LES GARÇONS QUI CRIAIENT AU LOUP

LOUP

LES GARÇONS QUI CRIAIENT AU LOUP

Vous connaissez cette fable du petit garçon qui s’amusait à crier au loup afin d’attirer l’attention des villageois et qui à force de répéter ces fausses alertes ne fut pas secouru lorsque le loup arriva vraiment au village? Cette histoire n’est peut-être bien qu’une histoire, mais elle soulève tout de même un point: lorsque le danger est inexistant, n’en exagérez pas l’importance, car vous risquez de ne pas être écouté le jour où vous serez en véritable danger…

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Depuis hier soir le petit garçon a été remplacé par les grands gars cons du PS et des Républicains, le garçon Cambadélis et le garçon Estrosi remportant la palme du cri au loup le plus con. Et ils crient tellement au loup contre le grand méchant FN qu’on ne s’entend plus hurler à l’invasion des islamistes.

Ils ont tellement crié au loup contre les Le Pen depuis des décennies qu’ils n’ont pas été foutus de voir ce qui était réellement en train de bouffer la France et qu’ils n’ont pas été foutus de la protéger contre les multiples crocs et vagues du terrorisme. Et ça vient donner des leçons de république et de démocratie !

Et ça crie au loup contre 30 à 40 % des Français qui ne veulent plus d’eux sans se demander pourquoi cette petite moitié de la nation ne veut plus de leurs sales tronches de branleurs et de menteurs. Ces Français-là sont en colère, disent-ils, on peut les comprendre, mais ils se font abuser, et ce parti qui les trompe n’a pas de solutions et va ruiner l’économie. Et mon cul c’est du poulet congelé ?! Deux députés pour le premier parti de France ?! Et ça vient donner des leçons de république et de démocratie !

Comme si eux ils en avaient eu des solutions à l’UMPS depuis plus de 30 ans de partage du pouvoir, comme si eux ils n’avaient pas ruiné l’économie et mis la France en quasi faillite et cessation de paiement depuis plus de 30 ans de partage du pouvoir. Les Républicains locaux seraient bien inspirés de se démarquer de ces clowns et de ralentir leur culte du cul du chef et de ses trous du cul.

Je ne fais pas là la réclame du FN, loin de là, je n’en parle même pas, mais je constate que la France a envie de sortir un peu avec ce parti et qu’elle est grave dégoutée des fiancés de la famille PS, de Mitterrand à Hollande et des soupirants de la famille UMP, de Chirac à Sarko. Et je dis juste que la moindre des choses et le minimum de décence pour ces bandes de loosers de droite et de gauche ce serait de dire aux Français qu’ils ont perdu, qu’ils ont échoué, qu’ils regrettent, qu’ils ont fait des conneries, qu’ils ont d’autres projets, et qu’ils arrêtent de dégueuler sur le FN pour maquiller leur néant, ce FN étant bien moins dangereux que la délinquance et la criminalité généralisées par leur politique et que les invasions islamistes et terroristes également favorisées par leur politique.

CE QUI ÉTAIT BIEN EN CALÉDONIE

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CE QUI ÉTAIT BIEN EN CALÉDONIE

Ce qui était bien en Calédonie c’était d’abord la Calédonie, ce pays à part, pas comme les autres, avec une histoire pas possible, inclassable, indéfinissable, ni grand ni petit, ni beau ni laid, ni chaud ni froid, ni montagneux ni maritime, ni moderne ni sauvage, ni grave ni léger, ni gentil ni méchant, ni riche ni pauvre, un truc unique, compliqué, prenant, attachant, pas une île comme ces autres îles qui ressemblent toujours à toutes les autres îles, pas une île ordinaire où les habitants sont forcément tout aussi ordinaires que leur île, une île unique au monde qui vous rendait unique au monde, un peu comme dans l’histoire compliquée de la rose et du petit prince.

Ce qui était bien en Nouvelle-Calédonie c’était les gens, tous les gens, parce qu’ils avaient tous une histoire à eux, rien qu’à eux, tous, une histoire compliquée de voyage, de mariage, de métissage, une histoire multipliée par deux par les histoires de voyage, de mariage, de métissage des parents et par quatre par les histoires de voyage, de mariage, de métissage des grands parents, parce qu’ils se connaissaient tous entre eux les gens, ou bien parce qu’ils connaissaient forcément des gens que les gens qu’ils rencontraient connaissaient aussi, qu’ils se rencontrassent à la plage, au lavage ou en voyage, parce qu’ils étaient braves et souriants sans sourire pour rien, les gens, quand ils se croisaient sur le bord des pistes ou aux carrefours, où ils se laissaient le passage avec un geste de braves gens.

Ce qui était bien en Calédonie ce n’était pas la mer et les pages, tant de mer et tant de plages, sauf parfois une petite baie perdue et cachée au bout du monde où l’on pouvait croire qu’on était les seuls et les premiers. Ce qui était bien en Calédonie ce n’était pas la ville, raide et brûlante, sauf parfois tôt le matin dans le souffle frais d’une terrasse devant un café pris auprès de l’eau et des robes à fleurs de la belle saison, sauf parfois en fin de journée sous les rayons alanguis et oblique dorant les rues apaisées où l’on causait et fumait tranquillement pendant que se fermaient les boutiques. Ce qui était bien en Calédonie ce n’était pas les montagnes rouges et brûlées, sauf parfois ces nids de verdure, au creux d’une vallée douce, humide et profonde, et ce cours d’une rivière cristalline encore juvénile, entre herbes tendres, gravier fin et rochers gris, buvant sa source au cœur d’un chaîne pénétrée, gagnée et méritée par des heures de marche harassante.