T’ES LARGUÉ MON BONHOMME !

bourail

« T’ES LARGUÉ MON BONHOMME ! » ou « À QUOI BON UN RÉFÉRENDUM MAINTENANT ?… »

En fait, le largage à la sauce bouraillaise, ça se passe comme ça en Nouvelle-Calédonie depuis 1984, depuis 31 ans : on lâche on lâche on lâche, comme si un référendum avait dit de lâcher, alors qu’aucun référendum n’a jamais dit de lâcher, alors qu’un référendum aurait toujours dit de ne pas lâcher, si on avait demandé leur avis aux gens, à plus de 70% de majorité contre tout lâchage. Comme si c’était déjà l’indépendance, mais en disant que c’est pas l’indépendance, qu’on verra après, qu’on décidera après.

On largue on largue on largue, sans référendum comme si un référendum avait dit de larguer, de tout larguer, l’unité démocratique et équitable de la Calédonie, larguée, l’égalité des habitants du pays, larguée, l’exercice efficace et républicain de toutes les compétences, largué, l’aide, l’arbitrage et les soutiens de la France, largués, les métros attirés par l’île, largués, la patrie et la nation, larguées, l’humanisme laïc, largué, comme si un référendum avait déjà dit de tout larguer, pour qu’au bout, un jour enfin, quand tout est déjà lâché et largué, on parle un peu de référendum, quand même, mais juste pour dire « Bah ! À quoi bon ? Tout est déjà lâché, c’est fait, tout est déjà largué, c’est fini. À quoi ça servirait un référendum ? On peut pas revenir en arrière de toute façon, c’est réglé, pas la peine de raviver des tensions, hein ? Vous êtes d’accord ? »

Et les gens seront d’accord pour ça bien sûr, un peu largués, à plus de 70 % …