ÉCONOMIE ÉCONOMIES

gvtcornaille

Thierry Cornaille a évoqué la question. Son parti Calédonie Ensemble en restera-t-il comme souvent aux déclarations d’intention ? La Nouvelle-Calédonie accorderait près de 40 milliards de francs de subventions par an aux associations et aux établissements publics ou semi-publics.

Combien de dizaines de milliards faut-il ajouter à ce chiffre si on lui additionne les subventions déversées généreusement par les mairies, les trois provinces, le Congrès, le Gouvernement, si on lui additionne le coût de la pléthore de collaborateurs politiques, chargés de mission, emplois de complaisance, et autres boulots fictifs dans ces institutions et dans les établissements publics et semi-publics, si on lui additionne la gabegie d’argent public déversé à fonds perdus dans des affaires douteuses, dans des canards boiteux et dans des entreprises malades comme le tourisme et l’aviation, si on lui additionne le coût de ces orgies de voyages, de colloques, de communication, de marketing politique et d’opérations aussi grotesques et scandaleuses que “One Tree, One Day, One Life” pour ne citer que ça ?

I have a dream. Et si nos institutions, mairies, provinces, Congrès, Gouvernement, ne s’occupaient que de ce qui les regarde, que des missions qui doivent leur incomber, à elles et à personne d’autres, comme le gestion et le financement de l’enseignement, des routes, de l’urbanisme et des infrastructures, de la sécurité, des douanes, de la couverture et des aides sociales, de l’hygiène, du recouvrement de l’impôt par exemple ?

Et si nos institutions laissaient la gestion et le financement de tout le reste à l’initiative privée, aux capitaux locaux par exemple et aux citoyens concernés. Producteurs, sponsors, artistes et spectateurs organiseraient et financeraient en responsabilité la culture, les loisirs et les événements festifs. Les sportifs feraient de même avec le sport. Et toutes les associations de tous les autres secteurs procéderaient ainsi, remplaçant la main perpétuellement tendue par un équilibre de leur compte ou/et par du bénévolat.

Paysans et entrepreneurs se lanceraient en responsabilité et en libre concurrence dans l’agriculture, les transports, le BTP, la mine et les autres productions, la poste et les télécommunications, l’eau, l’énergie etc… sans mélange des genres, avec beaucoup moins d’impôts et de charges puisque le gras des profiteurs précités aura considérablement fondu, mais également sans protections de marché et sans subventions publiques chroniques pour colmater les trous de l’incompétence et/ou de la malhonnêteté.

Mais bon… au pays des gigantesques manœuvres autour de l’Or vert et du tentaculaire et effréné clientélisme politique faut pas trop rêver, un peu, et pas trop longtemps…