LA LIMITATION DES ARMES EN NOUVELLE-CALÉDONIE VOTÉE PAR LE PARLEMENT « AU GRAND DAM » DE GOMES

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« La mesure a été adoptée au grand dam du député de la deuxième circonscription Philippe Gomès, qui veut croire qu’elle n’entrera pas en vigueur. » NC1ère

Notre cher député, qui ne met jamais aucune démagogie dans ses prises de position, et qui place la vie et la sécurité des Calédoniens bien plus haut que l’opinion publique, s’est sûrement appuyé sur le deuxième amendement de la Constitution-Charte de Kanaky qui garantit pour tout citoyen de la petite nation dans la grande nation le droit de porter trente armes chacun.

Et puis la tuerie de l’Oregon c’est loin. Et puis Philippe aurait dit d’Obama « Lui c’est lui, MOI c’est MOI »

30 ANS DE MINE KANAKY ONT FAIT BIEN PIRE QUE 100 ANS DE NICKEL COLONIAL

30 ANS DE MINE KANAKY ONT FAIT BIEN PIRE QUE 100 ANS DE NICKEL COLONIAL

En 1988 puis en 1998 les indépendantistes ont tout gagné, et même bien plus qu’ils ne l’espéraient. Ils pouvaient tout faire, tout réclamer, tout imaginer, tout rêver.
Avec ce pouvoir illimité qu’ont-ils demandé au ciel Kanaky et à la fée France ? Du nickel, du nickel, du nickel, c’est tout ! Un peu comme si, en possession de la lampe d’Aladin, on ne formulait que trois vœux idiots au Génie en lui demandant des trucs cons qui brillent, aussi, du genre des Ray-Ban, une Rolex, un Iphone.

En 1988 et en 1998, ils avaient eu plus d’un siècle de contre-exemple et d’anti-modèle avec plus de cent ans de mines en Nouvelle-Calédonie, plus de cent ans de coups, de mauvais coups et de contrecoups, plus de cent ans de culte du veau d’or chromé et nickelé, plus de cent ans de hauts et de bas, de servilité en face des cours du métal, de grandeurs et misères des courtisans de l’or vert, plus de cent ans d’argent facile et immoral aussi vite évaporé que gagné, plus de cent ans de magouilles et d’escroqueries, plus de cent ans de mentalité rapace et obtuse, plus de cent ans de mono-industrie et de mono-économie stérilisant la Calédonie de toute autre activité, plus de cent ans de terre rouge et de camions repoussants pour les touristes, plus de cent ans de destruction des montagnes, des vallées, des rivières et du lagon.

En 1988 et en 1998, ils auraient pu se dire : On va pas recommencer ces conneries ! On va faire de Kanaky un pays bien, avec des activités bien, dans un pays bien, entre gens bien. On va diversifier, on va se faire une économie à nous, chez nous. On va pas pomper le nickel encore plus fort, comme des imbéciles, et multiplier des usines, parce que de toute façon ça paiera pas tout et parce que la France est là pour continuer à financer ce qu’elle a voulu d’elle-même installer ici, c’est sa responsabilité et son devoir. Le minerai c’est à la Calédonie maintenant, à toute la Calédonie, c’est notre bas de laine, notre tirelire, on va y aller mollo, ça servira toujours, et autant que ça serve longtemps.

Et bah non ! Au lieu de ça, en 1988 et 1998, les indépendantistes, et surtout un petit clan de mauvais bergers, ils se sont fait payer la mine de Lafleur par la France, par ici la SMSP, et que j’te vide tout ça à toute vitesse. Et puis ils se sont fait payer aussi le Koniambo, pour le filer en gage et en garantie à des étrangers qui ont fait une usine à Koné ni faite ni à faire. Et puis ils ont promis et filé tout le reste du minerai à des Coréens en gage et en garantie pour qu’ils fassent une usine à 10 000 kilomètres de la Calédonie et de ses travailleurs et de ses impôts, plus con on meurt, avec juste comme satisfaction une moitié d’étiquette Kanaky collée dessus et une dette faramineuse comblée au compte-gouttes si les conditions sont favorables. Et puis ils ont laissé tomber tout le reste, qu’ils avaient vaguement démarré sans y croire, hôtels, pêches, crevettes, veaux, vaches, cochons, couvées, adieu… Et puis ils se sont mis totalement à la merci des acheteurs et des fluctuations du marché, la faillite menaçant à l’heure où le métal ne vaut rien, à l’heure où la crétine rage indépendantiste a voulu s’affranchir de l’aide et des finances de la France. Et puis ils n’ont plus rien contrôlé, ni les pollutions à Koné, ni une usine de camelote au rabais sitôt faite sitôt explosée et cassée, ni les contrats léonins des Coréens qui les prennent à la gorge et qui les obligent à voler le nickel des autres pour payer leurs dettes, à multiplier des usines pour boucher le trou des premières, en un mot à faire de la cavalerie.

Au lieu de ça, en résumé, les indépendantistes, en trente ans, ils ont fait encore pire avec le nickel que plus de cent ans de mines coloniales, bien pire, hypothéquant notre patrimoine minier et le mettant dans les mains d’étrangers mille fois plus experts, avertis et habiles qu’eux, ces indépendantistes autrefois idéalistes se battant même entre eux pour du dollar, excités et enragés par Old Nick, leurs deux principales composantes indépendantistes se déchirant sous l’influence démoniaque du métal du diable, le Nord voulant « nicker » le Sud. Ils n’ont rien su inventer d’autre pour le pays, que le copier-coller du passé, que la reproduction du déjà fait déjà vu, que le retour diabolique du même. Pas beaucoup d’imagination les camarades kanaky, très copieurs finalement.

C’était ça le rêve de Tjibaou quand il hissait pour la première fois son drapeau à La Conception avec son ambitieux « Kanaky est en train de naître » ? Quelle est l’ambition d’un Néaoutyine, d’un Naouna, d’un Tutugoro, et de leurs bergers Dang et Gomes, en dehors de s’arracher des tonnes de terre rouge, des dividendes inexistants, des parts de sociétés et tout le gâteau du pouvoir ? Verlaine aurait dit : « Qu’il était bleu, le ciel, et grand, l’espoir ! – L’espoir a fui, vaincu, vers le ciel noir. »

LE DRAPEAU KANAKY AU CONSEIL MUNICIPAL DE BOURAIL CE JEUDI

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Jeudi après-midi 8 octobre le Conseil Municipal de Bourail examinera la question du drapeau Kanaky qui flotte sur la mairie de la ville. On se demande ce qu’il y a encore à examiner puisque l’emblème du FLNKS ondule sous les alizés et le ciel bleu de la capitale agricole du pays depuis déjà des mois avec la bénédiction de l’exécutif municipal qui a ouvert tout grand les portes de l’hôtel de ville pour que les indépendantistes puissent hisser tranquillement leur drapeau sans rien demander à personne.

Boanémoi tant fais pas, même pas la peine de te déplacer, c’est fait ça roule. Et oui Julien, Kanaky ça rentre comme dans du beurre à Bourail, t’aurais eu tort de te gêner ! 😀