L’INDÉPENDANCE, LES LÂCHES ET LES SALAUDS

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On se souvient de la célèbre théorie des lâches et des salauds de Jean-Paul Sartre : « Les uns qui se cacheront, par l’esprit de sérieux ou par des excuses déterministes, leur liberté totale, je les appellerai lâches ; les autres qui essaieront de montrer que leur existence était nécessaire, alors qu’elle est la contingence même de l’apparition de l’homme sur la terre, je les appellerai salauds ».

Si peu de choses tient encore la route dans la philosophie sartrienne cette analyse et cette définition sont toujours valables et recouvrent des catégories universelles et éternelles. Elles trouvent une illustration de plus en Nouvelle-Calédonie où la lâcheté consiste pour certains à abdiquer leur liberté et à se cacher derrière le déterminisme de l’indépendance du pays, derrière un « destin » commun inexorable vers l’indépendance. Et où la saloperie consiste pour d’autres à arguer de ce déterminisme et de cette destinée implacable pour rendre leur existence de meneur indépendantiste fatale et leur pouvoir de despote, ni éclairé ni éclairant, « nécessaire ».

Il n’est que de regarder, et pas besoin d’éclairage pour ça, la fatalité de la misère du Vanuatu qui attend inévitablement une Calédonie indépendante et de rapprocher son budget et ses besoins de ses rentrées propres qui seront uniquement celles de son avenir plus partagé avec la France pour appréhender combien sont lâches et salauds ceux qui guident et laisser guider le pays vers sa « souveraineté » économique et politique.