LE SALAIRE DE LA PEUR AU MONT-DORE

VANEL

Je roulais hier soir au Mont-Dore derrière un taxi, direction Nouméa, passage à Saint-Louis. Je sentais le chauffeur nerveux. Il accélérait, ralentissait, freinait, faisait des écarts. Il avait dû ramener un client à Mont-Dore Sud, maintenant il fallait rentrer, traverser, parvenir à Saint-Michel, la nuit était déjà bien avancée…

Ambiance un peu « David Vincent les a vus. Pour lui, tout a commencé par une nuit sombre, le long d’une route solitaire de campagne, alors qu’il cherchait un raccourci qu’il ne trouva jamais. Cela a commencé par une auberge abandonnée, et par un homme que le manque de sommeil avait rendu trop las pour continuer sa route. « 

Ou plutôt scénario à la Clouzot dans Le salaire de la peur, avec un Vanel ou un Montand taximan du cru, à défaut d’être convoyeur d’un vieux bahut et transporteur de dynamite. Même angoisse, mêmes dangers d’exploser. Même salaire ? C’est combien la prime de risque des taxis pour traverser Saint-Louis ?