BRÈVES ET TWEETS DU 21 SEPTEMBRE 2015

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Les mineurs-rouleurs calédoniens sont encerclés dans un Diên Biên Phu de la mine. Les vaincus prisonniers subiront un endoctrinement nickel.

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Les Chinois ont leur Pig iron, les Calédoniens ont leur Pépig aumône. Des alliages et des alliances très véreux…

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ONFRAY CONTRE LA PENSÉE UNIQUE ET LA NULLITÉ DOUBLE : Onfray 1 – Salamé et Moix 2 x 0

 

 

« On n’est pas couché », samedi 19 septembre 2015 ; à revoir ce dimanche soir en Calédonie.

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LA CHASSE AU ONFRAY EST OUVERTE
ou
VIVE LE DÉBAT D’IDÉES !

En métropole comme en Nouvelle-Calédonie, il faut mettre les idées sur la table et il faut que chacun ose se mettre d’un côté ou de l’autre de la table.

En métropole une pensée unique européiste et tiers-mondiste adepte de la repentance et de l’économie financiarisée contre une fierté nationale et populaire et une gestion libertaire du capitalisme au bénéfice de tous les Français.

En Calédonie un nationalisme exclusif et conservateur replié sur lui et une économie ultra dirigée en réaction permanente à l’égard du passé contre un libéralisme ouvert dans l’ensemble français se projetant vers l’avenir sans a priori ni tabou.

Certains éditorialistes nous affirmaient que, en raison de la multiplication des pensées uniques, la guillotine morale du politiquement correct était rangée au magasin des accessoires historiques. Encore raté ! Sa dernière victime s’appelle Michel Onfray.
MARIANNE.NET

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Et si on reconnaissait qu’on est tous un peu homeless aussi, du début à la fin, et que la vie c’est juste chercher son homeland, seul, dignement, honnêtement, courageusement, sans toutes ces conneries de terre des ancêtres et autres racines de six générations ? Non ?

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LE TRAVAIL D’ÉQUIPE Y’A RIEN D’MIEUX !…

Photo de Losservatore Caledo.
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D’un côté la grosse farce d’un trou de balle bidon dans un carreau du gouvernement, d’un autre côté un tir au bazooka très sérieux cette fois en provenance de ce même gouvernement et très bien ciblé contre une entreprise et ses travailleurs.

La société MKM prépare un plan social. L’annonce a été faite aux salariés en fin de matinée après une rencontre entre la direction du groupe Maï et les coutumiers sur…
LNC.NC
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PETITE ENQUÊTE PUBLIQUE : 5 QUESTIONS AUX PARTIS LOYALISTES

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Sonia Backes​, Sonia Lagarde​, Tristan Derycke-Andréani​, Isabelle Lafleur​, Isabelle Champmoreau​, Grégoire Bernut​, Virginie Ruffenach​, Nicole Andrea Song​, Nicolas Courtot​, Maurice Ponga​ Simon Loueckhote​, Gil Brial​, Virginie Barreau​, Gaël Yanno​, Pierre Bretegnier​, Pierre Maresca​, Jean-Claude Gaby Briault​, Karl-Stephan Viannenc​, Fred Decourt​, Cynthia Ligeard​, Christopher Gyges​, Philippe Blaise​… qui êtes membres de ce groupe et membres des Républicains et/ou de l’UCF, ou encore un peu CE, canal sincère, qui avez voté au Gouv contre la défausse vers le Congrès, je viens vers vous en citoyen assez échaudé et plutôt sceptique quant à la politique mais curieux quand même de savoir ce que vous pouvez dire aux Calédoniens inquiets de la marche et même de la charge de rhinocéros de l’axe indépendantiste Palika-UPM-UNI-CE-UC Paici-Camuki ?

1) Quelle réaction, quel message et quelle stratégie pouvez-vous présenter aux Calédoniens attachés à ce drapeau et à la Calédonie dans la France pour contrer la marche forcée de l’alliance Gomes-Dang-Néaoutyine vers la souveraineté, le nationalisme et l’indépendance éclairée, maintenant, car demain il sera trop tard ?

2) Sur quelle solution institionnelle ou question référendaire pouvez-vous vous mettre d’accord aujourd’hui étant donné qu’entre le référendum générationnel, le pacte cinquantenaire, le système de type fédéral et la troisième solution consensuelle, les Calédoniens ont le tournis et que ce catalogue perd toute crédibilité et déroule un tapis rouge à Gomes ?

3) Pourquoi l’UCF ne rejoint-il pas Les Républicains ? Ou pourquoi Les Républicains ne savent-ils pas inviter et accueillir l’UCF ? Pourquoi Gaël Yanno agresse-t-il encore Lagarde à Nouméa, à la différence de Briault, alors qu’elle est une force d’opposition à Gomes ? Pourquoi l’UCF s’est-elle abstenue avec le Palika ce matin à la Province Sud à propos du rejet de la subvention à RRB au lieu de voter avec les 12 Républicains ? Cette illisible division affaiblit toute opposition et fait les affaires de l’axe. Un rassemblement massif aurait un impact psychologique sur l’opinion, à l’heure où elle est plus lucide sur CE tout en étant résignée et fataliste quant à l’IKS.

4) Quels sont vos discours, préoccupations, plans et projets pour reconquérir la « petite Calédonie » et les classes moyennes où votre image n’est pas bonne et où la démagogie de Gomes a fait des ravages avec la vie chère, les tarifs bancaires, les monopoles, les minima sociaux etc… autant de blabla, de cinéma et de bluffs mais pourtant efficaces ?

5) Considérez-vous en entendant les menaces de blocage d’éventuels bateaux de minerai vers la Chine proférées par Djaiwe, Tutugoro et Naouna qu’il y a là l’aveu et la révélation que le recours à la force est toujours de mise chez les indépendantistes, qu’il le sera aussi à chaque contrariété du mouvement indépendantiste y compris les contrariétés référendaires et que Calédonie Ensemble en cautionnant ces menaces n’est plus un partenaire républicain.

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Gil Brial 1- Il faut que tous les loyalistes présentent clairement leur vision de l’après accord de Nouméa, pas dans des sous comités ou des salons obscurs. Les projets, pour ceux qui on ont, doivent être présentés au grand jour, débattus au congrès devant les caméras. C’est la seule façon de faire tomber les masques, tous les masques…
2- Je ne crois pas qu’il y aura une solution institutionnelle consensuelle qui se dégagera d’ici 2017. Sauf à la sortir d’un chapeau et la barder d’ambiguïtés. Il faut donc préparer le référendum tel qu’il est prévu dans l’accord de Nouméa, se prononcer pour ou contre l’indépendance (et pour moi le plus tôt sera le mieux, il faut réduire l’incertitude qui plombe l’économie calédonienne). Un référendum ça se prépare. Il est regrettable que ce soit une partie des loyalistes qui l’agite comme un chiffon rouge ! Il faut rassurer nos populations sur son organisation et son déroulé… et il faut passer toute notre énergie à convaincre le maximum de calédoniens que le meilleur avenir pour leurs enfants ne peut s’écrire que dans la France.
3- Une union politique doit se faire autour d’un projet, pas contre un homme. Je ne sais toujours pas ce que propose le Rassemblement pour l’après ADN. Le 3ème accord, c’est un beau slogan, comme le référendum éclairé, mais qu’est ce qu’il y a derrière. Au MPC, nous avons défini notre vision de l’après ADN, elle n’est certainement pas parfaite, mais à ma connaissance c’est la seule a avoir été exprimée clairement. Pour RRB, il y a tellement de choses à dire…
4- Ce n’est pas gagné ! Mais en 2O12 il y avait des candidats champions de la lutte contre la vie chère. Qu’est ce qui a changé 3 ans après leurs élections ? Des promesses non tenues et des désillusions. Il ne faut donc pas abandonner la gestion des préoccupations du quotidien des calédoniens à travers nos mandats dans les différentes collectivités.
5- Non, le conflit minier n’est pas une opposition loyalistes/indépendantistes. Pendant les 3 semaines de blocages, il flottait beaucoup plus de drapeaux kanaky que tricolores.
Pour le référendum et son résultat, ce ne sont pas les indépendantistes qui agitent le chiffon rouge. Il faut arrêter de prédire des émeutes et le préparer dans le calme et la sérénité. Il faut continuer à travailler sur le corps électoral, et se mobiliser pour montrer à l’Etat et à l’Onu qu’une large partie de la population souhaite rester française.

Difficile d’être à la fois clair, précis et court.
Bon weekend, en ce qui me concerne je vais le consacrer à mes enfants, donc pas à FB !

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Sonia Backes Merci losservatore pour ces questions auxquelles je vais tenter de répondre. Malheureusement, le format des réponses FB se veut d’être synthétiques, alors que certaines réponses méritent d’être développées et mériteraient sans doute des explications directes, mais je me prête bien volontiers à l’exercice que tu nous proposes:

1) l’un des intérêt du conflit des rouleurs c’est qu’il aura mis en lumière ce que nous dénonçons depuis longtemps: à savoir l’axe Dang-Neaoutyine-Gomes. Il aura eu également le mérite de mettre en lumière des divergences majeures dans le projet de société que nous voulons pour la Calédonie.
Alors, je suis convaincue que pour lutter contre ce modèle et cet axe, il faut être unis. Arrêter de mettre en avant nos petites différences (il y en a évidemment) pour lutter ensemble contre le risque que représente ce modèle. Je vois que Gil dit qu’il ne faut pas s’unir CONTRE un homme… Il ne s’agit pas de s’unir contre un homme mais de lutter contre les risques que représente le nationalisme affiché de cet homme pour la Nouvelle-Calédonie.

2) en fait, soyons clairs, il y a peu de différences entre les projets des uns et des autres (je parle de ceux des Republicains et du MPC et du MRC), il y a surtout des nuances sémantiques. Nous voulons tous une Calédonie très autonomes au sein de la République, un corps électoral ouvert, des compétences réparties différemment,… La question est donc désormais celle du calendrier… Il est clair que l’attente du référendum dégrade la situation économique de la NC: « le pire dans l’attente c’est l’attente du pire ».
Donc, il faut dès maintenant travailler sur ce qui sera la solution. Il n’y a pas de majorité pour avancer le référendum, il est donc très probable qu’il ait lieu comme prévu en 2018. Mais il faut le préparer. Le préparer c’est agir sur 2 axes:
– le fait que son résultat soit incontestable, c’est ce que nous faisons avec les travaux sur le corps électoral (j’étais encore en réunion au haussariat avant hier pour constituer la liste)
– le fait qu’il ne soit pas une fin en soi. Plus nous aurons préparé ce qui fait l’objet d’accords entre nous, mieux le lendemain se passera. Parcequ’il faudra éviter qu’il y en ait un 2ème puis un 3ème qui mettraient l’économie calédonienne, déjà bien mal en point, au fond du gouffre.
Et si, dans le cadre de nos travaux, nous venions à trouver les lignes d’un accord avant le référendum pour rester dans la France (comme Gil je n’y crois pas trop), il faudrait modifier la constitution et pour cela, au préalable, consulter la population par référendum. Le 3eme accord est inévitable après le 1er référendum. Pour avant, il faut chercher un accord. Mais je crains qu’il se fasse tard!

3) je partage ton avis sur la nécessité absolue du regroupement. Gil le sait: la porte des Républicains de Nouvelle-Calédonie leur est grande ouverte, ils y viennent quand ils veulent. Gil me l’a dit: il considère que j’avance trop vite dans le sens du regroupement. Sans doute parceque je sais que les regroupements de dernière minute ne fonctionnent pas (voire 2ème tour des municipales), parceque je sais que face au projet de société qui se prépare il faut être unis le plus vite possible. Parceque je suis contre le principe adopté par l’UCF d’équidistance entre CE et les Républicains. Dans ce combat contre la dictature voulue par certains, il n’y a pas de place pour les demi-mesures.
Il faut faire abstraction du fait qu’on n’aime pas untel ou untel dans les Républicains, il faut, dès maintenant mettre en place NOTRE projet, ENSEMBLE. Car en fait, nous sommes d’accord sur tout. Sauf que l’UCF a peur du 3ème accord de PF. Mais entre nous, vous savez bien qu’il y aura un 3ème accord. Sinon, après le référendum, on fait quoi? L’accord de Nouméa prévoit que « les partenaires se retrouvent pour évoquer la situation ainsi créée ». PF parle de 3ème accord, PG parle du jour d’après, moi je parle de pragmatisme et du projet de société que nous voulons pour nos enfants.
Et je le dis. Ce projet n’est pas équidistant entre la Calédonie que veut PG et celle de PF et des jeunes élus du Rassemblement.
Pour RRB, on peut considérer objectivement qu’elle ait une ligne éditoriale plus proche du Rassemblement que de Calédonie Ensemble. Peut on le lui reprocher? CE ne l invite pas à ses conférences de presse et quand ils y vont quand même ils se font virer Manu militari…
Et puis, le plus important c’est que c’est la seule radio qui défende la NC dans la France. La baisse des subventions va entraîner la fermeture de certains émetteurs. Et c’est la voix de la France qui va s’éteindre dans certains endroits du Nord et des îles… C’est cela que souhaite CE.
Encore une fois, tout n’est pas tout blanc ou tout noir, RRB n’est sans doute pas irréprochable… Mais l’essentiel encore une fois, ce n’est pas de régler ses comptes, c’est de regarder l’intérêt général…

4) l’intérêt de la situation actuelle où CE dispose de tous les pouvoirs, c’est qu’on va pouvoir juger sur pièce: ils ont fait campagne sur la vie chère, sur le pouvoir des calédoniens, avec eux on allait voir ce qu’on allait voir, ça allait changer… Laissons leur encore un peu de temps, mais pour l’instant qu’ont ils fait: création de la CCS, de la TAS, augmentation de l’IS, de l’IRVM, de la taxe sur le gazole, sur le tabac (même si celle là est un peu à part) et quelles contreparties pour le pouvoir d’achat? Sur les salaires? Sur le coût de la vie? Nada!
Parceque la solution c’est un changement profond de notre système de taxe avec le remplacement de nos taxes à l’entrée par une TVA. Sauf que Germain n’en veut pas car ses petits copains industriels n’en veulent pas et veulent garder leurs supers taxes sur les produits importés…
Alors laissons leur les quelques mois où ils sont au pouvoir et, pour les prochaines élections, jugeons sur pièce.

5) c’est hallucinant de voir que CE cautionne les blocages de mines organisés par le Palika. Ils n’ont plus de limites. Tout comme c’est hallucinant de ne pas respecter le contrôle de légalité assumé par le haut commissaire. La dérive est inquiétante effectivement. Encore une fois, pour lutter il faut être unis.

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Virginie Barreau En préambule, je dirai que ce matin je suis allée soutenir les riverains de la route de Carigou à Dumbéa Nord qui se plaignent depuis plusieurs années de nuisances sonores. La presse était présente mais pas un ajdoint de la mairie. Etre élu c’est être au service de tous mais beaucoup l’oublient une fois au pouvoir.
Aujourd’hui les politiques font de l’électoralisme au lieu de travailler pour l’intérêt général.
La Nouvelle-Calédonie manque cruellement de compétences dans tous les domaines et surtout dans la politique. Il y a heureusement des talents disséminés dans chaque parti, alors si nous aimions vraiment notre pays, si nous avions la volonté de le développer dans l’intérêt de tous, nous serions capables de nous entendre et de trouver les meilleures solutions pour l’avenir et tracer une feuille de route.
Mais cette volonté n’existe pas, on préfère batailler fermer pour contrer les uns et les autres et s’accrocher au petit pouvoir que l’on a. C’est triste et affligeant.
Vous vous inquiétez des ententes contre nature mais les calédoniens ont fait de CE le plus fort parti aux dernières élections. On fera le bilan à l’échéance et les électeurs choisiront.
Pourquoi l’UCF devrait rejoindre tel ou tel parti ? Pour contrer CE ? Serait-ce le seul but ? Mais que proposent les républicains calédoniens de si formidable ? Un troisième accord ? Faisons le bilan d’abord de l’accord de Nouméa. Je pense que nous sommes arrivés au bout du concept, que cela ne fonctionne plus dû aux crispations des uns et des autres. Pour lutter contre la vie chère, la TVA ? Façon intéressante de proposer une nouvelle taxe. La TVA est, je pense une bonne idée mais ce n’est pas pour lutter contre la vie chère, c’est simplement pour mieux répartir la richesse. Alors le RUMP quand il était au pouvoir, pour n’est-il pas allé jusqu’au bout. J’ai assisté abasourdie à la séance du congrès où l’on a enterré la TGA, avec Bretegnier qui est sorti avant la fin et qui n’a pas soutenu son projet. La vérité est que le RUMP y est allé à reculons car il savait que cela allait être très impopulaire surtout à quelques mois des élections.
Le courage politique ! C’est ce qu’il manque cruellement. Je parle de vrai courage et non de vocifération.
Le message pour moi de notre parti est simple, défendre l’intérêt général. Si une idée est bonne on la défendra, quel que soit le parti qui la propose. Nous sommes pour que ce pays se développe dans les meilleures conditions pour chacun, en conservant cet esprit pionner, d’entrepreneurs et en évitant les dépenses publiques abusives. Simple et pragmatique.
Quant à l’avenir institutionnel, Gil a tout dit. J’ajouterai simplement que le référendum sera pour nous UCF une bonne occasion d’aller convaincre chaque commune, chaque village, chaque tribu sur le bien fondé de notre projet. C’est une occasion à saisir, une grande opportunité.

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Virginie Ruffenach Bonjour Losservatore,
D’autres ont déjà répondu, je me contenterai donc, vis à vis des arguments avancés de compléter leur réponse que je partage.

Nous le savons bien, un référendum couperet « pour ou contre  » réaffirmera certes ce qu’on sait déjà (qu’une majorité assez large d’entre nous souhaite le maintien de la NC dans la France) mais ne réglera en rien les problèmes que nous devons résoudre:

1) Le nécessaire établissement d’ un schéma de développement à l’échelle du territoire en matière industrielle et minière liée à la valorisation de notre ressource nickel. Nous ne pouvons raisonner séparément sur ce plan si nous souhaitons que les Calédoniens ne soient pas pris en otage mais bénéficient de l’exploitation du nickel. Le conflit des rouleurs a mis dans la lumière la nécessité d’anticiper, de penser à un schéma global et partagé en la matière. Les enjeux (notamment financiers sont trop grands) nous dépassent et nécessitent qu’un cadrage (permettant aux opérateurs de développer leur activité au bénéfice des Calédoniens) et non un verrouillage de l’économie, nous protège.

2) La citoyenneté est clef de voûte de la communauté de destin à laquelle l’accord de Nouméa nous invite. Il faut trouver les voies pour sortir du gel du corps électoral pour les élections provinciales. Car les dispositions actuelles ne sont que transitoires. Cela est reconnu par toutes les plus haute instances juridictionnelles au plan national et international ( conseil constitutionnel, cour européenne des droits de l’homme…). Je mène ce combat depuis toujours, investie depuis la première heure en 2006 pour la création d’un collectif contre le gel du corps électoral. Nous avons hélas perdu ce combat contre l’exclusion. Mais nous ne nous sommes pas résignés. J’ai participé à plus d’une 15 aine de réunions avec nos partenaires loyalistes ou au haut-commissariat afin que le dernier comité des signataires auquel j’ai eu la chance de participer rompe la malédiction. Enfin, les fils du dialogue ont été renoués et nous avons su nous parler ( les indépendantistes et nous) sur ce sujet qui a suscité entre nous tant d’incompréhension et tant d’aigreur. Dans ce contexte, la liste électorale du référendum se prépare dans de bonnes conditions mais nous restons vigilants et je porte avec d’autres la voix des Républicains sur ce sujet. Quant au litige électorale actuel sur les listes provinciales, il nous fait le régler avant de sortir de l’ADN car il n’est plus envisageable que certains de nos concitoyens soient jetés en pâture au tribunal comme des mal propres.

3) Nos institutions aujourd’hui montrent la limite de leur fonctionnement. Il n’y a plus de collégialité au gouvernement (fondement même de l’ADN), la superposition des compétences (NC, provinces…) et leur répartition sont autant de freins à ce que la NC puisse voguer en mer calme. Sur le papier, c’était bien mais ce que les hommes en font indique qu’il faut réajuster. Un bilan de ces 27 années d’accord est plus qu’essentiel à l’aube de la sortie de l’ADN. Il nous faut repenser en partie cela en sachant faire preuve,comme nos aînés ont su le faire, d’imagination, d’ouverture vers l’autre. Car il ne faut pas l’oublier, c’est en reconnaissant la place de chacun et en le reconnaissant tel qu’il est que nous saurons trouver ensemble la voie d’un nouvel accord qui ne peut être qu’au sein de la France car elle est la seule à pouvoir garantir et préserver l’existence d’un destin commun calédonien.

Bien à tous et merci pour les questions en espérant ne pas avoir été trop longue…

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Fred Decourt 1) Message : « Cessez de voter CE / Gomes, à moins que vous ne vouliez l’indépendance.
Tant qu’à faire, cessez de voter Frogier, parce qu’avec lui aussi, vous allez y aller. »

2) Statu quo sur les transferts de compétences (Art 27 / Régaliennes). Statu quo sur les concessions.
On garde ce que l’on a. On s’assure de mieux gérer les compétences déjà transférées ou l’on passe des accords avec l’Etat pour qu’il gère celles pour lesquelles nous ne pouvons « assurer » (déjà le cas pour les experts comptables, on peut l’envisager pour le code Civil, etc….)
Bref, on pérennise l’autonomie déjà acquise, on l’optimise.
Nul besoin effectivement d’embrouiller les Calédoniens : pas de 3ème Accord, pas de Pacte, pas de Solution Éclairée, pas d’État fédéré.
POM, TOM, COM… Peu importe. Mais cessons de reporter les échéances.
La Calédonie n’est pas un laboratoire expérimental institutionnel. Les Calédoniens ne sont pas des cobayes.

Quant à l’organisation institutionnelle de la NC, pourquoi ne pas la revoir, aussi ? Le trop plein de puissance accordé aux Provinces devra être ré-équilibré. Ré-imaginer une « politique Nouvelle-Calédonie », source d’équité et d’économies.
Et tant qu’à faire, la clé de répartition devra à nouveau devenir un outil de ré-équilibrage…

3) Parce qu’on ne veut pas de ça :http://www.lnc.nc/…/article…/frogier_nickel_copie.jpg
Rejoindre les Républicains, c’est s’asseoir gentiment derrière Frogier et écouter attentivement.
Rien n’empèche l’UCF de se coordonner avec les Républicains en cas d’avis convergents suivant les situations. Inutile pour autant de fusionner ce qui revient à se noyer.

4) La démagogie de Gomes finira par lui péter à la figure. A nous d’allumer la mèche pour obtenir le meilleur timing (législatives ?)

5) Oui. Et oui. Et re oui. Quel que soit le résultat des urnes, il y aura des troubles. Parce que la surenchère des leaders indépendantistes a conditionné des générations de troupes qui sont persuadées que l’IKS sera la grande kermesse où tout ce qui appartient aux vilains « colons » leur reviendra de droit.
Qu’ils y parviennent (à l’IKS) ou pas sera source de désillusion pour ces gens là.
Faut juste en être conscient. Et ne pas plier aux menaces. Ou aux menaces de risques de troubles.

6) Au sujet des modalités de sortie des ADN :
Le référendum est constitutionnalisé, il faut y aller. Poser la bonne question (Êtes vous pour ou contre l’indépendance de la NC) et s’assurer que les conditions du vote permettent à chacun de s’exprimer en son âme et conscience, sans pressions ni menaces.
Ceux qui s’y opposent s’opposent au processus démocratique et font le jeu des indépendantistes.

7) Au sujet de la citoyenneté calédonienne :
Si la citoyenneté calédonienne devait persister après les ADN en cas de maintien de la NC dans la France, il faudra qu’elle devienne inclusive. Et non exclusive. A l’instar de la citoyenneté Européenne. Cela signifie que les métropolitains fraîchement débarqués devront pouvoir voter rapidement aux élections. Y compris les élections « locales »…

Ces paroles n’engagent que moi, ayant été nommément cité dans le statut de Losservatore Caledo.
Si elles reflètent peu ou prou les positions de mon parti, ce ne serait que pure coïncidence… émoticône sunglasses

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Tristan Derycke-Andréani Bon, puisque Losservatore m’a fait l’amabilité de citer mon nom dans son billet je me sens un peu obligé d’y aller de mon commentaire. Pour autant je ne répondrai pas directement aux questions ci-dessus formulées, car ne représentant ici que moi-même, je n’ai aucune légitimité pour le faire. Mes réflexions sont celles d’un citoyen de base, qui essaye de « s’éclairer  » comme il peut, avec sa petite lanterne à lui, en se méfiant grandement des théories, concepts, solutions et autres paradigmes prédigérés.
L’ADN, j’enfonce une porte ouverte, est un accord de décolonisation qui, a consisté en un peu moins de vingt ans à transférer la quasi totalité des compétences de la République à la Nouvelle-Calédonie. Telle est l’essence de l’ADN. L’ADN de l’ADN si on ose dire. C’est fait, on est au bout et c’est irréversible.
Tout ça pour dire, on peut s’en alarmer ou s’en réjouir, qu’on est d’ores et déjà allé extrêmement loin dans ces transferts, jusqu’à rogner sur les fondamentaux de la République sur notre Territoire. L’indépendance, on a déjà un pied dedans, voire plus. Un exemple : dans maints États, le Droit Civil fait partie intégrante des compétences régaliennes.
Et c’est bien là que se situe la grande problématique des leaders non-indépendantistes (ou prétendus tels) : leur marge de manoeuvre est minuscule, réduite désormais aux trois items de l’article 27 et aux régaliennes (et encore celle des Affaires Étrangères a d’ores et déjà été écornée). Dès lors, on est dans une affaire de communication, ni plus ni moins. Il s’agit de vendre aux Calédoniens loyalistes, plutôt qu’une solution, une appellation institutionnelle qui leur donnerait le sentiment d’être toujours au sein de la République, tout en s’assurant les bonnes grâces des indépendantistes par la promesse, plus ou moins en loucedé, dans l’arrière-boutique des tractations politiciennes, qu’à terme, finalement, ils n’y seront plus vraiment, voire, s’ils y tiennent tant que ça, plus du tout. D’ailleurs, on va commencer par l’Article 27, dont nos deux présidents, celui du Gouv et celui du Congrès ont réclamé de concert l’examen « des conditions du transfert » au premier semestre 2016. Question sans doute idiote : pourquoi examiner des conditions de transfert de compétences si on ne souhaite pas les transférer ?
À chacun son habillage : « Etat fédéré » (peu importe si la Constitution de la Vème l’interdit), « Troisième Accord » (qui porterait sur quoi au fait ? Depuis 2009, on n’arrive pas à savoir), « Pacte Cinquantenaire » (legs paternel idéologique désincarné). Quant au « référendum éclairé », idée séduisante au départ – après tout oui, pourquoi ne pas faire le listing, chacun de son côté, de ce qu’on veut pour « le jour d’après », façon commande au Père Noël -, il ne cherche qu’à détourner l’attention du chaland de la seule question qui vaille : indépendance ou pas indépendance. D’ailleurs, lorsque de ce côté-là, on admet benoîtement « qu’à 90 % », on est en accord avec les indépendantistes sur un modèle de société que l’on va « co-construire » joyeusement tous ensemble, si on se réfère au seul document existant, celui de la Constitution du Kamputchea Démocratique de Kanaky de 85, ça fait tout de même un petit peu peur. À cet égard, l’idée de « transférer » 51 % du capital de la SLN à la Nouvelle-Calédonie, tout à fait dans la ligne de « la nationalisation des moyens de production », déclinée par Karl, le mentor de monsieur Paul, dès 1848 dans son « Manifeste du Parti Communiste », ne rassurera personne.
Certes, il y a un problème, c’est le fichu point 5 de l’Accord, ses trois consultations référendaires obligatoires et son fameux « examen de la situation ainsi créée », sorte de directive anticipée du rédacteur au signifiant limpide : « Vous avez voté trois fois non à l’indépendance, et bien maintenant démerdez-vous ». Fastoche, du problème, on s’affranchira, par une nième modification de la Constitution qui a accueilli l’ADN en son sein. Ainsi la boucle sera-t-elle bouclée : après avoir shunté le référendum des Accords de Matignon, on s’affranchira de celui de l’Accord de Nouméa. La BERK (Banana Erratic Republik of Kanaky) est en marche… Winter is coming.

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SYNYHÈSE au 20/09/15

1) « contrer le rhinocéros »

Sur les réactions envisagées contre la charge de l’axe CE-Palika vers la souveraineté et le nationalisme, les réponses furent :

Gil Brial : L’exposé des « visions » et des « projets » des loyalistes « au garnd jour », « au congrès », feront « tomber les masques »

Sonia Backes : « L’union » constitue le barrage et l’arme contre « le nationalisme affiché » et « l’homme » qui l’incarne.

Virginie Barreau : Les électeurs calédoniens ont fait de CE le « parti fort », donc c’est à eux aux prochaines échéances de faire « le bilan » et de défaire les « ententes contre nature » s’ils s’en inquiètent.

Virginie Ruffenach : Un « schéma de développement à l’échelle du territoire » doit freiner le « verrouillage de « l’économie ».

Fred Decourt : Il faut « cesser de voter CE/Gomes », à moins qu’on ne « veuille l’indépendance ».

Tristan Derycke-Andréani : n’a pas répondu.

2) « solution institutionnelle de sortie : laquelle ? »

Sur la sortie de l’Accord, les réponses furent :

Gil Brial : Un référendum tel que prévu au plus tôt. Déplore que des loyalistes l’agite comme un chiffon rouge.

Sonia Backes : Une Calédonie « très autonome dans la République ». Un « corps électoral ouvert ». Des « compétences réparties différemment ». « Travailler sur ce qui sera la solution ». Référendum en 2018 car pas de majorité pour l’avancer. Éviter les 2ème et 3ème référendums. Essayer de « trouver les grandes lignes d’un accord avant le référendum » est irréaliste (« je n’y crois pas trop »). Le 3eme accord est inévitable après le 1er référendum. Pour avant, il faut chercher un accord. Mais je crains qu’il se fasse tard!

Virginie Barreau : Comme Gil Brial + Le référendum est pour l’UCF « une bonne occasion d’aller convaince ».

Virginie Ruffenach : « Citoyenneté » et « communauté de destin ». Sortir du gel du corps électoral pour les provinciales et des dispositions transitoires. Préparation de la liste électorale du référendum.

Fred Decourt : « Statu quo sur les transferts » et sur les concessions. Mieux gérer les compétences transférées ou les reconférer à l’État par « accords » en cas d’incompétence. Pas d’expériences institutionnelles « de laboratoire ». Ne pas reporter les échéances. Revoir « l’organisation institutionnelle » interne de la NC et diminuer la « puissance accordée aux provinces ».

Tristan Derycke-Andréani : La quasi totalité des compétences a été transférée et la NC est quasiment indépendante. Les questions institutionnelles ne sont donc plus qu’une « affaire de communication » consistant à vendre aux Calédoniens l’illusion d’être encore français la plus crédible. Toutes les diverses solutions proposées occultent le oui et le non à l’indépendance, la palme du masque revenant au « référendum éclairé ». Le référendum de l’Accord de Nouméa sera autant « shunté » que celui des Accords de Matignon.

3) « Union UCF et Républicains ? »

Sur un regroupement loyaliste, les réponses furent :


Gil Brial : Une union sur un projet mais pas « contre un homme ». Trop de flou sur le projet de 3ème accord du Rassemblement.

Sonia Backes : La « porte est grande ouverte ». Le regroupement est impératif et urgent. « L’équidistance » de l’UCF ne tient pas « contre la dictature ». Il faut dépasser les inimitiés personnelles. Le 3ème accord est incontournable. En asphyxiant RRB, CE veut éteindre la voix de la France.

Virginie Barreau : Les Républicains de NC ne proposent rien « de si formidable ». Ils ont manqué de courage politique, en particulier sur la TVA. Faire le bilan de l’Accord de Nouméa avant de passer à un troisième.

Virginie Ruffenach : Pas de réponse sur cette question. « Il n’y a plus de collégialité », les compétences sont anarchques. Faire un bilan des « 27 années d’accord ».

Fred Decourt : Refus de « s’asseoir gentiment derrière Frogier ». « Se coordonner avec les Républicains » en cas d’avis convergents suivant les situations.

Tristan Derycke-Andréani : Pas de réponse.

4) « Quid du social et des classes moyennes ? »

Sur le social et « les petits calédoniens », les réponses furent :

Gil Brial : Rien n’a changé sur la vie chère. Il faut s’occuper « du quotidien des Calédoniens ».

Sonia Backes : À propos du social, on va pouvoir « juger sur pièce » CE qui a tous les pouvoirs. Aucune contrepartie sociale contre une avalanche de taxes. Germain et sa FINC refusent la TVA pour mieux taxer l’importation.

Virginie Barreau : Conserver « l’esprit de pionnier, d’entrepreneurs et en évitant les dépenses publiques abusives. »

Virginie Ruffenach : pas de réponse

Fred Decourt : « La démagogie de Gomes finira pas lui péter à la figure. »

Tristan Derycke-Andréani : pas de réponse

5) « recours à la force »

Sur les menaces de recours à la force de l’axe indépendantiste, les réponses furent :

Gil Brial : « Il faut arrêter de prédire des émeutes ». Le conflit des rouleurs dépassait l’opposition loyalistes/indépendantistes. Pour le référendum, ce ne sont « pas les indépendantistes qui agitent le chiffon rouge. » Il faut travailler dans « le calme et la sérénité. »

Sonia Backes : CE cautionne les blocages des mines par le Palika et ne respecte pas « le contrôle de légalité assumé par le Haut Commissaire ». « La dérive est inquiétante. »

Virginie Barreau : « Convaincre chaque commune, chaque village, chaque tribu. »

Virginie Ruffenach : pas de réponse.

Fred Decourt : « Quel que soit le résultat des urnes, il y aura des troubles. » Les surenchères des leaders indépendantistes exacerbent un esprit et une attente de revanche.

Tristan Derycke-Andréani : « La BERK (Banana Erratic Republik of Kanaky) est en marche… Winter is coming. »

WINTER IS COMING (FORMULES POLYMÉTALLIQUES 4)

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Yves Dassonville dit « Nous ne posons pas d’emblée la question de l’indépendance ou du maintien dans la France. » Ben ouais, c’est un détail, une paille, on s’en fout.

Il ajoute « Non. Nous posons la question de la compétence et de la meilleure façon de l’exercer dans l’intérêt de la Calédonie. » Exercer les compétences dans l’indépendance c’est meilleur, donc l’indépendance c’est meilleur. Plus faux-cul tu meurs.

François Garde nous sort : « MÊME SI la Nouvelle-Calédonie ne devenait pas indépendante… » Oui soyons fous François, imaginons une seconde cette absurde folie que la Nouvelle-Calédonie ne devienne pas indépendante !!! Une seconde seulement hein !

Garde et Dassonville et les autres duettistes qui viennent de Paris nous régler notre compte, nous refiler les dernières compétences pour solde de tout compte et nous larguer, comme Chrisnacht l’avait imprudemment confié à Jean-Jean Brot, ils pourraient pas nous laisser la recette de leur cuisine de largage du pays, histoire d’éclairer leur solution finale et qu’on voie un peu notre mort en face ? Non ? Même ça, ça nous regarde pas ?

La libre culture, elle fout le camp. La libre entreprise, elle fout le camp. La liberté de pensée, elle fout le camp. La liberté d’importer, elle fout le camp. La liberté de circuler, elle fout le camp. La liberté de voyager, elle fout le camp. La liberté de bonne conscience et de refuser la repentance, elle fout le camp. La liberté de laïcité et de pas faire la coutume, elle fout le camp.

Vous préférez perdre votre pouvoir d’achat ou votre pouvoir de décider ? Cornélien hein ! Rassurez-vous, en Kanaky vous perdrez les deux.

La Nouvelle-Calédonie va mal, son cancer empire, il la ronge, il gagne ses parties vitales, il s’appelle indépendance.

Cambadélis parle du peuple de gauche. Gomes parle du peuple de Calédonie. Le jour d’après Kanaky, qui parlera du peuple migrateur ?