SALON DU LIVRE KANAKY, LES SILO SE SUIVENT ET SE RESSEMBLENT

SILO affiche complète

Une Chantal Spitz cachait un Witi Ihimaera. Les SILO se suivent et se ressemblent, avec leurs éternelles plaintes contre les civilisations européennes et leurs apports dans le Pacifique (« nous apprenions l’histoire de rois et de reines d’Angleterre et celle du capitaine Cook, découvreur de la Nouvelle-Zélande. Notre histoire ne semblait commencer qu’avec cette découverte en 1769 »), avec cette rage de détourner et réduire la dimension artistique, libre et gratuite de la littérature (« Le troisième tournant a été de réaliser qu’écrire n’était pas juste une activité littéraire, mais aussi une activité politique »), avec la mise en accusation maniaques des états et la sempiternelle exigence de repentance et de compensations adressée ces états (« Mon travail, c’est de constamment critiquer la société néo-zélandaise »), avec les arrogantes habitudes des donneurs de leçons et de conseilleurs qui ne sont pas payeurs mais plutôt payés, nourris, logés et baladés, juste pour venir polluer et pourrir le pays (« vous êtes en train de construire une nouvelle société basée sur le meilleur de toutes les cultures. Cependant, il y a besoin de vigilance et de concentration »). Haine de la colonisation, haine des colonisateurs, haine du présent, glorification d’un passé mythique et d’un futur fantasmatique. Avec la bénédiction bien sûr de sainte Déwé Gorodé du Palika.

Et tout ça aux frais de qui au Tiéti ? Devinez… Ben ouais, à nos frais et aux frais de ceux de ceux qui ne la voient pas politique la littérature, qui ne le voient pas si mythique et magnifique le passé, qui le ne voient pas si fantastique « leur » avenir.

Le littérature c’est tout sauf de la politique, la littérature de propagande sauce soviétique ou fasciste et l’art sauce maoïste c’est de la daube. Les lamentations et les jérémiades sur des ombres exclusivement et mensongèrement ciblées vieilles de plus de cent ans et sur des neiges sales d’antan depuis longtemps fondues c’est juste le fonds de commerce et la rente de quelques ringards sans talent ni imagination. Les rares vrais écrivains ont bien tort de se compromettre là-bas et de cautionner cette imposture. Plus saoulant tu meurs. Pas étonnant qu’aucun lecteur ne mette jamais les pieds dans ce machin où ces Trissotin se congratulent et se goinfrent exclusivement entre eux chaque année. Soirée privée, Tiéti t’y es ?…