FUIR UN ENFER QUE L’OCCIDENT A PAVÉ

4740279_6_cc5b_une-famille-de-migrants-se-faufile-sous-la_b9900d8b0b46a9f708233b109ede5eae

« Traiter » cette immense et tragique vague migratoire qui fuit l’enfer que sont devenus le Proche et le Moyen-Orient, certes, mais qui a créé cet enfer ?

Ce sont les stupides guerres d’Irak des alliés occidentaux démolissant à jamais la stabilité du pays.
Ce sont les printemps arabes et l’effondrement des régimes forts avec l’aide de l’Occident comme en Libye.
C’est le soutien de l’Occident à l’opposition syrienne gangrenée par le djihadisme.
C’est la cécité volontaire, la tolérance et même la bienveillance de l’Occident quant à l’islamisme et à toutes les formes d’Islam pondues, installées et couvées en son sein.
C’est la passivité et l’impuissance de l’Occident quant aux diverses formes du fondamentalisme sorties de l’œuf, Daech, Boko Haram, al-Qaïda, Aqmi, Ansar Dine…

Voilà les vraies causes de cet enfer et de cette folle fuite bien réelle et encore plus scandaleuse et irrésistible que l’exode fictif et l’invasion massive décrits par Raspail dans son scandaleux Camp des Saints de 1972.
Voilà les vrais responsables de cet enfer qui n’est vraiment pas né par génération spontanée.

NOUVELLE-CALÉDONIE, SEPTEMBRE 2015 : LES FORCES EN PRÉSENCE

Image14092011I

À ma gauche, rayures kanaky et couleurs drapeau commun, Néaoutyine et le PALIKA-UNI, l’UPM, l’Union Calédonienne du Nord dite UC Paici-Camuki de Goa et Naouna, Gomes et Calédonie Ensemble, la Province Nord, Dang et la SMSP, les petits et moyens patrons de la FINC et de la CGPME, une partie minoritaire de la CCI, l’USOENC, la gauche de métropole, le PS, le gouvernement central, Christnacht, un projet économique et social globalement dirigiste et collectiviste.

À ma droite, couleurs République, Frogier et Les Républicains, une partie de l’UCF, des personnalités isolées et des restes de partis tels Loueckhote, Backes, Harold Martin, Leroux, Isabelle Lafleur, le MEDEF, une partie majoritaire de la CCI, la SLN, les mineurs et les rouleurs, l’Union Calédonienne du Sud de Wamytan, Régnier et Tyuiénon dite UC-FLNKS et Nationalistes, l’USTKE, Le Parti Travailliste de Uregei, la droite et Les Républicains de métropole, un projet économique et social globalement libéral.

Deux camps, c’est tout, rien d’autre, rien d’autre qui compte et qui pèse.
Un camp clairement, évidemment et autoritairement drivé par Philippe Gomes et dans une moindre mesure par Paul Néaoutyine.
L’autre camp étant en mal de leadership, de direction ferme et de meneur charismatique.

Puisqu’on nous répète que la Calédonie est un « pays à construire » on pourrait attendre des projets novateurs, des utopie créatrices, des révolutions généreuses, des rêves de république idéale, comme en ont rêvé les philosophes des Lumières au XVIIème siècle et Saint-Simon au XIXème siècle.

Mais non, peu ou pas de valeurs, d’idéal et de convictions dans aucun de ces deux camps où les acteurs sont tous assez vieux pour avoir trempé les mains dans le sang du terrorisme ou les doigts dans les pots de confiture du lafleurisme, ce qui n’est pas très propice aux rêves désintéressés de société parfaite.

Juste un combat de boxe sans merci pour le pouvoir, où tous les coups sont permis, y compris le très mauvais coup, le pire, de larguer la France, son drapeau et ses règles au besoin.

Alors ? Détourner le visage ? Faire des réussites à la maison ? Aller à la pêche à la mouche ? S’en laver les mains ? Vomir ? Pas forcément… Peut-être regarder et chercher des deux camps « le moins pire », celui qui, sans être digne de respect, verrouillera cependant le moins l’avenir, laissera « du jeu », musellera le moins l’expression, tyrannisera le moins le pays. Celui dont le leader aura le moins de dispositions despotiques et fascisantes.

Celui dont on peut dire quand même, même avec une moue, bah… à tout prendre…