LE RETOUR DES MESSES BASSES

referendum

Entendu ce midi que Philippe Gomès discutait avec la ministre des Outre-Mer de notre sortie de l’Accord, qu’il fallait pas traîner, pas attendre les élections etc etc… Pourquoi se précipiter ainsi ? Pour exister ? Pour fourguer un référendum éclairé unique dont les lueurs depuis plus d’un an ne nous parviennent pas à la vitesse de la lumière…

Les différentes solutions de charcutage du texte prévu par l’Accord à propos de la sortie et des trois consultations du peuple, voté par les électeurs à une large majorité, ne furent que des opérations politiciennes au pire sens du terme, juste pour grapiller quelques sièges.

La sortie de l’Accord et les référendums sont inscrits dans le marbre constitutionnel et nous appartiennent. Nous ne devons pas en être dépossédés. Elles sont constitutionnelles et désormais apolitiques. Que les politiques ne remettent pas leurs mains sales dessus. Nous avons encore du temps pour marcher ensemble, jusqu’au bout de cette mandature, et pour dialoguer. Jusqu’au premier référendum en 2018 et encore après, pendant la mandature suivante qui verra l’organisation des deux autres, les citoyens peuvent opposer leurs idées et leurs projets, trouver et définir les convergences et les divergences, et voter librement, avec maturité et détermination, sans que les politiques leur tiennent la main et continuent à les infantiliser et les flouer en leur fourguant des solutions concoctées dans l’ombre et qui ne seront pas les leurs, avec cet argument crétin qu’il ne faut pas de vote « couperet », « guillotine » etc…

À ce compte-là, il ne faut plus du tout de vote ni de démocratie…