ÉCLAIRAGE ET RADOTAGE SONT LES DEUX MAMELLES DE THIERRY ET MICHEL

sant
ÉCLAIRAGE ET RADOTAGE SONT LES DEUX MAMELLES DE THIERRY ET MICHEL

Non ce n’était pas de l’exhibition amateur genre Jacquie et Michel mais ce n’en était pas moins obscène dans l’insistance lourdingue car si vous n’aviez pas compris qu’il fallait éclairer le jour d’après et que le référendum était inutile et dangereux Michel et Santa sont venus vous le répéter pour la trois millionième fois hier et avant hier devant les caméras, aussi, au journal télé, estimant probablement que le cerveau des Calédoniens avait besoin lui aussi d’éclairage… Merci qui ?

« Ce que nous devons faire c’est éclairer le choix des Calédoniens. Il s’agit simplement d’expliquer aux Calédoniens quel sera le jour d’après le référendum, que le résultat soit oui ou que le résultat soit non, dans quelle Calédonie les Calédoniens se réveilleront, avec quelle organisation des pouvoirs publics. Il est important pour éclairer le choix des Calédoniens de préparer l’après référendum, que les formations politiques se positionnent clairement sur le modèle de société qu’elles veulent. » nous a ressassé à nouveau Philippe Michel, estimant sans doute que plus on répétait « Calédoniens » dans la même phrase plus on faisait croire qu’on les respectait mais révélant en fait qu’il méprisait leur droit citoyen (et Dieu sait combien on nous saoule pourtant avec ce mot) à approuver ou refuser l’indépendance et qu’il voulait remplacer ce droit par une cuisine « entre-soi » des « formations politiques » concoctant à la place des Calédoniens « l’organisation des pouvoirs publics » et leur « modèle de société », avouant même par son « que le résultat soit oui ou que le résultat soit non » combien son parti se foutait grave de ce résultat et du passage à l’indépendance, semblable « à 90% » au maintien dans la France.

« La solution d’un référendum tel qu’il est prévu aujourd’hui dans l’Accord de Nouméa est inutile voire dangereux, inutile parce qu’on connait les résultats, dangereux parce qu’à nouveau ça va mettre dos à dos la population calédonienne. » nous a encore seriné Thierry Santa, oubliant sans doute que c’est son chef-oui-chef Frogier qui a approuvé et signé cet Accord de Nouméa « inutile et dangereux », affirmant ainsi que devant tout match, devant toute compétition, devant toute rivalité, devant tout challenge qu’on a de bonnes chances de gagner il faut absolument renoncer à l’épreuve, reculer et déclarer forfait , parce que la victoire est trop évidente et parce qu’il ne faut surtout pas vexer le concurrent !

Les partis respectifs de Santa et Michel devraient faire campagne pour le non à l’indépendance s’ils étaient loyalistes, comme les partis loyalistes l’ont fait en Écosse et au Québec, au lieu d’ergoter sur un jour d’après ou sur une troisième solution dont ils ne cachent même plus les couleurs indépendantistes. La question référendaire, constitutionnellement prévue en 1998 et devant être posée aux Calédoniens et non aux politiciens, porte sur « Accession de la Calédonie à la pleine souveraineté » ou « Maintien des compétences régaliennes de la Calédonie entre les mains de la République française » et ne concerne absolument pas tel ou tel type d’organisation des pouvoirs publics pas plus que tel ou tel modèle de société. Figer définitivement les institutions et l’évolution sociale de la Calédonie par référendum serait d’ailleurs absurde, sclérosant et même tyrannique. Les évolutions sociales et politiques de la Calédonie ne peuvent s’opérer que progressivement et après le choix fondamental de son maintien ou non dans la France, ces deux options étant radicalement et diamétralement opposées même si certains faussaires veulent nous vendre 90% de ressemblances et de convergences entre elles, merci Phiphi et Phiphi…