NOUS AVIONS FAIT UN MARIAGE COUTUMIER, IL FALLAIT RESPECTER LA COUTUME

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Une seule chose intéressante dans le quotidien de Nouvelle-Calédonie ce matin, 20/03/14, entre les marronniers des mordus du cannabis, des mordus de requins, des mordus d’élections et entre les arlésiennes de centres pénitentiaires et de libération des bouchons.

Et cette « chose » intéressante, mais terrible, c’est le  joli visage de cette épouse, mère de famille, massacrée à coup de couteau par un mari mordu de coutume, lui, persécutée, « surveillée », « fliquée sur son lieu de travail », piégée par un mariage coutumier après des années de vie commune et exécutée pour avoir voulu prendre son indépendance et briser les chaines de son mariage, victime de sa modernité et de la féodalité de son milieu.

« Nous avions fait un mariage coutumier, il fallait respecter la coutume », plaide le tueur dont l’avocat a tenté tous les mensonges, du crime passionnel au crime d’honneur, en passant par les coups et blessures et coups mortels. « Le divorce aurait été une trahison du clan », argue le père de l’accusé. « Vous imaginez la honte qu’il a lui après un mariage devant 44 clans ? C’était insupportable », a osé soutenir l’avocat Aguila. Plus insupportable que des coups de couteau Maître ? Une plainte, « un appel » avait été déposée en juin par la victime pour des menaces de morts : Allo les gendarmes ? Allo la police ? Allo la justice ? Allo les coutumiers ?

On se croirait en Inde, au Pakistan, en Afghanistan, au Yémen. À quand l’acide et les pierres sur la femme infidèle et la fille volage ?Crime d’horreur, sans honneur, crime d’homme, sans humanité, crime de tradition, sans sagesse, crime clanique, sans individu. Et c’est cette coutume, religion sans bienveillance, que l’on invite partout maintenant pour bénir les meetings sportifs, les rendez-vous festifs et autres congrès politiques ?! Tristes tropiques…