LES BOUDAREL DE LA FRANCE AUSTRALE ou LES DÉSERTEURS DE LA RÉPUBLIQUE EN NOUVELLE CALÉDONIE

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Le parcours de Georges Boudarel en Indochine entre 1948 et 1964, militant communiste français et traitre à sa patrie, comme quelques autres déserteurs passés à l’ennemi sous prétexte de défense d’une « cause progressiste », ayant collaboré au Viet-Nam avec le Việt Minh et les ennemis de la France, ayant persécuté des civils Français et des soldats de son pays, n’est pas sans évoquer d’autres déserteurs français de notre république en Nouvelle-Calédonie, de la société civile et du monde politique… Sauf que nos renégats ne sont même plus mis en accusation, sauf que leur coopération avec l’ennemi est même aujourd’hui valorisée et saluée et que l’action des défenseurs de la France est, elle, à l’inverse, dénoncée et même diabolisée.

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Georges Boudarel : Né à Saint-Étienne en 1926 d’un père comptable, il étudie dans un séminaire des pères maristes. Chrétien progressiste et marxiste, il milite au Parti communiste français. Après l’obtention de sa licence de philosophie, sursitaire, il rejoint l’Indochine en avril 1948 et il est nommé professeur de philosophie au lycée Yersin de Dalat. En 1949, il est nommé au lycée Marie-Curie à Saigon. Il anime l’antenne indochinoise du PCF, le groupe culturel marxiste, auquel Jean Chesneaux a appartenu.
Il abandonne son poste le 17 décembre 1950 pour rejoindre le Việt Minh. Il est affecté comme rédacteur créateur de l’émission en langue française de La Voix de Saïgon-Cholon libre, station de radio clandestine du Việt Minh dissimulée dans une boucle de la rivière Song Bé. Il y restera 18 mois. En juin 1952, il est désigné pour rejoindre le Tonkin. Ce voyage à pied durera 6 mois1. Selon une autre source, il n’aurait été désigné qu’en décembre 1951, mis en route début 1952 pour n’arriver au Tonkin qu’en décembre 1952 après un voyage à pied de 9 mois. Pendant ce temps, il est appelé sous les drapeaux en Indochine et, ne se présentant pas, sera considéré comme « insoumis par l’armée française puis déserteur et condamné à mort par contumace ».
Arrivé au Tonkin, il est nommé commissaire politique dans un camp de rééducation de prisonniers, le camp 1133, et est appelé Dai Dong. D’après de nombreux témoignages de rescapés du camp, il se serait rendu coupable de tortures contre des soldats de l’armée française. Durant l’année de son activité au camp 113, Boudarel reconnait lui-même un taux de mortalité de 50 %. Les survivants eux assurent qu’il y eut 278 morts sur 320 prisonniers.
Georges Boudarel se marie à Hanoi en 1962 (il divorcera en 1974), puis quitte le pays en 1964 et se rend en URSS, puis travaille en Tchécoslovaquie pour la Fédération syndicale mondiale (FSM) sous domination de l’URSS.
Il rentre en France en 1966, profitant de la loi d’amnistie votée en juin 1966 : devenu l’assistant de Jean Chesneaux — professeur et fondateur, avec Emmanuel Le Roy Ladurie, de la section Histoire du département de « Géographie – Histoire et Sciences de la société » et membre du PCF —, il est ensuite promu maître de conférences à l’Université Paris VII et chercheur au CNRS, se spécialisant dans l’histoire du Viêt Nam.

Photo de Losservatore Caledo.

90 MILLIARDS POUR 4 AVIONS, UN BON COUP ? ou JAMAIS ON EN DISCUTE ?

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Le coup des 740 millions d’euros, ou 90 milliards de francs CFP, des quatre navions à Aircalin ça a l’air de les rendre fin contents les Deladrière et Tappero, et le vendeur d’Airbus aussi évidemment. Un bon coup réellement ? Peut-être pour eux mais pour nous ?…

On fout à la poubelle des avions de 13 ans d’âge fait pour durer et voler 30 ans dont on a refait à neuf les cabines y’a un an, en les traitant de « vieux coucous » ( ©Chargé de com du RUMP ), un bon coup vraiment ?

On prétend qu’on va économiser à chaque plein que le navion fera à la station service. Un bon coup vraiment ? Parce que ça en fait des billets de mille à économiser à chaque plein pour rattraper 90 milliards !

Tappero nous dit que ça fera pas baisser le prix des billets mais que ça permettrait sans doute de pas les faire trop trop augmenter, avec un nez qui s’allonge de 50 cm. Un bon coup vraiment un tel nez ?

Le ministre des transports au gouvernement Gilbert Tyuienon est complétement laissé à l’écart de la manip, et le congrès, et le gouv, aucune discussion entre les élus, aucun débat alors qu’on débat des heures sur le BAC, alors que ce sont nos impôts qui renflouent AIRCALIN depuis des lustres au lieu qu’on y fasse la chasse au gaspi, à la gabegie, à la goberge ( ©Brot ), ce petit gros deal à trois en catimini, un bon coup vraiment ?

ÉCLATEMENT DES LANGUES MÉLANÉSIENNES, AUTISME LINGUISTIQUE, TOUR DE BABEL SOCIALE, CLOISONNEMENT CULTUREL

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Le continent océanien est le champion du plurilinguisme, non en raison des langues polynésiennes, qui sont proches cousines, mais par l’éclatement et l’infini multiplicité des langues mélanésiennes dans l’arc insulaire mélanésien.
 
En effet, comme l’ont constaté les navigateurs et explorateurs européens qui emportaient parfois des guides et pilotes polynésiens d’archipel en archipel sur leurs voiliers, ces derniers pouvaient communiquer avec d’autres populations distantes de plusieurs milliers de kilomètres de leur île d’origine, et ils pouvaient devenir traducteurs. Le « polynésien » est resté général, commun et répandu en raison de l’esprit et des habitudes d’ouverture et d’échanges permanents entre les différentes communautés de la famille polynésienne répandues sur une aire gigantesque ente la Nouvelle-Zélande et Hawaï et Rapa Nui. Le polynésien s’est donc peu ou pas diversifié.
 
Par contre dans la zone mélanésienne, Papouasie, Salomon, Hébrides, Fidji, Calédonie, la multiplicité étonnante des langues et l’émiettement linguistique attestent d’une toute autre attitude des mélanésiens face à « l’autre », face aux autres qui partagent la même aire, la même terre.
En Nouvelle-Calédonie en particuliers les facteurs psycholinguistiques ou sociolinguistiques qui ont présidé à la différenciation et à la diversification d’une langue originellement commune à tous lors du peuplement, mais ayant évolué et éclaté dans le temps en des dizaines de dialectes radicalement différents et incompréhensibles par les non locuteurs appartenant pourtant à une zone souvent restreinte, sont le repli, l’enfermement, la méfiance, la crainte de l’autre, le cloisonnement.
Clans et sociétés de peur, d’isolement, de guerres incessantes défensives et préventives, hostilités permanentes, conflits sanglants nombreux et anthropophagie régulièrement constatés par les scientifique et les voyageurs jusqu’au XIXème siècle, ont enfermé les groupes repliés quasi autistes dans des espaces clos où leur langue a évolué et s’est différenciée dans une bulle pendant des siècles.
Les échanges inévitables entre quelques clans choisis pour éviter la consanguinité et échanger les produits de la terre et ceux de l’intérieur ont produit ces similitudes linguistiques « en diagonale » limitées à des « bandes » d’une côte à l’autre mais n’ont pas permis une généralisation linguistique et culturelle « nationale ».
 
Admirer et louanger cet éclatement linguistique c’est admirer et louanger l’éclatement et la cloisonnement dans une société, dans notre société, c’est admirer et louanger une Tour de Babel sociétale, un autisme culturel, donc tout le contraire d’un humanisme pacifique.