À MOINS QUE J’ME TROMPE…

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En tout cas moi je ne crois pas avoir jamais vu et entendu quiconque lancer et monter un rassemblement, une réunion, pour informer les Calédoniens de la nécessité d’organiser le référendum avec la question claire du oui ou non à l’indépendance, pour leur expliquer tous les avantages du rejet de l’indépendance et du maintien dans la France, pour leur démontrer l’importance de ne pas s’abstenir et de voter massivement non à tout nouveau transfert des compétences et surtout à celui des régaliennes sous quelque forme que ce soit.

Jamais.

Personne. Pas le moindre leader politique ou d’opinion. Pas le plus petit intellectuel ou universitaire. Pas l’ombre d’un patron ou d’un élu. Pas une miette de prêcheur ou de légiste.

Rien. Aucune rencontre, aucun symposium, aucune conférence, aucun séminaire, aucun forum, aucun débat, aucun congrès, aucun colloque.

Ah par contre, pour nous chier des coliques de colloques de merde sur des sujets de merde là ils sont très forts et diarrhéique tous ces meneurs, tous ces notables, tous ces pontifes, toutes ces personnalités, toutes ces célébrités de merde !

MÉMOIRES D’HAROLD

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MÉMOIRES D’HAROLD
ou
ÉCRIRE EN PRISON, QUAND ON A DU TEMPS À PERDRE, ET SURTOUT QUAND ON N’A PLUS RIEN À PERDRE
 
C’est ce qu’il pourrait faire Harold, si il a du temps à perdre. C’est ce qu’il risque fort de faire même, puisqu’il n’aura plus rien à perdre. N’en déplaise à certains, et j’en suis fort aise. « Mémoires d’Harold », c’est le titre que je lui suggère s’il a vraiment un an à passer derrière les barreaux sur les deux auxquels il a été condamné en première instance. Ou alors « Les trois frères »…
 
Une somme politique, une épopée grandiose, une fresque historique, des combats titanesques, une aventure biblique, des dessous et des relents méphitiques, tout ça décliné en plusieurs tomes : 1) Comment j’ai distribué les terres à tous mes compères avec mon frère maire ; 2) Comment J’ai tué le père avec mes deux frères mercenaires ; 3) Comment mon frère maire a fourgué très cher de la lumière et de l’air et balancé des salaires à des faux frères ; 4) Comment mon frère apothicaire se voulait grenouille plus grosse que son beau-frère ; 5) Comment mes deux frères amers ont croisé le fer et puis m’ont fait la guerre ; 6) Comment on m’a envoyé en enfer alors que mes frères eux sont toujours passés à travers.
 
Des révélations, de l’action, de la passion ! On attend cette production avec impatience? Un an sera-t-il suffisant ? Harold ne devrait-il pas faire appel pour rester au moins deux ou trois ans derrière ? Harold, veux-tu ma plume pour t’écrire tout ça en vers ?