CEUX QUI SAVAIENT

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On parle beaucoup en ce moment de « ceux qui savaient », de tous ceux qui savaient tout sur les tricheries de Volkswagen.

On a abondamment parlé aussi de « ceux qui savaient » à propos de ceux qui savaient les combines de Madoff, de ceux qui savaient les turpitudes de DSK au Carlton, de ceux qui savaient les mensonges de Bush sur l’Iraq, de ceux qui savaient les génocides du Rwanda, du Cambodge et d’Arménie, de ceux qui savaient le Goulag et la Shoah, de ceux qui savaient tout et qui n’ont rien dit, rien fait.

Plus tard parlera-t-on aussi de « ceux qui savaient » à propos de ceux qui savaient déjà tout en 2015 sur la liquidation de la Calédonie, sur la ruine inéluctable de tous ses secteurs, sur le largage des Calédoniens, sur la faillite inévitable de tous leurs services, à commencer par celui de la protection sanitaire et sociale, qui savaient tout et qui n’ont rien dit, rien fait alors qu’il avaient le pouvoir de tout faire ?

On dira peut-être aussi « Ils le savaient tous. Ils savaient tout. Qu’ont-ils fait ? » Peut-être même qu’ils auront à répondre de tout ça, qu’ils devront s’expliquer et qu’on les interrogera « Vous saviez tout. Pourquoi n’avez-vous rien dit, rien fait, vous qui saviez ?! »

LE SYNDROME DU CALIMERO CALÉDONIEN

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Un peu fiu de ces pleurnicheries de Calimero local moult fois entendues « Nous on n’a pas d’autre pays, vous vous pouvez partir, nous faut qu’on fasse avec, on n’a pas le choix. »

On a toujours le choix, si on est humain, et vivant. Ces constants procès d’intention et ces perpétuels procès en sorcellerie contre l’éternel zoreille errant toujours en partance et la valise à la main c’est saoulant. Cet état d’esprit et cette attitude sont bien plus dangereux pour notre maintien dans la République et la démocratie que tous les indépendantistes réunis. On est tous français ici, tous, et l’installation en métropole, plus ou moins durable, ainsi que l’accès aux études, à l’immobilier, au travail et aux couvertures et aides sociales y est à la portée de tout le monde, de tous les calédoniens, dans la plus stricte égalité. Je répète, on est tous français et la France est ouverte à tous. Si on veut bouger on bouge, tout le monde est encore libre et en a le choix, encore faut-il en avoir la volonté et le courage.

Donc on y va mollo s’il te plait Calimero !…

Et si le refus et le rejet des Français qui osent bouger et venir ici n’était que la mauvaise conscience et la jalousie de ceux qui n’ont pas osé bouger ?…