À QUOI ÇA SERT ?

femme

Si encore ça s’adressait à qui de droit, ou plutôt à qui de pas le droit de traiter les femmes et les filles avec des définitions préhistoriques de « végétal », donc de légume, réduit à la fertilité, de les enfermer dans des rôles féodaux, de les subordonner aux étiquettes crétines des mâles, des hommes-sagaie, des garçons-casse-tête, qui « portent le nom, la fonction, la réputation et l’honneur » et qui ont « autorité sur la terre ».

Avec de telles superstitions, avec de telles inégalités, avec de telles injustices, avec de tels abus de droits, et qui plus est légitimés, pérennisés et même sacralisés et sans doute bientôt constitutionnalisés, comment s’étonner des éruptions de violence chez les hommes et chez les garçons à la moindre contestation de ces abus ancestraux par les filles et par les femmes.

À quoi ça sert de foutre en l’air l’argent public avec des campagnes comme ça, rigolos de la Province, rigolos des photos, si vous osez pas vous adresser à qui de droit, à qui de pas le droit, si vous vous engagez pas, comme vous dites, si vous restez complices, silencieux, passifs, si vous excusez la violence faites aux femmes par ces phrases qui nient et barrent vos tronches et votre baratin pour la frime.