LA FAUNE BOURRÉE DE GASTON

GBourré

On ne peut pas nier que depuis 2 ou 3 décennies, une part importante des Calédoniens a progressé en formation, en compétence, en ouverture et en responsabilité. Néanmoins il ne faut pas se cacher qu’une autre part de la population n’a pas progressé et a même régressé vers une brutalité primaire, fermée, obtuse, régression quasi animale.

Comment interpréter autrement les violences, destructions, crimes et délits qui émaillent notre actualité, ces assassinats sauvages, ce poney éventré, ces engins saccagés, ces routes assaillies, ces autodestructions cannabiques et alcooliques, ces grabuges mortels entre « amis » politiques ?!

Et ces services et personnels de santé, ces dispensaires, cet hôpital, lieux sacrés s’il en est, de vie, de mort, de souffrance, comment ne pas lire dans les récurrentes et constantes agressions sauvages dont ils font l’objet la trace d’une déshumanisation d’une part de la Calédonie ?!

Dernier assaut en date, l’agression de deux infirmières aux urgences dimanche, insultes, ivresse, coups, destructions.

En octobre 2013 on a largement passé sous silence les événements qui se sont passés au CHT. À Ducos, Kaméré, un homme de l’Île des Pins, à la suite d’un différend crétin, avait tiré au fusil de sa fenêtre sur celui qui l’avait fâché quelques minutes plus tôt dans la rue. La victime inconsciente, mise en soins intensifs à l’hôpital, avait reçu la visite d’un déluge de centaines de personnes pleurantes, hurlantes, vociférantes, menaçantes. Ces gens, à la colère universelle, voulaient tous entrer dans la salle des soins intensifs où l’on n’accepte qu’une ou deux personnes à la fois, protégées de blouses. Ils avaient redirigé leur rage contre les infirmières, les règles, l’hygiène exigée. Chahut dans les couloirs et jusqu’à l’extérieur. Personnel et responsables totalement débordés. Des miens amis, venus assister aux dernières heures d’un parent dans ce même espace, m’ont témoigné de leur peur, de leur ahurissement et de l’hostilité de cette meute à leur égard.

Est-ce ainsi que les hommes vivent ?…