FAITES CE QUE JE DIS ET NON CE QUE JE FAIS

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À croire que le gouvernement se prend pour Saint Matthieu… Dans le domaine de l’égalité de traitement dû aux femmes, en plus de demander aux gamins de faire ce qu’il dit, ce gouvernement leur a-t-il demandé de ne pas faire ce qu’il fait, ce que certains de ses membres font régulièrement en tout cas ? Non ?

Pour compléter et enrichir ces sympathiques devoirs de vacances, ce gouvernement a-t-il aussi demandé à ces jeunes de comparer cette future et magnifique charte de l’égalité hommes-femmes en Nouvelle-Calédonie à la Charte du peuple kanak élaborée par ses grands amis du sénat coutumier ? Non ?

 

UN BATTIE PEUT EN CACHER UN AUTRE

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Les singeries de David BATTIE dans la montagne : 15 minutes sur NC1ère hier soir. Les tueries du clan BATI à Houaïlou hier soir au même journal : 15 secondes à tout casser.

Moi je sais pas mais quand même je crois pas être le seul à considérer que les tribulations et gesticulations du BATTIE à travers la chaîne avec son p’tit papa en hélicoptère et sa p’tite femme qui lui apporte une quiche et un sandwich bien frais, dont RFO télé et RFO radio nous saoulent presque tous les jours depuis des semaines on s’en fout et contrefout grave. Ça n’intéresse personne, ça n’apporte rien à personne, ça gave plutôt vu que le p’tit Tintin aventurier ravitaillé en hélico et sa famille se la pètent et nous gavent total. À ce compte-là je me demande pourquoi la télé vient pas nous filmer quand on débrousse le terrain le samedi matin. C’est une aventure aussi ! Il fait c’qu’il veut de son temps, de ses guibolles et de son pognon mais qu’il nous lâche ! Et surtout que NC1 nous lâche avec ce genre de connerie !

Une NC1 qui aurait mieux à faire pourtant, faire son boulot par exemple, et nous informer plus amplement sur les choses importantes, sur un massacre en brousse sur fond de conflit foncier ancien et de faillite de la coutume, par exemple. 2 morts, 4 ou 5 blessés dans une bataille entre un clan KABEU et un clan BATI : qui, où, quand, pourquoi, combien, comment ? Et des questions de fond : À quoi servent la coutume et les coutumiers ? Quelles seront les suites ? Dans quelle logique ou plutôt dans quelle irrationalité récurrentes ce conflit s’inscrit-il ? Les médias de métropole tourneraient en boucle sur une affaire capitale de ce type. Avec des enquêteurs, des invités, des experts. Non, ici, dans notre média public, 15 secondes, pas plus, et 15 minutes de BATTIE pour masquer le vide, pour dissimuler l’omerta, pour cacher la réalité de l’affaire BATI.

ROCH WAMYTAN, UN PUR PRODUIT DU COMMUNAUTARISME, PARMI D’AUTRES…

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Inutile de s’énerver contre les propos insultants de Rock Wamytan à l’égard de Gil Brial en assemblée publique au Congrès. Il n’a fait que dire tout haut ce que la communauté indépendantiste pense réellement mais dit et répète en général plus discrètement depuis bientôt quarante ans en Nouvelle-Calédonie. En imposant à priori la protection communautariste aux délinquants et en décrétant l’invalidation de l’élu Brial, récusé en raison de son extériorité à la communauté en question, le signataire Wamytan ne fait qu’exprimer la philosophie du FLNKS et de tous ses électeurs, et on peut le remercier à ce titre de cet éclairage, que certains appellent tant de leurs vœux…
 
La question est donc communautaire. Inutile de chipoter et de s’agacer sur des cas et des points particuliers. Prendre un peu de hauteur et embrasser les choses dans leur ensemble. Le problème actuel de la France c’est le communautarisme, un communautarisme culturel, social, économique et politique, qui est une obsession de la communauté, qui place cette communauté hiérarchiquement au dessus des autres et au-dessus de l’individu, qui exige cohésion et soumission chez les membres dans tous les aspects de leur vie, et qui légitime même les violences au nom de la communauté.
 
Le problème en France métropolitaine réside dans le communautarisme musulman, le problème dans la Calédonie française se trouve dans le communautarisme indépendantiste. En effet, à la différence des pays anglo-saxons où le communautarisme est cloisonné et où les communautés coexistent sans cohabiter et sans exiger de prééminence ni de traitement particulier, grâce à ce cloisonnement étanche, le communautarisme français est exclusif et invasif du fait du brassage républicain et de la cohabitation nationale, qui ont pu brasser et homogénéiser nombre de régionalismes et d’immigrations étrangères mais qui n’arrivent plus à le faire avec des communautés qui ne sont plus solubles dans le bain français car elles se posent à priori dans une altérité irréductible : religieusement et culturellement supérieures, historiquement légitimes et créancières, légalement non justiciables, économiquement prioritaires, socialement dérogataires.
 
Peu importe ce monsieur Wamytan, qu’il est bien vain de mater par le petit bout de la lorgnette. Demandons-nous plutôt jusqu’où iront l’invasion et l’intolérance de ces communautés à qui le creuset républicain permet d’imposer à tous leurs quatre volontés, dans la ville, dans les médias, dans les institutions, tout en nous interdisant de leur dire nos quatre vérités, sous peine d’être diabolisés, accusés, jugés, condamnés… faute d’immunité communautaire.