PAYS DU NON-DIT SANS DOUTE, MAIS SURTOUT PAYS DU NON-DROIT

outlaw-background-vector-71010

Ainsi donc on peut casser en une nuit des dizaines d’engins gigantesques sur une mine à Nakety Canala pour des milliards de francs, sans qu’il n’y ait guère de suite à l’affaire que l’audition de quelques ados, dossier étouffé, cold case.

Ainsi donc on peut recommencer quelques mois après à casser et brûler en une nuit des dizaines d’engins et de bâtiments dans une usine à Goro Yaté pour des milliards de francs, sans qu’il y ait guère davantage à espérer comme suite à l’affaire que l’audition de quelques « jeunes », dossier classé, cold case.

Ainsi donc on peut bloquer une usine VALE.NC et 3 à 4000 travailleurs pour 3 poissons morts dans la plus parfaite illégalité sans que ces bloqueurs menaçants et violents aient à craindre la moindre question future et la moindre demande de comptes à venir.

Ainsi donc on peut paralyser près de 10 000 Montdoriens, et les priver de travail, d’école, de soins médicaux, d’urgences, de voyage et on peut, pour se faire, saccager, enfammer et obstruer une route et tirer sur tout se qui bouge avec tout ce qui se présente, du parpaing au calibre 12, sans qu’il n’y ait d’autre réaction « qu’on peut comprendre leur colère » et « qu’il faut leur donner des explications ». Formules plus encourageantes que dissuasives… Voilà des colères et des explications qui coûtent cher…

Quand certains se prennent de lourdes amendes et sanctions pour un pneu lisse ou un mot de travers au gendarme, on se dit que ce pays est bien dorénavant un pays du non-droit, mais par pour tous, car il est définitivement pas commun ce destin sans foi ni loi, sans règle ni respect. Mais chut, ça ne se dit pas, ça doit rester du non-dit…