NOUVELLES CONSIDÉRATIONS INACTUELLES (1)

IMG_2757

IMG_2758

« Les grandes colères de Nietzsche sont utiles, vivaces, toniques. Il tempête contre le relativisme généralisé, la tolérance fadasse tous azimuts, l’oubli des exigences de la culture, l’obsession de tout expliquer par le passé, le goût de la rumination historique. »

Le Point, n°2251, 29-10-2015

Quelques considérations inactuelles tout à fait d’actualité en 2015 en Nouvelle-Calédonie…

Le relativisme généralisé, où tout se vaut, le vrai et le faux, les crapules et les gens bien, la civilisation et la barbarie.

La tolérance fadasse tous azimuts, à l’égard du crimes et des criminels, des nuls et de la nullité, des lâches et de la lâcheté.

L’oubli des exigences de la culture, noyée, effacée et détruite sous le bric à brac des cultures et sous la paresse, la rancœur et la déficience des incultes.

L’obsession de tout expliquer par le passé, qui hante les amateurs niais et les escrocs de l’Histoire triturant et détournant ce passé et figeant le présent et l’avenir dans leurs laides et simplettes images d’Épinal.

Le goût de la rumination historique, répandant et généralisant le ressentiment éternel, les haines chroniques et la délectation morose.

SÉMINAIRE, UNIVERSITAIRES ET INDÉPENDANCE KANAK

download

url

L’ancienne trilogie Leenardt-Guiart-Métais des ethnologues-antropologues-sociologues asséna quelques coups de boutoir contre la Calédonie française sans trop la déstabiliser. Le sainte trinité suivante Déteix-Declercq-Bensa, plus Kohler, mêlant la théologie à l’anthropologie et surtout au carriérisme politico-universitaire, fut la bonne.

En effet, dans une Nouvelle-Calédonie plus ouverte au monde par le boom économique et par les répliques post soixante-huitardes sur l’ensemble français, le travail acharné et l’influence de quelques universitaires médiocres, et en particulier d’un Bensa, sur l’embryon intellectuel kanako-caldoche (Naisseline, Goromido, Chivot, Caillard, foulards rouges, Palika…), à Paris et en NC, et l’impact de la curaille des séminaristes défroqués et des profs catho égarés (Declercq, Déteix…) sur les séminaristes kanak de Saint-Léon (Tjibaou, Machoro…) furent ultra déterminants dans la cristallisation d’une revendication identitaire et culturelle (Mélanésia 2000, Centre JMT, Ânûû-rû âboro…) et dans celle d’une idéologie politique indépendantiste structurée (Palika et UC post Declercq, FLNKS).

On peut dire qu’un Bensa et ses thèses auront secrété l’indépendance kanak bien plus que le monde kanak lui-même, et qu’en retour les progrès du séparatisme ethnique auront conforté ses théories et son parcours universitaire.

L’indépendance calédonienne ? Surtout un truc de CNRS, d’ORSTOM, de Langues Orientales en fait… et d’ambition universitaire aux dents longues. Mais si le trio Leenardt-Guiart-Métais avait peu chamboulé la Calédonie, les mousquetaires Déteix-Declercq-Bensa-Kohler auront cette fois réussi à ruiner l’édifice calédonien pour essayer de combler de ses gravats leur vide personnel.

VANUATU, UN PAYS ENCORE PLUS COLONISÉ ET ENCORE PLUS DÉPENDANT DEPUIS L’INDÉPENDANCE

Flag_of_Vanuatu.svg

Ils ont gagné quoi au juste au Vanuatu depuis 30 ans avec l’indépendance ?

L’économie ? C’est l’économie des blancs. C’est encore plus l’économie des autres, des blancs et des jaunes, avec des dictats économiques et la loi du pognon bien plus hard que sous le condominium. Des hôtels qui sont pas à eux où ils bossent pour des salaires de misères, des terres et des îles qui sont plus à eux, pour cent ans, pour des prix de misère, à dépenser chez les blancs, évidemment, plus de protections sociales, plus d’école gratuite et même plus d’école du tout, plus d’études et de promotion sociale possible, plus de service de santé. Il n’est que d’aller à Malicolo figée dans le temps, plus de routes, des engins qui ont marché et qui rouillent sur les bas-côtés, l’hôpital de Lamap qui marchait et où les appareils de radiographie finissent de pourrir sous des toits béants au soleil et aux vents. Une économie dépendante et recolonisée.

La politique ? C’est la politique d’avant. Un champ politique investi sur le mode coutumier, innombrables conflits claniques à la clé. Et la politique c’est aussi une politique exclusivement axées sur les autres et sur les blancs et les jaunes, encore, uniquement occupée à se demander comment répondre aux visées des blancs sur les terres, comment partager, ou pas, l’argent des baux, des royalties et de la corruption. Des étrangers qui visent et divisent et qui règnent à nouveau, encore plus qu’avant. Une politique dépendante et recolonisée.

La belle affaire !…