LA POIGNÉE DE MAIN TJIBAOU-LAFLEUR

corruption

Il n’y a jamais eu de politique et de choix politiques en Nouvelle-Calédonie.

La culture de la démocratie et de la politique n’existe pas davantage ici que dans dans ces pays sortis très très récemment de la dictature et/ou de l’exploitation coloniale : ex bloc communiste, Afrique, Asie, Proche Orient et Moyen Orient, pays du printemps arabes…

il n’y a jamais eu ici que, d’une part, la dictature d’une aristocratie patriarcale et coutumière, qui cherche encore à se maintenir et à se perpétuer aujourd’hui à travers le sénat coutumier, sa charte et le mélange des genres entre « mandats » coutumiers et politiques.

Il n’y a jamais eu ici que, d’autre part, cette puissance occidentale de l’argent issu de la mine, de l’import et de la banque qui s’imposait à tous à travers les institutions et l’économie coloniales mêlées, à travers l’empire politique, économique et financier d’un Lafleur lui-même sous l’empire de la radicalité intransigeante et de l’amer et revanchard cynisme d’une petite cour de pieds-noirs, et qui cherche encore à se maintenir et à se perpétuer aujourd’hui à travers le MEDEF, la CGPME, la CCI, possédant aussi et encore la mine, l’import, la banque et… les élus « politiques ».

La poignée de main Tjibaou-Lafleur a permis d’une part de geler toute germination politique tierce et tout printemps démocratique calédonien et d’autre part de consacrer, de couronner et de sacraliser la dictature d’une coutume machiste non démocratique associée à la tyrannie d’une économie et d’une finance pas plus démocratiques dans un étrange gagnant-gagnant fermé, dans une chasse gardée très localisée et dans une bizarre courte-échelle Kanaky-Caldienne.

La poignée de main Tjibaou-Lafleur, c’est en fait la poignée de main de la charia et du pognon genre « Si y’a pas ma coutume y’a pas ton flouze ».