ADMINISTRATION DÉDIÉE OU APARTHEID ADMINISTRATIF ?

kays

Aujourd’hui, dans l’interview de Jean Kays, le nouveau grand chef coutumier, sur fond d’Ataï-show, tout ce qu’il ne fallait pas entendre, tout ce qu’il ne fallait pas dire, si on veut que ce pays soit autre chose que palabre infini et mascarade perpétuelle, si on ne veut pas que les gens de ce pays soient divisés et dressés les uns contre les autres, si on veut que les hommes de ce pays vivent ensemble en partageant les mêmes valeurs.

Tout est encore dit par ce coutumier pour que les mélanésiens soient distingués et posés à part, pour qu’entre les gens de ce pays il y ait de plus en plus de murs, d’altérité, d’aliénation, d’écart et de divergence, de moins en moins de convergence et de partage.

Florilège kanak. Les valeurs ? Elles ne peuvent être que kanak les valeurs. Histoire ? Elle ne peut être que mémorielle et repentante l’Histoire, avec un Machoro béatifié , des assassins d’Ouvéa sanctifiés, un Ataï divinisé… La délinquance juvénile depuis 30 ans ? La Coutume « s’en inquiète beaucoup », elle dit qu’un « travail de terrain doit être mené », que « ces questions doivent être traitées », qu’il « faut identifier le problème au niveau des familles »… L’Administration ? Elle ne peut être que « réformée et dédiée à l’identité kanak » l’Adminsitration. Le Sénat Coutumier ? Il ne peut que manquer de moyens et d’argent non kanak et non coutumier le Sénat Coutumier. Le Gouvernement ? Il ne peut que mettre « du contenu kanak » dans ses textes le Gouvernement. Les emplois du Sénat kanak rémunérés en argent public ? Ils ne peuvent qu’être décidés et attribués par le Sénat kanak les emplois rémunérés en argent public. Purgées, purifiées, les valeurs ? l’Histoire ? l’Administration ? Comme les vallées ?

Comment on dit « commun », « ensemble » et « partagé » dans les langues des huit aires coutumières ? Malgré le Babel linguistique kanak, une seule formule : on dit « nous autres ». Y’en a encore qui croient à cette foutaise que voulait nous faire avaler l’UC avec ce sens élargi du terme « kanak » transcendant l’ethnie et accordé à tous les habitants du pays, à tous les citoyens calédoniens ?

Adorateurs de Kanaky, avec un peu de convergence et de confiance vous auriez pu nous la faire avaler votre indépendance et même votre indigence programmée. Mais juste salée à la repentance, à la dissemblance et l’apartheid, vous pouvez vous la garder votre purge !