CALÉDONHYPOCRITE, KANAKHYPOCRITE

Tongues
 
Il y a les pays démocratiques où le peuple choisit les dirigeants au pouvoir par le vote.
Il y a les pays despotiques où les dirigeants imposent leur pouvoir au peuple par des coups de force et la force des armes.
 
Et puis il y des pays hypocrites où les dirigeants font de la démocratie hypocrite et de la dictature hypocrite.
La Nouvelle-Calédonie est le pays le plus hypocrite de ces pays hypocrites, avec deux sortes d’hypocrites, les démocrates hypocrites et les despotes hypocrites.
 
En Calédonie, les démocrates hypocrites font des campagnes et des promesses hypocrites et changent de camp aussitôt élus.
Ils prêchent hypocritement la paix, le partage et l’amour et pratiquent l’agression, l’exclusion et la haine.
Ils disent au peuple de choisir mais de choisir juste ce qu’ils ont choisi pour lui et ils ajoutent hypocritement que sinon ça sera violent et dangereux pour la démocratie.
 
En Calédonie, les despotes hypocrites font des coups de force hypocrites, en lâches, en douce, lançant des sourires à l’adversaire et puis lui lançant après une hache, ou en même temps, et puis ils signent hypocritement la paix pour avoir la paix.
Ils dictent au peuple leur loi et leurs quatre volontés et menacent les hors-la-loi tout en disant hypocritement que c’est une bonne loi et de la bonne volonté.
Ils votent hypocritement des accords, sous la menace de la force et des coups de force si on ne leur accorde pas ce qu’ils veulent, en déchirant les accords quand ils ne sont plus d’accord.
 
Nulle part, jamais, on a autant volé le pouvoir au peuple avec autant d’hypocrisie. CalédonHypocrite, KanakHypocrite.

LES LAMPISTES CALÉDONIENS

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Surprenantes et récurrentes toutes ces affaires calédoniennes où on se rend compte cinq plus tard, dix ans plus tard, qu’un comptable, qu’un gérant, qu’un employé, qu’un fonctionnaire, qu’un fournisseur, qu’un soumissionnaire, qu’un prestataire, un syndic, qu’un employeur, ont truandé pendant des lustres et des lustres leurs patrons, leurs employés, leurs clients, le fisc, l’administration, les institutions, l’État, la puissance publique, pour des sommes chiffrées en dizaines de millions et même en centaines de millions de francs CFP.

Au bout de dix ans, un patron (un pharmacien, un garagiste, un supermarché…) pleure parce qu’il y un trou dans sa compta de 50 millions et que sa comptable va un peu trop au casino et roule en merco. Gros titres dans les journaux et un lampiste porte le chapeau au tribunal.

Au bout de dix ans, l’administration pleure parce que son petit fonctionnaire roule en Cayenne et se paye une piaule à 100 bâtons à Tuband juste à côté de celle de son cousin du BTP habitué des marchés de ladite administration. Gros titre dans les journaux et deux lampistes portent le chapeau au tribunal.

Vous allez pas me faire croire que le patron en question et que l’administration en question ils sont pas foutus de repérer des trous et des abus de dizaines voire centaines de millions ! Et pendant des années et des années ! Alors que nous on se rend très bien compte qu’il va nous manque dix mille balles pour la fin du mois.

Alors ? Incompétence ? Fainéantise et absence des responsables dans leurs boites et dans leurs services ? Surabondance de pognon tellement forte qu’un trou de trente ou cent millions se voit même pas ? Laxisme et permissivité ? Fuite devant les vagues et le scandale ? Complaisance et complicité ? Tout ça à la fois très souvent et toujours à la fin…

… un lampiste.

UN ÂGE POUR CHAQUE CHOSE, PITIÉ POUR EUX : NE LEUR FAITES PAS SINGER LES ADULTES

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C’est la saison des conseils municipaux juniors, vous avez remarqué ?
 
On a tous été à la communale, au primaire, en cours moyen, on a tous eu 10 ans. On faisait quoi ? On allait à l’école, et après on jouait. On faisait ce que les instits nous disaient et puis après c’était entre nous, on avait notre monde, pas le monde des adultes, nos copains, nos histoires, on se baladait à pied ou à vélo, on allait dans la campagne, à la mer, à la rivière, à la boulangerie acheter des sacs de bonbecs, on faisait des cabanes, on grimpait dans les arbres, on accrochait des cordes, on descendait sur l’herbe des pentes avec des luges en cartons, on jouait à des batailles si on étaient plus nombreux, deux camps, un peu la guerre des boutons, on faisait un peu de conneries, des fois. On avait pas besoin des adultes pour nous occuper, pour nous imposer le cheval, et l’école de musique, et la danse, et le karaté, et encore moins les conseils municipaux juniors ! Et c’était bien, et c’était l’âge pour faire ça, et on voudrait bien recommencer, retourner là-bas, retrouver le temps des jeudis, des amis, de la liberté.
 
Mais on allait pas dans les mairies jouer les adultes et les politicards, mon Dieu ! On jouait pas les singes savants, les conseillers juniors, nous, à répéter les salades des maîtresses et des mairesses comme des perroquets imbéciles et pathétiques, pour que des enseignants et des politiciens se fassent mousser. Et en plus on veut leur faire singer le pire ! Des politicards ! Et on les fait jouer aux élections, et on leur paye un petit costume d’élu bien sage et de toutou bien dressé, et il faut qu’ils récitent des leçons débiles, avec un ton niais.
 
Pitié pour les gosses ! Laissez-les vivre leur vie de gosse, c’est si court ! Et ne leur fourrez pas dans la tête ces phrases à la con qu’ils régurgiteront au micro comme des petits animaux de foire ou de cirque devant un public larmoyant et des parents attendris genre « Nous voulons des trottoirs roses autour de l’école, et puis du savon qui sent bon aux cabinets, et puis nous allons envoyer une lettre au Président pour qu’il interdise la guerre et la misère sur la Terre et bla et bla et bla…
 
Voir ces vieilles rombières transformer ces gamins en lapins crétins et ces seniors abrutir nos juniors, ça donne des envies de meurtre. Pitié pour les enfants, ne les grimez pas en vieux, laissez leur l’insouciance et leur enfance, un âge pour chaque chose.