus lui-même à ce qu’on lui faisait rabâcher, faisant même apparaître Santa, Yanno et même Régnier comme meilleurs, plus vrais, plus sincères, plus raisonnables, et ça il fallait l’faire !!! Dunoyer le débat, Dunoyer se débat, Dunoyer se noie, Dunoyer s’est noyé.

Il n’a pas dû bien dormir hier soir Philippe, on l’avait envoyé au casse-pipe, il a été mis au tapis, il a payé pour la suicidaire stratégie Gomès.

Il n’y a pas à se réjouir de ça. Calédonie Ensemble, qui avait su se séparer des éléments plus que douteux de l’Avenir Ensemble et qui avait semblé offrir une alternative viable et prometteuse, progressiste et démocratique, à la dictature du RPCR, aux turpitudes affairistes du RUMP, aux opportunismes obscènes des dissidents de la dernière heure, aux régressions féodales, racistes et excluantes, des indépendantistes et des obsédés par Kanaky, s’est en fait vautré et embourbé de plus belle dès 2014, lors des provinciales et des municipales, dans les mêmes travers, dans la poudre aux yeux sociale, dans les compromissions avec le patronat, dans l’emploi de copains dociles et serviles, dans la gouvernance intolérante et solitaire, dans la navigation à vue opportuniste, dans des collaborations et des coutumes avec l’adversaire séparatiste aussi infinies et complaisantes que l’adoption du drapeau FLN…

Renonciation, ratage ? Les deux ? Syndrome Boulanger et Lenormand en tout cas, syndrome de ceux qui sont descendus en route du train de leur ambition et de l’Histoire par peur de leur propre destin. Et c’est ce triste échec-là que Dunoyer portait pitoyablement sur son visage hier soir…