L’ENJEU

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L’enjeu il est simple, il est clair, il est là : Sonia Backes contre Philippe Gomès. Et les brutales manœuvres d’hier montre que l’opposition est épurée et frontale.
 
Non, ce n’est pas le bien contre le mal. On n’est chez ces bigots de ricains. C’est juste la liberté individuelle et la démarche personnelle contre le système et les appareils.
 
Une démarche franche pour la liberté et la France contre quelque chose qui préfère le système, le pouvoir et les appareils à la franchise, à la liberté et à la France, au gré des courants et des vents.

Voter pour Gomès, Dunoyer et leur parti CE, renforcés par les trois partis et leaders perdants du premier tour ce sera voter pour ce système qui, fort de cette caution et à l’abri de tout rendez-vous électoral avant 2018, pourra prendre des initiatives de tous ordres sans en référer aux électeurs et à leur insu, arrangements d’avant référendum, mise en contexte et sous condition de la question référendaire, distribution des rôles et des manettes, monopolisation de la scène politique en interne et au regard de l’extérieur du pays.

Car le clivage est quand même profond et la différence importante, même si ce duel entre système et liberté se répète régulièrement en Nouvelle-Calédonie. Sonia Backès s’est déjà heurtée au système de l’argent et des affaires, qui s’incarne et se perpétue à travers de successifs appareils et de successifs despotes plus ou moins éclairés, de Lafleur à Gomès, en passant par Frogier et Yanno. D’autres acteurs et actrices politiques ont joué ce rôle de résistance individuelle au système, en leur temps, pendant un temps, et le joueront encore. Philippe Gomès n’est que le dernier avatar de l’incarnation du système à travers un homme qui le défend et assure sa pérennité, last but not least.

 
Donc, résumons :
 
Cycle gomésien, 2004-2017, la boucle est bouclée, retour à la case Lafleur, hégémonie, despotisme, mélange des genres, caporalisme, leitmotiv du « Il n’y a que moi, sans moi c’est le chaos » cher à Lafleur et repris par Gomès.
 
Saga Calédonie Ensemble, 2008-2017, tout et son contraire, parti godillot, élimination des prétendants, au commencement et à la fin était le verbe mais pas l’action, drapeau et pas drapeau, kanaky et plus kanaky, no référendum et re référendum.
 
Parcours de Sonia Backes, 1992-2017, BAC, ingénieur, informatique, syndicalisme, politique, loyalisme ; pas héritière, libre dans sa tête et libre des partis, attachée à la France et attachée à la Calédonie française ; indépendante et intrépide.
 
Voilà, en bref.
 
France, liberté et apolitique, pas mal quand même…
Mais bon, faites vos jeux !

LE PLAN B DES PRÉSIDENTS GOMÈS ET FROGIER : IL FAUT GRILLER LA SOLDATE B.

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LE PLAN B DE GOMÈS ET FROGIER : IL FAUT GRILLER LA SOLDATE BACKES

Moi si j’étais président, de CE, du RUMP, du MPC ou du Congrès, président des cliques et des tactiques sans la République, et si les temps étaient durs, si durs que je risquais de ne plus être président, et de ne plus rien avoir sous la dent, moi j’inventerais un plan, un plan B, un plan B sans Backes, un bon plan bonnard pour rester président.

Moi je dirais au président de CE et au président du RUMP de faire sauter le groupe des Républicains au Congrès, et sa présidente Backes, qui met tout le monde sur les dents. Et je leur dirais de faire un seul groupe avec CE et le RUMP, un groupe RUMP-CE finalement, et pourquoi pas avec le MPC, un grand groupe même si les électeurs calédoniens n’ont pas compris, même s’ils n’ont pas donné de grands scores à CE, au RUMP et au MPC.

Moi je donnerais la présidence du nouveau grand groupe CE-LR au Congrès à quelqu’un genre RUMP-LR, et CE-compatible, et qui donnerait de bons appels du 18 juin à voter pour des députés CE, et je redonnerais la présidence du congrès à quelqu’un genre habitué, genre RUMP-LR, qui donnerait aussi de bons appels du 18 juin à voter pour des députés CE.

Et puis enfin moi, si j’étais président, président des cliques et des tactiques sans la République, et si je brûlais de griller Backes et de mater la liberté,  je redonnerais sa place de sénateur à celui qui n’est plus très président du RUMP et j’offrirais une autre place de sénateur à celui qui n’est pas président de grand chose non plus avec son MPC, si ils veulent bien monter aussi dans la plateforme du 18 juin, la plateforme des présidents for ever, la plateforme des présidents à vie, un peu morts mais présidents à vie quand même…

DES POIGNÉES DE MAINS QUI NOUS COÛTENT DES MILLIARDS…

ENTOUR
 
Bon alors résumons :
 
Air France qui s’est débarrassée de la Calédonie comme une malpropre et qui a laissé faire le sale boulot NC – Japon à des bricoleurs à condition qu’ils lui amènent les pigeons calédoniens à Tokyo et Osaka ;
 
des bricoleurs qui pouvaient aussi se faire des rentrées pas sales avec ce sale boulot ;
 
une compagnie et des lignes de bricolage mais la plus chère du monde et que les Calédoniens entretiennent comme une danseuse avec leurs billets prohibitifs et qu’ils renflouent avec leurs impôts ;
 
une première saison de 30 ans de bide mais des ringards qui veulent re-signer pour une saison 2 et 4 avions à 40 milliards, mais pour une durée tellement incertaine que les banques demandent une caution totale du gouvernement en plus de l’hypothèque sur les avions ;
 
un montage de Gribouille et de pieds nickelés tellement merdique que les banques renâclent, que Bercy lâche pas la défisc, que la CTC fait la gueule, que le Gouv au porte-monnaie vide s’angoisse ;
 
un président Macron et un nouveau gouvernement que la Calédonie et ses élus ont tellement vomis qu’ils serait étonnant qu’il leur fasse des cadeaux ;
 
alors qu’on pourrait louer des avions ;
 
alors qu’on pourrait juste faire une navette avec 2 avions jusqu’à Sydney et laisser les Calédoniens prendre là-bas les compagnies à bons prix qu’ils veulent vers n’importe où, genre 1000 € AR pour Paris ;
 
alors qu’on pourrait forcer la compagnie nationale française à revenir jusqu’en NC ;
 
alors qu’on pourrait confier la desserte à des vrais compagnies genre Quantas ou ANZ ;
 
alors qu’on pourrait avoir des voyages à des prix raisonnables sans se faire voler.
 
Mais nan, les rigolos et les mauvais joueurs veulent jouer à l’avion , à la compagnie la plus belle du mânde et la plus prétentieuse de la Terre, à l’entourloupe la plus proche du paradis du monopole, des commissions et des rentes de situation.
 
Perso, moi le clown du milieu là, avec un nez rouge et une cravate rouge, je voterai sûrement pas pour lui. Maintenant je voudrais surtout pas dégoûter les électeurs qui aiment les entourloupes et qui adorent se faire entuber !…