UN SAMEDI SOIR SUR LA … GUERRE

saint-louis

Ça se passe un samedi soir sur la terre, à Saint-Louis sur mer, à Saint-Louis sur guerre, mais ça se passe aussi un vendredi soir, un jeudi soir… et aussi l’année dernière, et aussi toutes les années derrière. Quoi ? Énumérer encore et encore les pierres, les feux, les barrières, les coups de feu, les coups de pierres dans les lombaires… assez ! juste dire que c’est la guerre, simplement la guerre, exactement la guerre, qu’ils font à la terre entière, qu’ils font à tous ceux qui ne sont pas de leur terre, qui passent sur leur terre, juste parce qu’ils passent sur leur terre.

Et ces commentaires de militaires, aussi crétins et criminels, aboyant que ce ne sont « qu’événements isolés », solitaires, sans rapport avec « la protestation en cours », interdisant d’appeler cette guerre une guerre, car « il ne faut pas faire d’amalgame » mon frère…

Et cet itinéraire d’hier, du Sud du Mont-Dore à Dumbéa, obligeant une voiture à passer entre 5 ou 6 barrages enflammés, tenus par des rebelles éméchés, bourrés à la bière, sur une route abandonnée, puis conduisant, entre Pont Des Français et Dumbéa à traverser 5 ou 6 ronds-points damés de dizaines de gendarmes en tenue fluo, contrôlant les papiers d’automobilistes réglos et sans problèmes ! Pourquoi ???!!! Pour RIEN ! Juste pour faire semblant dêtre là, dehors, mais pas là où il faut, surtout pas là où il y a la guerre.

Et ces autres beaux et forts militaires en armes et rangers, à Dumbéa, venus en force dans une paisible fête familiale pour faire baisser le son des chansons populaires !!! Y’avait pas mieux à faire hein Colonel ???!!!

Colère et dégoût, dégoût et colère ! mais même pas contre ces révolutionnaires avinés de la Réserve, mais contre tous ceux qui les laissent faire et préfèrent se taire, à commencer par les parlementaires, les élus, les maires et les politiques de tout poil, les forces de l’État et les forces policières, nulles au point de se faire voler leurs propres révolvers sans oser aller les récupérer dans le repaire.

Écrit sous les détonations de guerre, un samedi soir sur la terre, quelque part entre mer et église des missionnaires…