EN CALÉDONIE, DAVID MARTIN AURA-T-IL LA TÊTE DE GOLIATH GOMÈS ?

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LE VOTE DE COLÈRE PRO-MARTIN PROLONGERA-T-IL LE VOTE DE COLÈRE PRO-LE PEN ?

ou
DAVID MARTIN AURA-T-IL LA TÊTE DE GOMÈS GOLIATH ?
 
 
Si la Calédonie a voté Le Pen par colère et par rejet de l’impuissance de Gomes et Frogier face à la criminalité et à leur confiscation d’un référendum clair sur l’indépendance, il serait logique et cohérent qu’elle vote Harold Martin par colère et pour destituer Philippe Gomès dans la seconde circonscription et contrer son hégémonie et son omnipotence sur tous les secteurs du pays et même sur ce RUMP qui ne lui a opposé aucune résistance ni aucun adversaire dans son vieux bastion broussard et montdorien.
 
Alors que l’enjeu et la symbolique sont quasi nuls dans la première circonscription de Nouméa-Loyauté où les Îles ne voteront quasiment pas, où Dunoyer n’est qu’une marionnette sans personnalité « i-i-i » (inodore, incolore et insipide) et où les innombrables autres candidats sont tellement superposables et copiés-collés que l’issue du vote tiendra davantage du hasard que du choix citoyen, le combat titanesque entre le patriote David Martin et le filandreux philistin kanaky-compatible Goliath Gomès a la dimension des récits bibliques. Aussi faible que le jeune berger de l’ancien testament, sans appareil, sans parti, renié par Les Républicains-UDI sur ordre de CE, sans les multiples leviers des institutions et des médias, le petit David Martin aura-t-il la tête du géant Goliath Gomès, agrée par LR, par Christnacht, par le lobby parisien de l’indépendance-association, armé de toutes les machines et munitions politiques de son parti, du RUMP, des institutions, des services, du patronat, des syndicats ?
 
Si Harold David l’emporte, Philippe Goliath, son système, son empire tentaculaire, son plan, son programme, sa morgue seront discrédités, décapités. Une recomposition politique s’imposera aussitôt, Martin pouvant mettre la main sur les résidus et la structure du RPCR-RUMP en tant que vainqueur, fondateur et signataire, pouvant fédérer les miettes loyalistes de l’UCF, du MPC,du MRC etc… ainsi que les poussières d’étoiles des élus dissidents de cette galaxie éparpillée, et pouvant donc contrer la politique unique et le parti unique gomésien.
 
Si Philippe Goliath gagne à nouveau, malgré son bilan nul au niveau de l’économie, du travail, de la sécurité, des institutions, de l’agriculture, des transports, du tourisme, des prix et de l’avenir institutionnel, et bien tout le monde en reprend pour cinq ans de cette soupe nauséabonde et obligatoire, et sans doute pour beaucoup plus longtemps et dans de bien plus grandes largeurs, cette mauvaise soupe tournée et ayant tourné casaque s’imposant forcément alors dans tous les secteurs qui n’en avaient pas encore été trop gavés, enseignement, supérieur, médias, régaliennes…
 
Le choix d’un député n’impacte pas directement et immédiatement les affaires courantes du pays comme celui d’une majorité politique au Congrès. Mais le choix de David Martin contre Philippe Goliath indiquerait clairement une direction et une philosophie politiques au sein de la population et le refus d’une « Main basse sur la ville » autoritaire que ni Lafleur, ni Frogier, ni Martin n’ont jamais ainsie et autant entreprise, quelles que soient leurs limites et leurs défauts.

FIVE YEARS AFTER ! LE BILAN CALÉDONIEN DU POUVOIR GOMES, 5 ANS DE PARLEMENT NATIONAL, 3 ANS DE GOUVERNEMENT LOCAL

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FIVE YEARS AFTER ! ou LE BILAN…

 
5 ANS DE PARLEMENT NATIONAL, 3 ANS DE GOUVERNEMENT LOCAL, PHILIPPE GOMES OU LE BILAN DE L’HOMME AU POUVOIR
 
Après 5 ans de représentation très active de la Calédonie à Paris et 3 ans de pouvoir général sur tout le pays, en coalition avec le Palika, on est en droit d’observer l’action de Philippe Gomes pendant ces dernières années et d’en dresser aujourd’hui un bilan objectif. Même si le candidat Gomes à sa succession, au Parlement et bientôt aux manettes des institutions locales, se défausse régulièrement sur l’État, sur l’héritage politique et sur la situation économique mondiale, les responsabilités de l’homme, omniprésent et omnipotent dans tous les secteurs calédoniens, sont immenses, l’écart entre le flux de ses paroles, son discours prolixe, ses promesses multiples et la réalité des choses du terrain et de la vie quotidienne des Calédoniens est énorme. Le constat de cet écart est simple et à la portée de tous les habitants du territoire.
 
1) INSÉCURITÉ
 
Montée continue et exponentielle de l’insécurité, de la délinquance, de la criminalité, des exactions, des agressions, des atteintes à la liberté de circuler depuis 5 ans.
 
2) TRAVAIL
 
Montée continue des faillites, des licenciements et du chômage depuis 5 ans, et donc de l’assèchement des finances publiques.
 
3) ÉCONOMIE
 
Depuis 5 ans, reconstitution du dirigisme, du contrôle et de l’empire politico-économique du règne Lafleur grâce aux implications, collusions et liens des institutions avec les entreprises, grâce à la FINC, à la CGPME et aux pressions générales exercées sur l’ensemble du patronat.
 
4) AGRICULTURE
 
Maintien et aggravation de la politique de clientélisme, d’assistanat et d’indigence pour l’agriculture locale, à coups de subventions, d’indemnisations, de protections et d’organisation de la pénurie, offrant aux consommateurs des produits rares, de mauvaise qualité et hors de prix, depuis 5 ans.
 
5) DESSERTE AÉRIENNE ET TOURISME
 
Pérennisation et aggravation de l’enfermement des Calédoniens et de la fermeture du pays-barbelés aux touristes avec le maintien du monopole des deux compagnies locales, de leurs abus, de leurs incohérences, de leur service médiocre, de leurs prix prohibitifs, depuis 5 ans.
 
6) PRIX
 
Malgré moult gesticulations et discours, aggravation de la cherté de la vie en Calédonie dans tous les domaines et raréfaction de l’offre avec les ententes économico-politiques et la protection des acteurs politico-économiques limitant les consommateurs à des produits rares, de mauvaise qualité et hors de prix depuis 5 ans.

7) IMPÔTS

Lourde aggravation générale des déficits et des impôts depuis 5 ans, pesant surtout sur les classes moyennes, pour combler tous les gouffres creusés par les cadeaux et la générosité démagogique du député, chargeant surtout la CAFAT, le mulet et la vache à lait pratiquement en cessation de paiement.


 
8) AVENIR INSTITUTIONNEL
 
Aggravation de la radicalité des prétentions indépendantistes et des démarches d’exclusion et d’intolérance de la part des indépendantistes depuis 5 ans.
 
Aggravation des focalisations ethniques et des situations d’apartheid géographiques contredisant crument les rêves de destin commun depuis 5 ans.
 
Fragilisation et illisibilité des accords et de leur issue par une contestation de la question référendaire et de la consultation sincère des Calédoniens depuis 5 ans.
 
Depuis 5 ans, aggravation de l’opacité des démarches et préparatifs d’avenir avec le lobby indépendantiste parisien organisé depuis 30 ans autour d’Alain Christnacht. Cet écart violent entre le candidat député anti-drapeau FLN de 2012 et le député sortant partageant l’indépendance à 90% ayant produit 45000 sinistres votes lepénistes dans le pays.
 
En 5 ans, un drôle de bilan, pas vraiment drôle. Mais vous reprendrez bien un petit coup de 5 ans, non ? Avec 90% de Gomes et 10% de France, il est choc le cocktail !…

LE « BON DROIT » DES UNS NE PEUT S’IMPOSER AUX AUTRES

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LE « BON DROIT » DES UNS NE PEUT S’IMPOSER AUX AUTRES
ou
L’ART DU SOPHISME
 
Deux choses à retenir dans le discours de Philippe Gomès lors du Congrès de Calédonie Ensemble :
 
1) Le « bon droit » des uns ne peut s’imposer aux autres.
 
2) On doit, avant le référendum de 2018, impérativement (…) édicter dans une déclaration commune avec les indépendantistes le socle de la communauté de destin des Calédoniens.
 
Deux choses à réfuter et à récuser :
 
1) « Le « bon droit » des uns qui ne peut s’imposer aux autres » rappelle étrangement « la force injuste de la loi » que Mitterrand avait qualifiée ainsi pour mieux éviter de la faire respecter durant les événements.
 
Comme ceux qu’il critique parce qu’ils ramènent dos à dos Macron et Le Pen, Gomès invente et ramène dos à dos un « bon droit » des criminels insurgés d’Ouvéa et le bon droit d’un État de droit sauvant légalement et légitimement ses gendarmes et les droits menacés des Calédoniens. Toute une sophistique, tout l’art du sophiste. Les indépendantistes se sentent dans leur bon droit, les loyalistes aussi, donc ils ont tous tous les droits, donc il n’y plus de droit. À ce compte-là, le caprice d’un enfant se sentant dans son bon droit en décidant de se baigner dans une rivière dangereuse est à mettre sur le même plan que l’autorité légale des parents qui se sentent en droit de l’empêcher, de le forcer et de le sanctionner s’il persiste.
 
Non, il n’y a pas deux « bons droits ». Oui le seul « bon droit » c’est celui qui sort démocratiquement des urnes et qui permet d’éviter les saccages et les carnages que le « bon droit » fantasmatique de Gomès est incapable d’empêcher, à Ponérihouen il y a quelques jours, et auparavant à Yaté, à Houaïlou, à Maré etc… L’impuissance du « bon droit » de la coutume et du sénat coutumier suffit à le discréditer et à le disqualifier en tant que droit et à rejeter cette affirmation sotte que « Le « bon droit » des uns ne peut s’imposer aux autres ».
 
2) Dans cette phrase les impératifs sont multiples : « on doit », « impérativement », « édicter », « destin ». Ce socle semble devoir s’imposer aux Calédoniens beaucoup plus autoritairement que le résultat du référendum lui-même. Il le court-circuite, il installe et programme avec les indépendantistes des valeurs, des institutions, une économie avant tout choix de société et d’avenir fait par le peuple, ce choix n’ayant plus d’impact ni de valeur après le plan fixé entre CE et le FLNKS. Ce socle sera le « bon droit » des uns et des autres, même s’il n’est que celui de deux partis, de deux clans et surtout celui d’un leader avide d’un plébiscite. Le référendum seul, sans ce « bon droit », ne serait que la « force injuste de la loi », concept inventé par Mitterrand et donc repris par Philippe Gomes.
 
Cette manipulation est bien propre à frustrer et à révulser les citoyens et à les jeter vers une extrême droite qui n’avait jamais atteint un tel niveau même au temps de Lafleur, même au temps des événements. Cette manipulation doit être dénoncée et rejetée.