JE M’APPELLE JORDA ET J’SUIS PETIT ou DUR DUR D’ÊTRE UN BÉBÉ PARTI

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JE M’APPELLE JORDA ET J’SUIS PETIT

Dur dur d’être un bébé parti… Bon alors il nous a raconté quoi le Michel Jorda ce soir ? D’abord qu’il a fui le bateau du Parti Socialiste vu qu’il devait avoir un peu honte de son pote François le looser et de sa copine Ségolène Castro, et de la douzaine de roquets de gauche qui se balancent des crochets du droit aussi grotesques que suicidaires.

On apprend qu’il s’est baptisé lui-même « Les Progressistes », ou « Le Progressiste », l’utilité du pluriel de l’appellation restant à démontrer étant donné que la plupart du temps Michel c’est plutôt Je marche seul / En oubliant les heures / Je marche seul / Sans témoin, sans personne.

Mais on se dit que pour être moins seul il aurait dû se marier avec Gomes et Calédonie Ensemble vu qu’il lui a piqué tous ses thèmes et toutes ses formules (et même son gâteau à l’anniversaire du Palika…) : le jour d’après à préparer, l’indépendance qui se résume à un siège à l’ONU et dont tous les Calédoniens se foutent il paraît, la production locale avec sainte FINC-priez-pour-nous, l’émancipation réussie, la TGC compétitivité…

Et ça n’a pas échappé à Alexandre Rosada qui lui demandé si finalement CE lui convenait. L’autre n’a pas dit non mais n’a pas répondu quand même qu’il ratisserait des zoreilles de gauche pour les offrir à Philippe.

Le journaliste ne l’a pas trop embêté je trouve… mais il lui a pourtant indiqué quelques contradictions : pas indépendantiste mais désormais indépendant du PS et des partis nationaux, pas indépendantiste mais maqué avec le Palika pour la primaire de la gauche. Primaire pour laquelle on est surpris d’apprendre qu’ils ouvrent 20 bureaux alors qu’on n’est pas sûr qu’ils auront 20 électeurs…

Parmi les non-réponses ou coups langue de bois pittoresques on aura eu droit à un grand silence sur son candidat de gauche préféré, à une transformation pudique des milices encouragées par la mairie du Mont-Dore par le beaucoup plus pudique terme « associations », à une légalisation du cannabis qui assurera à coup sûr la fin du cannabis,

Quant au référendum, notre secrétaire général des Progressistes s’est transformé en madame la marquise pour nous affirmer que tout allait très bien et que tout irait très bien puis « les esprits sont bien calmés ». Ah oui Micjhel ?! Bah si tu l’dis…

Rosada n’a été très bon mais finalement Jorda est excellent, lui, pour se ridiculiser tout seul.

SHOW À L’AMÉRICAINE ou CALÉDONIE ENSEMBLE N’EST PLUS QU’UNE BOITE DE COM

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Immenses salles, larges écrans, vastes podiums bondés de stars, grands spectacles, phonings intenses, courriers de rameutage, danseuses et slameurs, avalanches de SMS, videos en direct, sites et télés à la botte, relais sur papier glacé des institutions, lumières et myriades de spots, Hollywood et Las Vegas Ensemble, slogans lancinants, standing ovations de la foule, les shows à l’américaine du groupe de rock Calédonie Ensemble sont de plus en plus grandioses et fracassants.
Ce parti n’est plus qu’une boite de com, qu’une agence de communication. À quand l’entrée en scène du leader du groupe en jetman jaillissant d’un hélicoptère ?

LE DIALOGUE DU NOYÉ ET DU JOURNALISTE

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Je ne dirai peut-être pas quand même que le Dunoyer s’est noyé mais il a beaucoup brassé et ramé, très essoufflé tout au long de l’interview d’un Alexandre Rosada qui d’est montré à nouveau très pro, très précis, tout en restant très serein et très courtois, assez souverain pour reprendre un mot cher à Gomes.

Le blabla volubile et rapide du porte parole Philippe Dunoyer était dans l’ensemble une soupe aux nouilles chinoises chaude mais sans nouille et pas chaude. Juste deux ou trois pépins incongrus dedans, sous forme d’une charte des valeurs locales que l’imam Gomes veut nous imposer et d’une obligation pour les collégiens et lycéens de se cogner inutilement une langue inutile, qui restent quand même coincés au fond du gosier après le passage de l’eau tiède du noyé.

Évacuation molle des questions pertinentes de Rosada sur Aircalin, sur la vie chère et sur les candidatures aux élections législatives. En résumé une intervention très faux-cul le doigt sur la couture du pantalon, et, face aux pressions du journaliste, une attitude de prestidigitateur naguère habile qui désormais loupe tous ses tours et laisse voir toutes ses ficelles…