BRÈVES ET TWEETS DE DÉCEMBRE 2016

breves

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Calédonie, décembre, 2016, 18h, derniers rayons…

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L’OSSERVATORE CALEDO ‏@LOSSERVATORECAL 10 s il y a 10 secondes

Vu l’urgence de la situation le gouvernement de #Calédonie va faire revenir le général Patch pour assurer le contournement de #SaintLouis.

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REGROUPEMENTS INTERDITS AU MONT-DORE SAUF À SAINT-LOUIS

Heureusement qu’on a notre Mister Bean à nous au Mont-Dore et qu’on peut grâce à lui souvent rire au lieu de pleurer. Sa dernière trouvaille ? Interdire les regroupements, ou attroupements, il est pas à ça près, au Mont-Dore, par un arrêté qui n’est pas de sa compétence, en plus, la nuit, en fin de semaine, en fin d’année, et sur 65 lieux de la commune, mais pas le jour, pas du dimanche au mercredi, pas dans Saint-Louis, sauf à Karipitchou, et sans doute aussi au Machu-Pichu, si le Mont-Dore, qui a la maladie des jumelages et des voyages à l’œil veut s’associer au Pérou et y balader ses élus quand ils sont jôntils… Donc, dans l’année, en début de semaine, le jour et partout à Saint-Louis ailleurs qu’au Machu-Pichu, on peut se mettre en troupeau et foutre le bordel ?

Article ©ChienBleu, décembre 2016

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L’OSSERVATORE CALEDO ‏@LOSSERVATORECAL 8 s il y a 9 secondes

90% de convergences des tirs sur un bus d’enfants au #MontDore à #SaintLouis vendredi soir. #CalédonieEnsemble et le député ont raison !!!

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CATÉCHISME ET ABSTENTION

Bon oui je sais, vous préféreriez que je continue à vous gifler nos têtes à claques locales habituelles. Ok, mais prendre aussi de temps en temps votre cuillerée de Onfray, ça donne bonne haleine, les cuisses roses et l’air intelligent.

Allez, écoutez ça, une excellente émission, en entier svp, et particulièrement le passage à la minute 9.34 sur le catéchisme médiatique et politique qui tue l’esprit critique et lave les cerveaux en métropole et en Calédonie encore mieux que les idéologies fascistes et staliniennes, suffit de se farcir une heure de Gomes et deux kilomètres de convergences et de vivre ensemble, destin commun et avenir partagé, pour comprendre, ou pas…

Et écoutez bien aussi à la minute 13.05 la réponse de Onfray sur la question de l’abstention ou de ce vote actuel qui cautionne et renforce la confiscation de la parole et du choix des citoyens.

L’émission « Questions de Choix », organisée par France 3 Aquitaine en partenariat avec KEDGE Business School et l’école d’architecture ENSAP Bordeaux, accueil…

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ONFRAY HABILLE POUR L’HIVER LES DEUX PREMIÈRES DOUZAINES DE CANDIDATS PRÉSIDENTS : SÉDUCTION, ÉLECTIONS, TRAHISON

Rejoignez-nous sur « Michel Onfray Actualités » : https://www.facebook.com/groups/miche… Abonnez-vous à la Web TV de Michel Onfray et de…
youtube.com

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TERRE, AIR, FEU, HUILE…

Alors comme ça il paraît qu’à Saint-Louis y’a des Montdoriens qui, en passant, jetteraient de l’huile sur le feu décoratif que la tribu allume la nuit pour les fêtes, et sur la flamme du Montdorien inconnu. C’est pas bien ! Le maire est pas content, il va demander aux gendarmes de fouiller les coffres et de saisir vos jerricans d’huile !

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COMMENT IL DIT DÉJÀ L’AUTRE GOMES ? « VALEURS OCÉANIENNES PARTAGÉES » ?…

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IL Y A TOUJOURS UNE SOLUTION À TOUT. MÊME POUR SAINT-LOUIS JE SUIS SÛR QUE BRICO SYMPA NOUS TROUVERA UN TRUC !

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GAY : (À SAINT-LOUIS) « FAUT CESSER DE RAJOUTER DE L’HUILE SUR LE FEU. »

Raccourci de l’histoire marrant, enfin si l’on veut… Hier midi Éric Gay vient étaler sa salade négationniste et lénifiante habituelle à Transparence sur RRB, genre C’est l’accalmie / Faut pas instrumentaliser Saint-Louis / Faut garder la tête froide etc… et quelques heures après la tribu bloque, caillasse et canarde toute la nuit et toute la matinée les Montdoriens en leur disant « Mes chéris on vous a organisé une nuit de ouf, on vous kiffe trop les amours ! ».

Cet empilement de mots et de phrases aussi décousues que saccadées se résumant à « Tout va bien, écoutez pas Internet » a semblé tellement incongru et déplacé à RRB que l’interview n’a pas été mise en ligne alors que d’habitude les « Transparence » avec Nouar sont mises en ligne une heure après le vendredi après midi. Oseront-ils repasser cette salade cuite dimanche soir à 17h comme promis ?

Donc tout va bien chez monsieur le marquis du Mont-Dore et les 10 000 membres d’Info Route Du Mont-Dore sont de dangereux excités qui transforment leur sentiment d’insécurité en invention de caillassages, de barrages, de troncs, de carcasses, de nuits dans les voitures, de feux, de coups de feu et de balles perdues. Quelle imagination sur les réseaux !!! Lui Éric il sait bien garder la tête froide, il sait bien éviter « d’instrumentaliser à toutes les sauces » (une nouvelle expression montdorienne sauce rumpy) et il sait bien garder son huile pour la mettre dans ses salades et non pour la rajouter sur le feu…

RRB (9/12/16, RRB, Info soir) : Eric Gay souhaite que la situation à Saint-Louis ne soit pas instrumentalisée. (…) Aujourd’hui c’est l’accalmie qui prévaut et Éric Gay estime qu’il faut éviter de jeter de l’huile sur le feu.

Éric Gay (9/12/16, RRB, Info soir) : Je crois qu’il faut à un moment donné raison garder et puis éviter d’instrumentaliser Saint-Louis à toutes les sauces. Il faut pas se servir de ce qui s’est passé chez nous qui a créé cette grande difficulté que nous avons connu pour solutionner d’autres problèmes. Faut que chacun, quel que soit son niveau de responsabilité, garde la tête froide et, face aux différents problèmes que nous rencontrons sur nos communes, que ce soit des problèmes de délinquance qui sont clairement existants et sur lesquels il faut absolument trouver des solutions, mais il faut cesser de, par les différents moyens qui aujourd’hui existent, que ce soient par les réseaux sociaux ou autres, d’essayer de rajouter de l’huile sur le feu.

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L’OSSERVATORE CALEDO ‏@LOSSERVATORECAL 10 s il y a 10 secondes

#TouchePasÀMontDore
Avec le haussaire et le maire on vous encore préparé une nuit de ouf hier à Saint-Louis mes chéris !!!

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L’OSSERVATORE CALEDO ‏@LOSSERVATORECAL 36 s il y a 37 secondes

#Ségolène à qui ce farceur de François a fait croire qu’elle avait loupé l’enterrement de Hitler, de Staline et de Kim Jong-Un.

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L’OSSERVATORE CALEDO ‏@LOSSERVATORECAL 25 min il y a 25 minutes

Le Brexit en Italie ça s’appelle le Romexit ?

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SHOW À L’AMÉRICAINE
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CALÉDONIE ENSEMBLE N’EST PLUS QU’UNE BOITE DE COM

Immenses salles, larges écrans, vastes podiums bondés de stars, grands spectacles, phonings intenses, courriers de rameutage, danseuses et slameurs, avalanches de SMS, videos en direct, sites et télés à la botte, relais sur papier glacé des institutions, lumières et myriades de spots, Hollywood et Las Vegas Ensemble, slogans lancinants, standing ovations de la foule, les shows à l’américaine du groupe de rock Calédonie Ensemble sont de plus en plus grandioses et fracassants.
Ce parti n’est plus qu’une boite de com, qu’une agence de communication. À quand l’entrée en scène du leader du groupe en jetman jaillissant d’un hélicoptère ?

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En Calédonie on a tout essayé, même le drapeau kanaky, et ça marche pas fort, mais on n’a jamais essayé la droiture, la rigueur, le courage et la fermeté.

Mes idées pour la France F comme Faire Je consulte le manifeste Donnez votre avis sur les principales propositions EMPLOI « Bien sûr qu’il est possible de résorber le chômage… si l’on fait enfin ce qu’il faut ! » EDUCATION « Faire à nouveau de l’école…
fillon2017.fr

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INSÉCURITÉ :
DEMI-MOLLE POUR UN DEMI-RUMP

C’était pourtant bien parti, on allait voir c’qu’on allait voir, on allait lui en faire voir à la ministre, on allait lui en parler d’insécurité à la ministre, puisque « les gendarmes ne viennent pas même quand la vie des gens est en danger » scandait virilement Harold. Ça démarrait fort, et puis plouf, la panne, pas d’Eric Gay, pas de Dédé Naturel, pas de Frogier, la demi-molle, la débandade, les parties en déroute, le parti en berne… 🙁
Apparemment tout va bien à Dumbéa et au Mont-Dore… Ils en parlent des fois au RUMP d’insécurité ? Non ? Ça les insécurise ? C’est toujours un sentiment, un vague sentiment du côté de Saint-Louis ? C’est quand au fait que le RUMP il se rénove, qu’il se refait une santé, qu’il se purge, qu’il se… redresse ? 😀

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JEUX DE MAINS JEUX DE VILAINS
ou
BEN LE V’LÀ LE 3ème ACCORD !

J’me disais bien que ces paluches croisées, ces tope-là mon frère et ces jeux de mains jeux de vilains me rappelaient quelque chose ! Mais oui ! Bon dieu mais c’est bien sûr ! 1998 ! Le préalable minier ! Le sauve-qui-peut-ils-veulent-remettre-ça-vite-on-signe ! Liquidation totale, on solde, 90% de remise, 90 % de transferts, cause 90% de convergences.
Frogier va être content, le v’là son troisième accord !

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PHILIPPE GERMAIN : « NOUS ALLONS CONSTRUIRE LE CONTOURNEMENT DE LA ROUTE DE SAINT-LOUIS »

Ça y est ! La saison des letchis, des flamboyants en fleurs et des promesses flamboyantes de Calédonie Ensemble est là ! Et des Pères Noël aussi… On aura une autre route de Saint-Louis, et sûrement bientôt aussi un tunnel sous la mer pour aller à Sydney, et un train pour aller à Koumac, et un téléphérique pour aller à Port-Vila. Et des fontaines de chocolat chaud biscochoc Place des Cocotiers ?… 🙂

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ÇA VA BAISSER ?
ÉCOUTEZ LA LANGUE DE BOIS DE TAPPERO, UN MODÈLE DU GENRE !

Le journaliste de RRB pose clairement la question à Didier Tappero le patron d’AIRCALIN jeudi matin à la suite de son petit achat de 4 AIRBUS fin neufs :
« Ça veut dire que les billets d’avion vont baisser ? »

La réponse de celui qui ne jure que par les économies fabuleuses que cette petite dépense de 90 milliards CFP sortis de notre argent public va permettre de réaliser est beaucoup moins claire :
« Une économie de ce type nous permettra à coup sûr de contenir les éventuelles augmentations de charges que nous pourrions avoir par ailleurs et pourquoi pas, si les conditions s’y prêtent bien sûr, à détendre le plus possible la tarification. »

Un modèle de langue de bois, pure et dure, une langue de bois de fer ! On peut se demander ce que veut dire « détendre la tarification » chez Tappero… Étendre ? Descendre ? Le mot « descendre » doit lui faire mal à la bouche…

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L’OSSERVATORE CALEDO ‏@LOSSERVATORECAL 10 s il y a 10 secondes

Ça pleurniche pour continuer à envoyer le bac calédonien en France mais ça pleure pas quand on bannit les Français du travail en Calédonie.

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CODE DE LA ROUTE CALÉDONIEN

Quatre nouveaux panneaux spécifiques au réseau routier du Mont-Dore entrent en vigueur en ce jour.

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FADE

J’ai trouvé ce gars ni convaincu ni convainquant, mal informé, imprécis, vague, peu motivé, et j’ai trouvé son discours très « robinet d’eau tiède » et, pour un parti qui se veut hors « système », très politicien. Fadasse sur l’économie et la vie chère avec Belmont, inodore, incolore et sans saveur sur la politique ici avec Waia. Rien sur l’apartheid au travail, rien sur Saint-Louis, rien sur les privations du droits de vote, rien sur les dictats multiples kanaky dont l’inscription automatique. Que des banalités. Tout ça pour ça ?!

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Retrouvez mon intervention lors du JT de 19h30 sur la chaîne TV Calédonie 1ère ce mercredi 30 novembre 2016… Merci de la partager autour vous !

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CERTAINS AURONT DEUX VOIX AUSSI À NOTRE RÉFÉRENDUM ?

Fillon voulait donner deux voix aux jeunes anglais pour leur référendum sur le Brexit, soit par gérontophobie, soit par jeunisme, ou les deux. Voudra-t-il aussi donner ici deux voix à certains calédoniens pour notre référendum, avec le même raisonnement subjectif que certains seraient davantage concernés, davantage légitime pour s’exprimer ? On a déjà des électeurs à zéro voix et à une voix, inscrits ou pas, alors pourquoi pas des électeurs à zéro, une, deux ou même trois voix tant qu’on y est, sacré François !

lelab.europe1.fr
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NOTRE MYTHOLOGIE À NOUS C’EST LAFLEUR ET TJIBAOU…

VIDÉO. Le philosophe s’élève contre l’hommage poisseux qu’a rendu Jean-Luc Mélenchon au dictateur cubain. Et de rappeler le vrai bilan de Fidel Castro.
lepoint.fr|Par Le Point.fr
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LA CALÉDONIE ÇA DOIT ÊTRE DE L’ART MODERNE…

Un pays presque en faillite qui fait de la cavalerie pour payer sa santé, qui pleure des milliards à la France pour payer ses usines, incapable d’assurer sa sécurité, mais qui se paye une flotte neuve d’avions de luxe, mais qui veut l’indépendance, mais qui crache sur la France et pratique l’apartheid des Français. Euh… c’est de l’art moderne ou bien faut m’expliquer.

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TROP C’EST TROP !!! 😀

J’adore ces titres « L’acte de vandalisme de trop et bla et bal… ». Les journalistes sont formidables ! 🙂
Des actes, crimes, barrages, agressions, saccages, incendies, caillassages, méfaits et accidents « de trop » ils nous en sortent tous les jours tous les jours tous les jours tous les jours… Trop c’est jamais assez !
Les politiciens, ministres et préfets de services nous sortent exactement la même chose tous les jours…
Mais eux ils ajoutent « Je dénonce avec la plus grande fermeté ». Ça donne alors : Je dénonce avec la plus grande fermeté cet acte de vandalisme de trop, et bla et bla… 😀

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CHE GUEV’GOA
ou
CUBA EST LIBÉRÉ DE 50 ANS DE DICTATURE MAIS NOUS ON N’EST PAS SORTI DE L’AUBERGE… KANAKY !

Tout est dans le titre…
… et dans l’article ! 🙁

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L’OSSERVATORE CALEDO ‏@LOSSERVATORECAL maintenant

– Petite infirmière lauréate, tu préfères une mission en Syrie ou le dispensaire de Kouaoua ?
– Pitié la Syrie ! Alep ça serait super !

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OUI LA CALÉDONIE EST VRAIMENT UNIQUE !

Connaissez-vous un autre territoire, un autre pays, qui pratique en 2016 à l’égard de sa propre population un apartheid parfait lui empêchant de voter, de travailler, de solliciter des aides et présenter des concours ?

Connaissez-vous un autre territoire, un autre pays, qui laisse sa propre population en 2016 et depuis des décennies soumise sans aides et sans secours à une guérilla et à un terrorisme intouchables sur une route aussi angoissante et risquée que celle du salaire de la peur ?

Non ? Ben vous voyez bien : on est unique !

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Les points communs entre le SICOM VKP et la mairie de Koné aux gestions impeccables, ou plutôt impeccablement examinées par la Cour des Comptes, c’est 4 syllabes et une petite musique : go ro mi do …

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L’OSSERVATORE CALEDO ‏@LOSSERVATORECAL maintenant

#Calédonie #Kanaky #ViolencesAuxFemmes
Femme tabassée, mari poignardé, bien fait ! 🙂
#PlusEfficaceQueLesCampagnesDeMerdeDeLaProvinceSud

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L’OSSERVATORE CALEDO ‏@LOSSERVATORECAL 13 s il y a 14 secondes
La classe politique calédonienne, qui ne paye pas ses billets de première classe, trouvait les airbus d’Aircalin indignes de sa grandeur…

Révision des prix de la famille complète d’appareils avancés et économes en carburant d’Airbus
airbus.com
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L’OSSERVATORE CALEDO ‏@LOSSERVATORECAL 7 sil y a 8 secondes
#NouvelleCalédonie
En Nouvelle-Calédonie, pendant l’apartheid, la guérilla et les saccages la défiscalisation et les affaires continuent…

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Depuis des mois, à chaque fois qu’un #Montdorien a réussi à passer #SaintLouis il le proclame sur Facebook. La paix règne en #Calédonie

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Mândieu ! Les voleurs se sont payés une nouvelle caisse à outils ! On n’est pas près d’avoir des billets sur Paris à moins de 300 000 balles et des AR sur l’Australie et Wallis à moins de 100 000 balles… 🙁

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Hollande pas candidat, Temaru peut être élu

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BRIGHELLI INTERROGE FILLON SUR L’ENSEIGNEMENT (24/11/16)

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Moins d’enseignants, davantage présents

Jean-Paul Brighelli : Votre programme prévoit une réduction importante des effectifs de la fonction publique. Dans l’enseignement, comment cela se traduirait-il ? Par la suppression de postes ? Par une modification de la charge de travail des enseignants ? Par une réduction du nombre d’heures de cours ?

François Fillon : La diminution du nombre d’emplois publics est nécessaire pour que notre pays réduise ses dépenses publiques, les plus élevées d’Europe, et puisse redresser son économie. Chaque mois, la France doit emprunter pour payer le traitement et la retraite de ses fonctionnaires. C’est profondément injuste pour les générations futures sur lesquelles pèsera une dette que leurs aînés auront égoïstement et considérablement augmentée. S’agissant de l’éducation, je vous rappelle la conclusion du rapport de la Cour des comptes en 2013 dans son rapport « Gérer les enseignants autrement » : « Le système éducatif ne parvient à répondre ni aux besoins des élèves, ce dont atteste la dégradation des résultats de la France, ni aux attentes professionnelles des enseignants. Dans cette situation, le problème n’est pas celui du nombre d’enseignants ou d’une insuffisance de moyens. C’est l’utilisation des moyens existants qui pose problème : la gestion des enseignants se caractérise en effet depuis de nombreuses années par de multiples dysfonctionnements. »

La Cour suggère de nombreuses pistes qualitatives d’amélioration qui pourront être mises en œuvre. Je pense en outre à quelques principes simples : réduire la charge d’enseignement en début de carrière pour permettre aux jeunes enseignants de bien préparer leurs premiers cours ou en fin de carrière pour former les nouveaux professeurs, augmenter le temps de présence de l’enseignant dans les établissements pour mieux accompagner les élèves…

On a actuellement d’immenses difficultés à recruter des enseignants – et les salaires, parmi les moins élevés d’Europe, y sont pour beaucoup, même s’ils ne sont pas tout. Vous êtes bien conscient qu’une hausse du temps de travail sans compensation se traduirait par une baisse des revenus des enseignants, qui survivent souvent aujourd’hui grâce à deux ou trois heures sup. Comment revivifier l’attractivité du métier ?

Nos professeurs ont une tâche difficile, et le pays doit leur marquer sa reconnaissance, en termes tant moraux que matériels. Il faut les aider et les soutenir : d’abord par leur formation, qui devrait prendre la forme d’un apprentissage auprès d’un collègue chevronné et devrait être continue au cours de leur carrière, et puis par leur rémunération. En début de carrière et même quinze ans après, nos professeurs sont payés environ deux fois moins que leurs collègues allemands. Je le dis avec franchise, nos moyens financiers sont limités et je ne puis promettre n’importe quoi, mais il faudra revaloriser leur traitement en échange d’une réduction du nombre de postes et d’un allongement de la présence dans les établissements – qui est chez nous moins importante qu’en Allemagne. Et, naturellement, la rémunération devra comprendre une part liée au mérite, contrairement à ce qu’a décidé le gouvernement actuel.

L’autonomie des établissements contre l’emprise des pédagogistes

Vous avez tout récemment fait une sortie contre la secte des « pédagogistes », qui d’ailleurs ne vous le pardonnent pas et protestent vivement – à croire qu’Alain Juppé, qui a leurs faveurs, est le candidat naturel… de la gauche ! Quelles manifestations de cette emprise pédagogiste avez-vous constatées quand vous avez vous-même été ministre rue de Grenelle ? Comment desserrer l’emprise qu’ils exercent depuis plus de vingt ans sur l’éducation ?

J’ai dit en effet que la dégradation de nos résultats scolaires n’était pas de la faute des enseignants, mais d’une caste de pédagogues prétentieux qui, depuis des années, ont imposé des programmes jargonnant. Je me souviens des difficultés que j’avais rencontrées lorsque, ministre de l’Éducation nationale, j’avais demandé que l’on rétablisse une dictée au collège. Gilles de Robien a affronté les mêmes difficultés lorsqu’il a voulu encourager de bonnes méthodes de lecture en CP, Luc Chatel quand il a voulu faire enseigner l’économie de l’entreprise au lycée ! On ne peut plus continuer comme cela. Il est temps de donner de l’air à un système que ce centralisme excessif étouffe. L’État fixe les principes et les programmes, le niveau des professeurs, et certifie les examens. Pour le reste, une responsabilité accrue donnée aux établissements scolaires conduira à restaurer un peu de bon sens.

Vous avez manifesté votre intention de déconcentrer la gestion de l’éducation, voire de donner beaucoup d’autonomie aux établissements. Comment cela se traduirait-il pratiquement ?

D’abord, il faut faire confiance aux établissements, et faire cesser la dictature des circulaires. Il faut changer de raisonnement : ne plus tout organiser à partir du ministère, mais se concentrer sur l’établissement. Pourquoi donner plus de responsabilités aux établissements ? C’est pour avoir – comme c’était le cas il y a un siècle – le meilleur système éducatif d’Europe. Or les États qui dans le monde ont les meilleurs résultats, ce sont ceux qui sont caractérisés par de vraies responsabilités données aux établissements et une stabilité des équipes. Les établissements ont une taille humaine, au contraire de la machine de l’Éducation nationale ; les établissements sont proches de leur environnement, proches des collectivités, des entreprises, des associations locales. Donner plus de responsabilités aux lycées et aux collèges, c’est, tout en veillant bien à l’application des programmes nationaux, permettre à un établissement de disposer de ses crédits, de marquer sa personnalité (plus d’activités culturelles, plus de rencontres avec l’entreprise et le monde des métiers, plus d’ouverture à l’international, une organisation des cours différente : par exemple, une semaine où on fait plus d’horaires d’une matière, une autre où on en fait moins…), d’innover ; c’est faciliter le remplacement de courte durée des professeurs, c’est adopter un règlement plus sévère lorsque c’est nécessaire dans un établissement perturbé, c’est mieux utiliser les ressources numériques. La responsabilité, c’est faire confiance.

Au collège, retour aux fondamentaux

La réforme du collège entreprise à tous les niveaux simultanément par Mme Vallaud-Belkacem a été fort mal reçue par plus de 80 % des enseignants, la plupart des syndicats et bon nombre de parents d’élèves. Est-il dans vos intentions de revenir à un statu quo ante, ou de réécrire les programmes – voire de repenser complètement le système ?

Cette réforme qui a affaibli les disciplines, mis à mal l’enseignement des langues anciennes et de l’allemand devra être abrogée. De plus, les enseignements interdisciplinaires au niveau du collège posent un problème de fond : ce sont des enseignements qui s’éloignent des fondamentaux et qui se font souvent en prélevant des heures de cours sur les enseignements fondamentaux. Avant de traiter de l’interdisciplinarité, il faut avoir une bonne connaissance des disciplines fondamentales ! Laissons au collège le temps de la connaissance, l’interdisciplinarité viendra au lycée ou à l’université. Je désapprouve également des programmes qui fragilisent le lien que nos enfants doivent apprendre à tisser avec l’histoire, la langue, la littérature de notre pays. Ce gouvernement a laissé se développer un enseignement culpabilisateur de notre histoire. L’étude de la langue française, la maîtrise de son orthographe et de sa grammaire sont à reprendre, comme doit l’être au lycée le programme de sciences économiques.

Pour une bonne part, ces programmes s’appuient sur le « cadre européen de références » qui a substitué des « compétences » quelque peu floues à la traditionnelle transmission des savoirs. Jusqu’à quel point vous sentez-vous tenu par les décisions issues du protocole de Lisbonne, qui n’ont guère aidé à monter le niveau ?

J’ai fait adopter par le Parlement en 2005 le « socle commun de connaissances et de compétences » – il y a un ordre des mots. Cela signifie que les connaissances priment et que les compétences sont le moyen de mettre en œuvre les connaissances et de vérifier leur acquisition. Par exemple, s’exprimer clairement, à l’oral et à l’écrit, savoir réciter, savoir se comporter poliment en classe, argumenter sans s’énerver, en histoire classer les événements par ordre chronologique.

Maîtrise de la langue, récit national, excellence

De récentes analyses officielles prouvent, s’il en était besoin, que le niveau de maîtrise de la langue française, particulièrement à l’écrit, s’est littéralement effondré ces dernières années sous les coups d’une pédagogie qui fait de l’expression orale et de la « construction par l’élève de ses propres savoirs » l’alpha et l’oméga de sa pratique. Comment revivifier l’apprentissage du français ?

Je veux donner la priorité absolue à la maîtrise de la langue : un vocabulaire important acquis dès l’école maternelle, l’apprentissage de la lecture en avançant l’âge de la scolarité obligatoire à 5 ans pour y consacrer plus de temps avec les meilleures méthodes, tenant compte des travaux de la science sur le développement intellectuel des enfants [les neurosciences, NDLR] ; des tests réguliers en lecture et en dictée pour vérifier les progrès et aider les élèves en difficulté. À la rentrée 2018, un enfant n’entrera plus en sixième s’il ne sait pas lire. Et, au collège, les heures de français seront augmentées par la disparition des enseignements pratiques interdisciplinaires.

Les Français aiment l’histoire – et l’enseignement de l’histoire est l’objet de multiples débats, tant l’identité française est liée à cet apprentissage. Êtes-vous partisan du retour du récit ou du roman national ?

Je demande que l’Éducation nationale enseigne aux élèves l’histoire de la nation française. Ce ne sont pas les professeurs qui sont en cause, ce sont ceux qui rédigent des programmes confus et les ministres qui les approuvent. Je souhaite confier à des académiciens, qui s’entoureront des meilleurs avis, la rédaction d’un programme scolaire en histoire centré sur le récit national : les faits, les dates, les hommes et les femmes ayant marqué notre pays. Ces programmes doivent être adaptés aux âges des élèves : on n’apprend pas les mêmes notions, on n’exige pas la même réflexion d’un enfant de 9 ans et d’un lycéen de 17 ans. Le récit doit s’organiser dans une démarche chronologique, s’appuyant sur des événements-clés datés, des cartes pour connaître l’espace concerné et de grands personnages, car il s’agit de l’histoire d’êtres humains et non d’une histoire abstraite. L’objectif est que l’élève sache d’abord qui il est et quel est le cadre dans lequel il évolue. L’histoire de la France ne doit donc pas être une annexe de l’histoire du monde ; au contraire, il faut partir de notre histoire pour découvrir celle du monde.

Ce qui est grave, c’est de ne pas montrer aux enfants et aux jeunes que les valeurs de la France ont été construites d’abord par l’action de celles et ceux qui ont participé à son histoire, à la construction du territoire, à la définition d’une façon de gouverner, et qui ontaussi incarné la liberté, l’égalité, la fraternité. Au fond, on nous admire dans le monde pour nos valeurs et notre histoire, souvent très connues à l’étranger, mais la France néglige de les enseigner à ses enfants ! Il faut réinstituer les principes de l’école de la République.

Sous prétexte d’une lutte contre « l’élitisme », de très sérieuses menaces pèsent aujourd’hui sur les classes préparatoires aux grandes écoles, l’un des très rares secteurs encore performants dans le système éducatif. Envisagez-vous vous-même une modification du système d’accès à l’excellence ?

La France a besoin d’excellence et notre système éducatif doit y contribuer. Je suis favorable aux classes préparatoires qui s’inscrivent dans cette tradition d’excellence faisant honneur à notre éducation nationale. Je suis aussi très attaché aux sections européennes et aux classes bilangues, dont j’avais fait adopter la création en 2004 lors d’un conseil des ministres franco-allemand. Mais tout ce qui ressort de l’excellence – rappelons-nous la tentative de supprimer les bourses au mérite –  dérange ce gouvernement !

Laïcité

Des événements terribles, et une emprise communautariste bien perceptible, ont prouvé que l’apprentissage de la laïcité à la française était fort dégradé. Faut-il, selon vous, revenir à une laïcité intransigeante ou l’aménager en fonction des desiderata des diverses religions ? En particulier, envisagez-vous une modification de la loi de 2004 sur les signes religieux à l’école – soit en revenant sur certaines dispositions, soit en les étendant, par exemple, à l’université ou aux hôpitaux ?

J’ai été le premier ministre de l’Éducation nationale à faire appliquer la loi sur l’interdiction des signes religieux à l’école à la rentrée scolaire 2004. J’ai été le Premier ministre qui a fait adopter la loi interdisant la burka. Je demande simplement une application rigoureuse de ces lois.

Les trois premières mesures

Vous voici au pouvoir. Quelles sont les trois premières mesures que prendrait votre ministre de l’Éducation ?

1. Les écoles élémentaires appliqueront une règle claire : 3/4-1/4. Trois quarts du temps d’enseignement pour la langue française (lecture, écriture, dictées, poésies), le calcul et l’histoire et l’instruction civique. Un quart du temps pour les autres enseignements : sciences, géographie, musique, art, sport, anglais. Revenir aux fondamentaux est impératif.

2. En cinquième, quatrième et troisième, les 3 heures d’enseignements pratiques interdisciplinaires seront supprimées afin de rétablir des horaires complets, notamment en français, mathématiques, histoire-géographie et sciences.

3. Un programme de formation continue sera proposé aux enseignants ; il sera centré sur l’application des neurosciences à l’apprentissage des élèves et l’utilisation du numérique.