LA CALÉDONIE DU BUSINESS, TU L’AIMES OU TU LA QUITTES ?

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On savait déjà que c’était le business qui avait toujours fait la pluie et le beau temps en Nouvelle-Calédonie et qui avait tenu lieu de politique pour le pays, et ça dès le départ, mais il faut se rendre à la raison et reconnaître que rien n’a changé et que rien ne semble près de changer en août 2014…

Les marionnettes politiques de l’archipel, qu’ils soient gouverneurs ou élus locaux, ont toujours été manipulées par les juteux business et par des businessmen qui n’ont jamais eu le blues. En guise d’idées et d’idéaux politiques, il n’y a jamais eu ici que les juteux bénéfices faits sur le dos des bagnards affamés par une Administration Pénitentiaire corrompue et les gras dividendes non moins abusifs de Ballande, du Nickel et de la banque de l’Indochine, faits sur le dos de travailleurs calédoniens pratiquement aussi asservis et exploités que les déportés. Politique de comptoir, comptoir des politiques.

Depuis quelques années on a servi aux Calédoniens dérivatifs et distractions en nombre pour continuer à leur faire avaler la bouse des businessmen, autonomie, indépendance, culture, partage, nature… Mais sous ces masques et maquillages bon marché toujours les mêmes chercheurs d’or et toujours le flouze des businessmen. Après ces orgies de programmes de campagne et de promesses électorales, on a le retour à l’éternelle et simple réalité bien crue des choses avec cette guerre des Titans du nickel dans le Sud et avec cette prise en main du Gouvernement et de la Province par le patronat, la CCI, la FINC et la CGPME à travers le super ministre businessman Philippe Germain et la super 1ère vice-présidente de la province Sud businesswoman Martine Lagneau.

Cette dernière exige même qu’on mette « en adéquation l’offre institutionnelle et le besoin de l’entrepreneur » (1), qu’on fasse « connaître le monde de l’entreprise et ses exigences aux scolaires, tout au long de l’année » (2) et elle est pressée de voir « les lycéens (…) travailler en entreprise quelques heures par semaine » (3) … Gratuitement j’espère, faut pas charger encore nos pauvres patrons, déjà tellement pressurés par cette « fiscalité confiscatoire », comme ils disent.

Et le « réseau de compréhension du monde de l’entreprise vis-à-vis des élèves et de leurs enseignants » (4), faudra sans doute s’y convertir, embrasser le business et abjurer tout le reste ou bien risquer probablement le sort des chrétiens d’Irak face actuellement aux islamistes… « La province Sud peut s’intégrer dans les programmes par le biais de la découverte de l’entreprise » (5) qu’elle ajoute Martine-fait-du-business. Ok ! Pour les Instructions Officielles de maths, de français, d’anglais ou d’histoire, demandez l’programme de la FINC et de la CGPM !

La Calédonie du business, tu l’aimes ou tu la quittes ?

(1) (2) (3) (4) (5) La Calédonie selon Sainte Martine

http://www.ncpresse.nc/Mettre-en-adequation-l-offre-institutionnelle-et-le-besoin-de-l-entrepreneur_a3139.html